Georges Folgoas: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Georges Folgoas en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
42
œuvres recensées
40 films · 2 séries
- Première année recensée
- 1963
- Dernière année recensée
- 2008
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Georges Folgoas naît le 27 juillet 1927 à Asnières-sur-Seine, dans le département des Hauts-de-Seine, où il grandit avant de s’orienter vers une carrière dans l’audiovisuel alors en pleine structuration en France (Source : IMDb, 2008). Dès les années 1950, il rejoint la Radiodiffusion-Télévision Française (RTF) et se voit confier des réalisations de programmes religieux et culturels, dans un contexte d’expérimentations techniques et éditoriales autour du direct télévisé (Source : Wikipédia, 2006). En 1958, il assure la réalisation de la première retransmission au monde d’une messe à la télévision, celle célébrée au Mont-Saint-Michel, événement qui l’installe durablement dans le paysage des réalisateurs de la jeune télévision française (Source : Wikipédia, 2006). Dans le sillage de cette expérience, les retransmissions de messes deviennent hebdomadaires, répétées le samedi et filmées le dimanche, ce qui contribue à renforcer sa maîtrise du direct multicaméras et des contraintes de captation en situation réelle (Source : Wikipédia, 2006). Cette première période de sa carrière se caractérise par un travail régulier sur des émissions de services religieux et de reportages, où se dessine déjà une familiarité avec les dispositifs scéniques et la captation de spectacles vivants (Source : Wikipédia, 2006).
Développement au sein de la télévision publique
Au début des années 1960, Georges Folgoas étend son champ d’intervention à une grande variété de programmes, en particulier des émissions de variétés, des fictions et des retransmissions de spectacles, dans le cadre de la télévision publique française (Source : Wikipédia, 2006). Il filme notamment le cirque Pinder, alors propriété du comédien Jean Richard, s’attachant à capter la dimension spectaculaire du cirque et le rapport au public, dans une logique de mise en scène adaptée au plateau télévisé (Source : Wikipédia, 2006). Parallèlement, il réalise des émissions de variétés présentant de nombreux chanteurs, ainsi que des reportages en collaboration avec le journaliste Michel Péricard, ce qui lui permet de naviguer entre formats de divertissement et dispositifs plus proches du magazine d’actualité culturelle (Source : Wikipédia, 2006). Il consacre également un reportage en direct au peintre Bernard Buffet, témoignant d’un intérêt pour le portrait d’artiste au long cours et pour la présentation de la création picturale à un public large (Source : Wikipédia, 2006). Durant cette même période, ses collaborations avec différents producteurs et responsables de programmes le placent au cœur des enjeux de grille de la télévision généraliste française des années 1960 (Source : Wikipédia, 2006).
Émissions religieuses, variétés et programmes spéciaux
Une étape significative de sa carrière intervient lorsque Jean d’Arcy, directeur des programmes de la télévision française, lui confie la réalisation de la Messe de minuit en Eurovision, présentée par Claude Darget, émission perçue comme délicate en raison de ses contraintes techniques et symboliques (Source : Wikipédia, 2006). Le succès de cette retransmission, qui réunit un large public, vaut à Georges Folgoas des félicitations de Jean d’Arcy et demeure présenté comme un moment clé de son parcours télévisuel (Source : Wikipédia, 2006). Au fil des années 1960, il multiplie les captations d’émissions religieuses et de variétés, parmi lesquelles « Le Jour du Seigneur », « Messe de Minuit Vézelay » ou encore des soirées spéciales comme « Nuit du jouet », qui mêlent dimension événementielle et dispositifs de plateau (Source : Wikipédia, 2006). Il conçoit ou réalise également des émissions de variétés telles que « Avis aux amateurs », « Carte blanche à… » ou « Ah les femmes / numéro 2 », qui s’inscrivent dans la tradition des shows de divertissement de l’époque (Source : Wikipédia, 2006). En parallèle, il prend part à des programmes spéciaux comme « Kermesse aux étoiles », filmée dans les jardins des Tuileries, où il cadre la participation de comédiens et de personnalités du spectacle venus à la rencontre du public (Source : Wikipédia, 2006).
La grande farandole, Sacha show et les séries de divertissement
À partir de 1961, Georges Folgoas s’impose comme réalisateur de séries de divertissement, à commencer par « La grande farandole », programme de variétés pour la télévision française qu’il met en scène sur plusieurs années (Source : IMDb, 2008; Wikipédia, 2006). Il travaille ensuite sur « Sacha show », émission de variétés associée à l’animateur Sacha Distel, dont il assure la réalisation sur une série d’épisodes durant la deuxième moitié des années 1960, contribuant à la mise en forme télévisuelle de la chanson et du music-hall (Source : IMDb, 2008; Wikipédia, 2006). Durant cette même période, il réalise également « Les Grands Enfants », autre série télévisée de divertissement qui s’inscrit dans le paysage des programmes populaires de l’ORTF (Source : IMDb, 2008). Ces réalisations l’amènent à travailler avec des artistes issus de la chanson, du cabaret et du music-hall, ainsi qu’avec des producteurs et chefs d’orchestre associés à la variété télévisée (Source : Wikipédia, 2006). Elles contribuent à ancrer son nom dans la production de shows de variétés, un segment central de l’offre de la télévision française des années 1960 et 1970 (Source : IMDb, 2008; Wikipédia, 2006).
