Jean de Limur: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Jean de Limur en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
35
œuvres recensées
35 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1922
- Dernière année recensée
- 1972
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Jean François Marie Chanu de Limur, dit Jean de Limur, naît le 13 novembre 1887 à Vouhé, en Charente-Maritime, et s’impose au début du XXe siècle comme acteur, réalisateur et scénariste français actif entre la France, Hollywood et l’Italie (Source : Wikipédia, s.d.). Sa carrière au cinéma débute à l’ère du muet aux États-Unis, où il apparaît comme acteur dans plusieurs productions hollywoodiennes de l’après-guerre, notamment dans The Three Musketeers (1921), The Worldly Madonna (1922) et The Three Must-Get-Theres (1922) (Source : IMDb, s.d.). Il tient ainsi de petits rôles, crédités ou non, dans le cinéma américain, interprétant par exemple un mousquetaire, un garde du cardinal ou un client de cabaret dans différents films de studio (Source : IMDb, s.d.). Parallèlement à ce travail d’interprète, il acquiert une expérience technique sur les plateaux, ce qui prépare son passage derrière la caméra (Source : Wikipédia, s.d.). Son parcours s’inscrit alors dans le contexte d’une présence française discrète mais réelle à Hollywood, au moment où l’industrie américaine du film consolide sa domination internationale (Source : Classic Movie Hub, s.d.).
Assistant et collaborateur de grands réalisateurs
Très tôt, Jean de Limur élargit son champ d’activité en devenant assistant réalisateur, notamment auprès de Charles Chaplin sur L’Opinion publique (A Woman of Paris: A Drama of Fate, 1923), où il seconde la mise en scène de ce drame psychologique tourné pour la First National (Source : Wikipédia, s.d.). Cette expérience le place au cœur d’un projet important dans la filmographie de Chaplin, marqué par une approche plus dramatique et moins burlesque que ses œuvres précédentes (Source : Classic Movie Hub, s.d.). Quelques années plus tard, de retour en Europe, il travaille comme assistant de Georg Wilhelm Pabst sur le tournage de Don Quichotte (1933), film tourné en plusieurs versions linguistiques avec le baryton russe Fédor Chaliapine dans le rôle-titre (Source : Wikipédia, s.d.). Cette collaboration le met en contact direct avec l’un des grands noms du cinéma européen de l’entre-deux-guerres, réputé pour son travail sur le réalisme social et la direction d’acteurs (Source : Wikipédia, s.d.). En parallèle, de Limur contribue aussi comme scénariste ou dialoguiste à plusieurs productions américaines, dont The Legion of the Condemned (1928), Three Sinners (1928) et The Magnificent Flirt (1928), toutes réalisées pour Paramount (Source : IMDb, s.d.).
Passage à la réalisation et premières mises en scène
À la fin des années 1920, Jean de Limur passe à la réalisation avec des films tournés en langue anglaise, dont The Letter (1929), adaptation d’une pièce de Somerset Maugham produite par Paramount (Source : Wikipédia, s.d.). Il signe aussi Jealousy (1929), où il confirme son installation derrière la caméra au moment charnière de l’arrivée du parlant (Source : Wikipédia, s.d.). Cette même année, il intervient également comme dialoguiste ou coscénariste sur des productions américaines qui explorent les nouveaux dispositifs sonores, ce qui contribue à façonner son approche de la direction d’acteurs et de l’écriture de situations dramatiques (Source : IMDb, s.d.). Au début des années 1930, il tourne en France Mon gosse de père (1930), comédie dialoguée portée notamment par Alice Cocéa et Adolphe Menjou, qui s’inscrit dans le mouvement des premières comédies françaises parlantes (Source : Wikipédia, s.d.). Il réalise ensuite Monsieur le duc (également connu sous le titre Monsieur the Duke, 1931), prolongement de cette orientation vers un cinéma de divertissement dialogué (Source : IMDb, s.d.). Ces premiers longs métrages français marquent sa transition d’un profil d’acteur et d’assistant à celui de metteur en scène pleinement identifié par l’industrie (Source : Cinéma-français.fr, s.d.).
Années 1930 : comédies, films légers et cinéma populaire
Au cours des années 1930, Jean de Limur se consacre principalement à la réalisation de comédies et de films dits « légers », produits dans le contexte d’un cinéma français dominé par le divertissement et les récits urbains ou mondains (Source : Wikipédia, s.d.). Il met en scène Circulez ! (1931), Mariage à responsabilité limitée (1933) et Paprika (1933), qui explorent des registres allant de la comédie sentimentale aux quiproquos de mœurs (Source : Cinéma-français.fr, s.d.). En 1934, il signe L’Amour en cage et L’Auberge du petit dragon, prolongeant cette veine de récits centrés sur des situations domestiques ou villageoises, portés par un ton de comédie (Source : Wikipédia, s.d.). L’année 1935 est particulièrement dense avec Le Coup de trois, La Petite sauvage, Le Voyage imprévu et sa version anglophone Runaway Ladies, ainsi que La Rosière des Halles, qui s’inscrivent dans un paysage français où les productions à budget modéré cohabitent avec quelques grandes fresques ambitieuses (Source : Wikipédia, s.d.). Son travail de cette période témoigne d’une adaptation constante aux attentes du marché, entre films de boulevard filmés et récits plus populaires ancrés dans des décors urbains ou provinciaux (Source : AlloCiné, s.d.).
