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Michel Soutter - Photo
Connu pour
Réalisation
Sexe
Homme
Crédits connus
34
Né
02/06/1932
Lieu de naissance
Genève, Switzerland
Décédé
10/09/1991 (59 ans)

Michel Soutter: biographie, films et séries, crédits

Repères de carrière

La carrière de Michel Soutter en bref*

D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.

21

œuvres recensées

21 films · 0 séries

Première année recensée
1965
Dernière année recensée
1991

Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.

Biographie

Michel Gabriel Soutter naît le 2 juin 1932 à Genève, où il passera l’essentiel de sa trajectoire professionnelle de cinéaste et d’homme de théâtre (Source : Wikipédia, 2006 ; Dictionnaire historique de la Suisse, 2013). D’abord actif comme auteur-compositeur-interprète dans les cabarets-caves de Genève et de Paris, il s’inscrit dans un contexte artistique marqué par la chanson et la scène intimiste, qui précède son entrée dans le champ audiovisuel (Source : Wikipédia, 2006 ; Swiss Films, s.d.). En 1961, il rejoint la Télévision suisse romande comme assistant-réalisateur, notamment auprès de Jean-Jacques Lagrange et Claude Goretta, avant d’y être nommé réalisateur en 1964 (Source : Dictionnaire historique de la Suisse, 2013). Parallèlement, sa rencontre déterminante avec Alain Tanner au tournant des années 1960 l’oriente vers le cinéma et prépare la constitution d’un noyau de cinéastes romands qui vont renouveler la production helvétique (Source : Dictionnaire historique de la Suisse, 2013). Il est ensuite identifié comme l’un des précurseurs du « nouveau cinéma suisse » aux côtés de Tanner et Goretta, puis comme membre central du « Groupe 5 », collectif fondé en 1968 avec Jean-Louis Roy et Jean-Jacques Lagrange (Source : Wikipédia, 2006 ; Dictionnaire historique de la Suisse, 2013).

Travail à la télévision et réalisations pour l’audiovisuel

Au sein de la Télévision suisse romande, Michel Soutter réalise un grand nombre d’émissions, de dramatiques et de portraits d’écrivains et de créateurs, s’inscrivant dans un mouvement de développement de la production culturelle télévisuelle en Suisse romande (Source : Wikipédia, 2006 ; Dictionnaire historique de la Suisse, 2013). Il collabore à des programmes comme « Continents sans visa », « La Voix au chapitre » ou « Tell Quel », qui proposent reportages, entretiens et créations originales, témoignant de son inscription dans un paysage audiovisuel en transformation dans les années 1960 et 1970 (Source : Dictionnaire historique de la Suisse, 2013). Il signe plusieurs portraits d’auteurs, notamment ceux consacrés à Gustave Roud, René Char ou Albert Cohen, qui mettent en avant une approche attentive aux figures littéraires et à la parole d’écrivain (Source : Dictionnaire historique de la Suisse, 2013). Il réalise aussi des dramatiques télévisées, dont une adaptation d’« Ubu roi » d’Alfred Jarry en 1976, ainsi que la série « Condorcet » en 1989, écrite par Élisabeth Badinter et Pierre Barillet, qui inscrit son travail dans une veine historique et politique (Source : Dictionnaire historique de la Suisse, 2013 ; IMDb, 2025). En parallèle de ces projets, il continue à développer un cinéma d’auteur, articulant télévision, œuvres de fiction et engagements artistiques multiples (Source : Dictionnaire historique de la Suisse, 2013 ; Wikipedia, 2024).

Premiers longs métrages et affirmation d’un style

Michel Soutter se lance au milieu des années 1960 dans la réalisation de longs métrages de fiction, après un premier moyen métrage, « Mick et Arthur » en 1965, qui marque son passage du cadre strictement télévisuel au champ cinématographique (Source : Wikipédia, 2006 ; AlloCiné, 2023). Son premier long métrage, « La Lune avec les dents » (1966), tourné en noir et blanc, est présenté au Festival de Locarno en 1967, où il suscite des réactions contrastées et attire l’attention sur une approche formelle singulière (Source : Dictionnaire historique de la Suisse, 2013 ; Perpinianum, s.d.). Il enchaîne avec « Haschich » en 1968 puis « La Pomme » en 1969, consolidant une filmographie qui s’inscrit dans le renouveau du cinéma suisse et explore les rapports entre intimité, errance et observation du quotidien (Source : Wikipédia, 2006 ; Perpinianum, s.d.). En 1970, il réalise « James ou pas », qui prolonge ce travail sur les personnages en décalage, dans une esthétique marquée par l’économie de moyens et une écriture attentive aux situations ordinaires (Source : Wikipédia, 2006 ; Swiss Films, s.d.). Ces premiers films, régulièrement cités comme jalons du nouveau cinéma suisse, contribuent à installer son nom dans les festivals et les réseaux internationaux spécialisés (Source : Dictionnaire historique de la Suisse, 2013 ; SRF Kultur, 2013).

