André Delvaux: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de André Delvaux en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
22
œuvres recensées
20 films · 2 séries
- Première année recensée
- 1960
- Dernière année recensée
- 1995
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
André Albert Auguste Delvaux, baron Delvaux, naquit le 21 mars 1926 à Heverlee et reçut le décès le 4 octobre 2002 à Valence, en Espagne; il est reconnu comme l’un des grands noms du cinéma belge moderne.
Avant d’œuvrer devant la caméra, il obtint des diplômes en philologie germanique et en droit à l’Université libre de Bruxelles. Amoureux de la Cinémathèque royale de Belgique, il accompagnait des projections de films muets au piano, entre 1952 et 1958, lors de séances organisées à L’Écran du séminaire des arts, ancêtre du musée du cinéma de Bruxelles. Par la suite, il enseigna la langue et la littérature néerlandaises à l’Athénée Fernand Blum de Schaerbeek, où il lança une classe dédiée au cinéma. Entre-temps, il réalisa plusieurs courts métrages documentaires pour la télévision belge (1956-1962), notamment sur Jean Rouch et Federico Fellini. Son passage à la fiction débute avec Le Temps des écoliers en 1962, année où il participe à la fondation de l’INSAS.
Delvaux est fréquemment présenté comme le symbole du renouveau du cinéma belge : même si une filière existait auparavant, son premier long métrage, L’Homme au crâne rasé (1966), a profondément fait entrer la cinématographie belge dans une étape de modernité.
Il décède des suites d’une crise cardiaque en 2002 en Espagne, lors de la seconde édition de la Rencontre mondiale des arts à Valence.
Selon le réalisateur Jaco Van Dormael, auteur de Toto le héros, Delvaux « a ouvert la porte du cinéma belge par laquelle nous sommes tous entrés ».
Ses œuvres s’appuient majoritairement sur des adaptations littéraires (Johan Daisne, Julien Gracq, Marguerite Yourcenar, Suzanne Lilar…) et s’inscrivent dans un cadre résolument belge, puisque Delvaux tourne aussi bien en français qu’en néerlandais. Son style se démarque par une approche inclassable et ambitieuse, marquée par l’onirisme et le mystère. L’Homme au crâne rasé laisse voir une empreinte surréaliste, tandis que Un soir, un train, avec Yves Montand et Anouk Aimée, s’inscrit dans un cycle dit de « réalisme magique ». Le réalisateur a expliqué que ce réalisme magique demeure avant tout un jeu esthétique, spirituel et philosophique, propice à des questionnements métaphysiques et ontologiques. Néanmoins, ses films restent ancrés dans une réalité quotidienne perçue comme mystérieuse et irrationnelle, la frontière entre réel et imaginaire s’effaçant autour des thèmes de la mort et du désir. L’atmosphère étrange naît autant du récit que des paysages. Rendez-vous à Bray se distingue par une tonalité plus intime et lui valut le Prix Louis-Delluc en 1971; Benvenuta, porté par Fanny Ardant et Vittorio Gassman, raconte l’histoire d’un jeune scenariste en quête d’une romancière qui vit chaque amour comme une expérience mystique.
Films et séries réalisés par André Delvaux
Découvrez ses principales réalisations au cinéma et à la télévision.
Galerie photos de André Delvaux
1 photo affichée.
Filmographie détaillée
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Inconnu
1966
director
1962
director
1960
1960
Inconnu
1960
Personnalités en relation
Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.

