« Au théâtre ce soir » et captation du spectacle vivant
Georges Folgoas joue un rôle important dans l’histoire de la captation du théâtre à la télévision en réalisant de nombreux épisodes de l’émission « Au théâtre ce soir », lancée en 1966 et consacrée à la diffusion de pièces devant public (Source : IMDb, 2008; Wikipédia, 2006). La série, diffusée sur plusieurs décennies, repose sur la captation de représentations dans des théâtres parisiens, avec un dispositif qui cherche à conserver la dynamique scénique tout en respectant les contraintes du cadre télévisuel (Source : Wikipédia, 2006). Folgoas en réalise un nombre important d’épisodes, ce qui l’amène à travailler sur des textes de dramaturges français et étrangers, adaptés au format télévisé (Source : IMDb, 2008). Cette activité l’inscrit dans un réseau de collaborations avec des comédiens de théâtre, des metteurs en scène et des directeurs de salles, dans un moment où la télévision devient un vecteur majeur de diffusion du répertoire comique et de boulevard (Source : Wikipédia, 2006). En parallèle, il participe à d’autres captations de spectacles, notamment pour des retransmissions liées au Théâtre Antoine ou à des soirées spéciales, prolongeant son travail sur la traduction audiovisuelle du spectacle vivant (Source : Wikipédia, 2006).
Téléfilms, captations de pièces et adaptations
À partir des années 1970 et plus encore dans les années 1980 et 1990, Georges Folgoas développe une activité soutenue de réalisateur de téléfilms et de captations d’adaptations théâtrales pour la télévision française (Source : IMDb, 2008; AlloCiné, 2023). Il signe notamment la réalisation de téléfilms comme « Les temps difficiles » (1985), « Harold et Maude » (1987), « Bisous, Bisous » (1990), « Pyjama pour six » (1990), « Reviens dormir à l’Élysée » (1990) ou « Le diamant rose » (1991), qui prolongent la tradition des pièces de boulevard et des comédies adaptées au petit écran (Source : IMDb, 2008). Dans la première moitié des années 1990, il met en scène plusieurs téléfilms inspirés du théâtre de vaudeville et du boulevard, dont « Oui patron ! » (1991), « La bonne Anna » (1992), « Darling chérie » (1992), « Sexe et jalousie » (1993), « Topaze » (1994) ou une version de « Boeing Boeing » éditée en vidéo en 1994 (Source : IMDb, 2008; AlloCiné, 2023). Il réalise également « On dînera au lit », associé à cette même veine comique, dans un contexte où les chaînes recourent largement aux captations de pièces à succès pour nourrir leur offre de fiction (Source : AlloCiné, 2023). Ces programmes confirment sa spécialisation dans la transposition télévisuelle de textes de théâtre et de comédies de boulevard, souvent tournés en conditions proches du spectacle vivant (Source : IMDb, 2008; AlloCiné, 2023).
Variétés télévisées, documentaires et collaborations artistiques
En parallèle de ses activités de captation théâtrale, Georges Folgoas continue de travailler sur des émissions de variétés, des documentaires et des soirées spéciales pour plusieurs chaînes françaises (Source : Wikipédia, 2006). Au milieu des années 1980, il réalise ainsi « Temps libre », documentaire-variétés pour TF1, la soirée de Noël « Noël au cœur », ainsi que l’émission de variétés « Signes Particuliers » et le programme « Les fonceurs » pour FR3, témoignant d’une circulation entre chaînes publiques et privées (Source : Wikipédia, 2006). Il participe également à des émissions comme « Lily et Lily » et à des retransmissions de spectacles au Théâtre Antoine pour Antenne 2, confirmant son positionnement à la croisée du divertissement et du spectacle vivant (Source : Wikipédia, 2006). Son nom apparaît en outre au générique de programmes liés à des artistes populaires, tels que « Show Sylvie Vartan » ou « Show Jacques Chazot », ainsi que des émissions de variétés comme « Show Maxim’s », où il met en image des performances de chanteurs et de comédiens (Source : Wikipédia, 2006). Dans les années 1990, il réalise également un programme vidéo consacré à Serge Gainsbourg, « De Serge Gainsbourg à Gainsbarre de 1958–1991 », pour lequel il signe la réalisation de plusieurs segments, prolongeant ainsi ses collaborations avec le monde de la chanson et du spectacle musical (Source : IMDb, 2008).
Initiatives locales et fin de carrière
À Boulogne-Billancourt, le maire Georges Gorse, ancien ministre de l’Information, propose à Georges Folgoas de prendre la direction d’une télévision locale que la municipalité souhaite créer, marquant une évolution de son activité vers la conception de structures audiovisuelles (Source : Wikipédia, 2006). Il met alors en place une régie, une salle de montage, réunit une équipe comprenant une présentatrice, un assistant et deux journalistes, parmi lesquels figure le futur réalisateur Philippe Harel, et lance une chaîne dédiée à l’information locale (Source : Wikipédia, 2006). Cette expérience de télévision de proximité illustre une diversification de son parcours, au-delà de la seule réalisation, vers la direction opérationnelle d’un média audiovisuel à l’échelle municipale (Source : Wikipédia, 2006). La chaîne cesse toutefois d’émettre lorsque Georges Gorse quitte la mairie, ce qui met un terme à cette aventure locale et ramène Folgoas à ses autres activités de réalisateur de télévision (Source : Wikipédia, 2006). Georges Folgoas meurt le 3 juillet 2008 à Saint-Lubin-de-la-Haye, dans le département d’Eure-et-Loir, au terme d’une carrière marquée par une forte présence dans la réalisation de programmes de variétés, de captations théâtrales et de téléfilms pour la télévision française (Source : IMDb, 2008; Avis-de-deces.com, 2015).
Films et séries réalisés par Georges Folgoas
Découvrez ses principales réalisations au cinéma et à la télévision.
Filmographie détaillée
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