Les années 1970 : consolidation au cinéma et tournant des Arpenteurs

Au début des années 1970, Michel Soutter signe avec « Les Arpenteurs » (1972) l’un de ses films les plus visibles sur la scène internationale, dans un contexte où le cinéma suisse romand commence à s’exporter plus largement (Source : Wikipédia, 2006 ; Dictionnaire historique de la Suisse, 2013). Le film est sélectionné au Festival de Cannes, où il figure en compétition officielle, et reçoit par ailleurs le Grand Prix du Festival de Dinard, renforçant la reconnaissance de son auteur auprès des programmateurs et des critiques (Source : Dictionnaire historique de la Suisse, 2013 ; SRF Kultur, 2013). Cette même période voit la sortie de « Les Nénuphars », œuvre d’abord conçue pour la télévision, et de « Ce Schubert qui décoiffe », qui s’inscrivent dans une continuité entre l’écriture dramatique et la mise en scène télévisuelle (Source : Wikipédia, 2006 ; Dictionnaire historique de la Suisse, 2013). En 1974, il réalise « L’Escapade », son premier film tourné en 35 mm couleur, qui marque une évolution technique et esthétique dans son travail (Source : Dictionnaire historique de la Suisse, 2013 ; AlloCiné, 2023). Quelques années plus tard, en 1977, il signe « Repérages », prolongeant sa présence dans la production de longs métrages tout en poursuivant en parallèle ses activités de réalisateur pour la télévision (Source : Wikipédia, 2006 ; IMDb, 2025).

Filmographie marquante et activités de scénariste et producteur

La filmographie de Michel Soutter au cinéma s’étend de la moitié des années 1960 au milieu des années 1980, avec une dizaine de longs métrages de fiction et plusieurs œuvres télévisuelles associées (Source : Wikipédia, 2006 ; IMDb, 2025). Parmi ses longs métrages les plus souvent mentionnés figurent « La Lune avec les dents » (1966), « Haschich » (1968), « La Pomme » (1969), « James ou pas » (1970), « Les Arpenteurs » (1972), « L’Escapade » (1974), « Repérages » (1977), « L’Amour des femmes » (1981), « Adam et Ève » (1983) et « Signé Renart » (1985) (Source : Wikipédia, 2006 ; AlloCiné, 2023 ; IMDb, 2025). Il participe aussi à l’œuvre collective « Le Film du cinéma suisse » en 1991, pour laquelle il réalise le segment « Marlène contre la Suisse », inscrit dans un ensemble de portraits et de réflexions sur l’histoire du cinéma national (Source : Wikipédia, 2006 ; IMDb, 2025). Soutter intervient fréquemment comme scénariste de ses propres films, notamment sur « La Lune avec les dents », « Haschich », « L’Escapade », « Repérages », « Signé Renart » et « L’Amour des femmes », assurant une continuité d’écriture entre le scénario et la mise en scène (Source : AlloCiné, 2023 ; IMDb, 2025). Il est également crédité à la production de certains de ses longs métrages, dont « La Lune avec les dents », « Haschich », « James ou pas », « Les Arpenteurs » et « Signé Renart », ce qui témoigne d’un engagement direct dans la fabrication et la gestion de ses projets (Source : IMDb, 2025).

  • 1965 : « Mick et Arthur » – moyen métrage, réalisation (Source : Wikipédia, 2006 ; AlloCiné, 2023)
  • 1966 : « La Lune avec les dents » – long métrage, réalisation, scénario, production (Source : Wikipédia, 2006 ; IMDb, 2025)
  • 1968 : « Haschich » – long métrage, réalisation, scénario, production (Source : Wikipédia, 2006 ; AlloCiné, 2023 ; IMDb, 2025)
  • 1969 : « La Pomme » – long métrage, réalisation, scénario (Source : Wikipédia, 2006 ; AlloCiné, 2023)
  • 1970 : « James ou pas » – long métrage, réalisation, production (Source : Wikipédia, 2006 ; IMDb, 2025)
  • 1972 : « Les Arpenteurs » – long métrage, réalisation, production (Source : Wikipédia, 2006 ; IMDb, 2025)
  • 1974 : « L’Escapade » – long métrage, réalisation, scénario (Source : Dictionnaire historique de la Suisse, 2013 ; AlloCiné, 2023)
  • 1977 : « Repérages » – long métrage, réalisation, scénario (Source : Wikipédia, 2006 ; AlloCiné, 2023)
  • 1981 : « L’Amour des femmes » – long métrage, réalisation, scénario (Source : Wikipédia, 2006 ; AlloCiné, 2023)
  • 1983 : « Adam et Ève » – long métrage, réalisation (Source : Wikipédia, 2006 ; AlloCiné, 2023)
  • 1985 : « Signé Renart » – long métrage, réalisation, scénario, production (Source : Dictionnaire historique de la Suisse, 2013 ; IMDb, 2025)
  • 1991 : « Le Film du cinéma suisse » – film collectif, segment « Marlène contre la Suisse », réalisation (Source : Wikipédia, 2006 ; IMDb, 2025)

Théâtre, écriture dramatique et collaborations artistiques

En dehors du cinéma et de la télévision, Michel Soutter développe une activité soutenue de metteur en scène de théâtre, travaillant pour plusieurs institutions suisses de premier plan (Source : Dictionnaire historique de la Suisse, 2013). Il met en scène des spectacles au Théâtre de Carouge, au Centre dramatique de Lausanne, au Grand Théâtre de Genève et à la Comédie de Genève, ce qui témoigne d’une inscription durable dans le paysage théâtral romand (Source : Dictionnaire historique de la Suisse, 2013). Il écrit également pour la scène, avec des pièces comme « À propos d’Elvire », « Les Nénuphars » ou « Ce Schubert qui décoiffe », qui prolongent, dans un autre médium, sa réflexion sur les personnages, les situations et la musicalité du dialogue (Source : Dictionnaire historique de la Suisse, 2013). Il publie un recueil de poèmes intitulé « Pays d’enfance », confirmant son intérêt pour l’écriture littéraire et la dimension textuelle de son travail artistique (Source : Dictionnaire historique de la Suisse, 2013). L’ensemble de ces activités – mise en scène, écriture dramatique, poésie – se déploie en parallèle de sa carrière de cinéaste, en lien avec un réseau de collaborateurs issus du théâtre, de la littérature et de l’audiovisuel en Suisse romande (Source : Dictionnaire historique de la Suisse, 2013 ; Swiss Films, s.d.).

Festivals, distinctions et place dans le paysage cinématographique

Les films de Michel Soutter circulent régulièrement dans les festivals internationaux, où ils contribuent à la visibilité du cinéma suisse à partir de la fin des années 1960 (Source : Dictionnaire historique de la Suisse, 2013 ; AlloCiné, 2023). « La Lune avec les dents » est présenté au Festival de Locarno en 1967, où il est remarqué pour son ton et sa forme, même s’il suscite des réactions contrastées (Source : Dictionnaire historique de la Suisse, 2013). « James ou pas » est sélectionné en compétition à Cannes en 1970, inscrivant directement Soutter dans un espace de reconnaissance internationale (Source : Wikipédia, 2006 ; AlloCiné, 2023). Deux ans plus tard, « Les Arpenteurs » figure à son tour en compétition officielle au Festival de Cannes en 1972 et obtient le Grand Prix du Festival de Dinard la même année, confirmant la place centrale de ce film dans sa carrière (Source : Dictionnaire historique de la Suisse, 2013 ; SRF Kultur, 2013). « Signé Renart », présenté à la Mostra de Venise en 1985, témoigne enfin de la continuité de sa présence dans les grandes manifestations européennes jusqu’au milieu des années 1980 (Source : Dictionnaire historique de la Suisse, 2013). En 1974, il siège comme membre du jury du Festival de Cannes, signe de la considération institutionnelle dont il bénéficie dans le milieu cinématographique international (Source : Wikipédia, 2006 ; AlloCiné, 2023).

  • 1967 : « La Lune avec les dents » – sélection au Festival de Locarno (Source : Dictionnaire historique de la Suisse, 2013)
  • 1970 : « James ou pas » – sélection en compétition au Festival de Cannes (Source : Wikipédia, 2006 ; AlloCiné, 2023)
  • 1972 : « Les Arpenteurs » – compétition au Festival de Cannes, Grand Prix du Festival de Dinard (Source : Dictionnaire historique de la Suisse, 2013 ; SRF Kultur, 2013)
  • 1974 : membre du jury du Festival de Cannes (Source : Wikipédia, 2006)
  • 1985 : « Signé Renart » – sélection à la Mostra de Venise (Source : Dictionnaire historique de la Suisse, 2013)

Dernières années, archives et postérité artistique

Michel Soutter poursuit son activité de cinéaste et de réalisateur jusqu’au tournant des années 1990, période durant laquelle il prend part au film collectif « Le Film du cinéma suisse », réalisé en 1991 à partir de plusieurs segments confiés à différents auteurs (Source : Wikipédia, 2006 ; IMDb, 2025). Il meurt le 10 septembre 1991 à Genève, à l’âge de 59 ans, mettant un terme à une carrière qui a accompagné l’émergence et la consolidation du nouveau cinéma suisse romand (Source : Wikipédia, 2006 ; IMDb, 2025). En 2005, ses archives sont déposées à la Cinémathèque suisse, ce qui permet la conservation et la mise à disposition de ses scénarios, de ses documents de travail et de ses éléments de production auprès des chercheurs, programmateurs et institutions culturelles (Source : Wikipédia, 2006 ; Swiss Films, s.d.). Son œuvre – composée de dix longs métrages de fiction, de nombreuses réalisations télévisées, de mises en scène au théâtre et de textes littéraires – continue d’être régulièrement revisitée dans des rétrospectives, publications et cycles consacrés au cinéma suisse (Source : Wikipédia, 2006 ; SRF Kultur, 2013). Elle est souvent replacée aux côtés de celles d’Alain Tanner et de Claude Goretta, dans l’histoire d’un mouvement qui a redéfini les contours du cinéma helvétique à partir des années 1960 (Source : Wikipédia, 2006 ; Dictionnaire historique de la Suisse, 2013).

Films et séries réalisés par Michel Soutter

Découvrez ses principales réalisations au cinéma et à la télévision.

Repérages (1977) - Affiche
6.1 / 10
Repérages
director
Les Arpenteurs (1972) - Affiche
5.6 / 10
Les Arpenteurs
director
Signé Renart (1986) - Affiche
6.1 / 10
Signé Renart
director
L'Escapade (1974) - Affiche
4.4 / 10
L'Escapade
director
La Pomme (1969) - Affiche
6 / 10
La Pomme
director
La lune avec les dents (1967) - Affiche
7.8 / 10
La lune avec les dents
director

Galerie photos de Michel Soutter

1 photo affichée.

Filmographie détaillée

Ouvrez une catégorie pour consulter les films, séries, rôles et épisodes crédités. Les listes longues se chargent progressivement.

Signé Renart (1986) - Affiche
1986
Rouge Capucine (1984) - Affiche
1984
Adam et Ève (1983) - Affiche
director
1983
L'amour des femmes (1982) - Affiche
1982
Repérages (1977) - Affiche
director
1977
L’Eolienne (1975) - Affiche
director
1975
L'Escapade (1974) - Affiche
director
1974
1973
Les Arpenteurs (1972) - Affiche
1972
Les nénuphars (1972) - Affiche
1972
James ou pas (1970) - Affiche
director
1970
La Pomme (1969) - Affiche
director
1969
Haschisch (1968) - Affiche
director
1968

Rouge Capucine (1984) - Affiche
1984
Repérages (1977) - Affiche
screenplay
1977
L’Eolienne (1975) - Affiche
screenplay
1975
Les Arpenteurs (1972) - Affiche
1972
Les nénuphars (1972) - Affiche
1972
James ou pas (1970) - Affiche
1970
Haschisch (1968) - Affiche
writer
1968

James ou pas (1970) - Affiche
producer
1970
Haschisch (1968) - Affiche
producer
1968

Spécial cinéma (1974) - Affiche
Lui-même
1974

Personnalités en relation

Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.