La Garçonne et œuvres marquantes du milieu des années 1930
En 1936, Jean de Limur réalise l’un de ses films les plus commentés, La Garçonne, adaptation du roman de Victor Margueritte, avec Marie Bell, Arletty et Édith Piaf au générique (Source : Wikipédia, s.d.). Le film, classé parmi les « films légers » de son œuvre, aborde toutefois un sujet lié aux mutations des mœurs féminines dans l’entre-deux-guerres, à travers le portrait d’une jeune femme en quête d’indépendance (Source : Wikipédia, s.d.). La même année, il tourne également La Bête aux sept manteaux, parfois mentionné sous le titre L’Homme à la cagoule noire, ainsi que La Brigade en jupons et La Petite sauvage, confirmant un rythme de production soutenu (Source : Unifrance, s.d.). Ces films s’inscrivent dans une tendance du cinéma français à associer intrigue policière, comédie et éléments de vaudeville, en s’appuyant sur des acteurs populaires de l’époque (Source : Cinéma-français.fr, s.d.). En 1938, il réalise La Cité des lumières et Runaway Ladies (version anglophone d’un film précédent), puis Petite peste en 1939, poursuivant ainsi un travail régulier dans le registre du film de divertissement (Source : IMDb, s.d.). Son dernier long métrage de la décennie, Le Père Lebonnard (1939), prolonge ce rapport au mélodrame familial et au récit populaire français de la période (Source : AlloCiné, s.d.).
Travail en Italie, fin de carrière et derniers films
Au début des années 1940, Jean de Limur tourne plusieurs films en contexte de guerre, dont L’Homme qui joue avec le feu (1942) et L’Âge d’or (1942), produits dans un environnement marqué par les contraintes politiques et économiques de l’époque (Source : Unifrance, s.d.). En 1943, à la demande des autorités cinématographiques italiennes, il réalise en Italie Apparizione (également cité sous le titre Apparition), avec l’actrice Alida Valli, dans le cadre d’une industrie placée sous supervision étatique (Source : Wikipédia, s.d.). Ce film, tourné en pleine Seconde Guerre mondiale, suscite des critiques à la Libération en raison du contexte de production, ce qui contribue à interrompre sa carrière de réalisateur après-guerre (Source : Wikipédia, s.d.). De retour en France, il signe en 1945 La Grande Meute, drame centré sur un aristocrate ruiné et sa passion pour la chasse à courre, qui constitue son dernier long métrage connu (Source : Unifrance, s.d.). Le film met en scène l’héritage d’un domaine grevé de dettes et les dilemmes économiques et sentimentaux du protagoniste, inscrit dans un univers de noblesse provinciale (Source : Unifrance, s.d.). Jean de Limur meurt le 5 juin 1976 à Paris, après une carrière qui l’a conduit du cinéma muet hollywoodien au cinéma populaire français des années 1930 et aux productions italiennes de la période de guerre (Source : Wikipédia, s.d.).
Filmographie sélective (réalisateur, scénariste, acteur)
La trajectoire de Jean de Limur peut être appréhendée à travers une filmographie où se croisent des fonctions d’acteur, de réalisateur et de scénariste, principalement entre 1921 et 1945 (Source : IMDb, s.d.). Comme acteur, il apparaît notamment dans The Three Musketeers (1921), The Worldly Madonna (1922), The Three Must-Get-Theres (1922) et L’Opinion publique (1923), au sein de productions américaines et franco-américaines de l’époque du muet (Source : IMDb, s.d.). En tant que scénariste ou dialoguiste, il est crédité sur The Legion of the Condemned (1928), Three Sinners (1928), The Magnificent Flirt (1928), The Letter (1929) et Mon gosse de père (1930), ce qui atteste d’une activité régulière dans l’écriture (Source : IMDb, s.d.). Comme réalisateur, il signe plus d’une vingtaine de films, dont plusieurs comédies et drames de mœurs qui marquent le paysage du cinéma français de l’entre-deux-guerres (Source : Wikipédia, s.d.). La liste suivante réunit quelques titres représentatifs de son travail derrière la caméra (Source : Cinéma-français.fr, s.d.).
- The Letter (1929), réalisateur (Source : Wikipédia, s.d.).
- Jealousy (1929), réalisateur (Source : Cinéma-français.fr, s.d.).
- Mon gosse de père (1930), réalisateur et scénariste (Source : Wikipédia, s.d.).
- Monsieur le duc / Monsieur the Duke (1931), réalisateur (Source : IMDb, s.d.).
- Circulez ! (1931), réalisateur (Source : Cinéma-français.fr, s.d.).
- Mariage à responsabilité limitée (1933), réalisateur (Source : Cinéma-français.fr, s.d.).
- Paprika (1933), réalisateur (Source : Wikipédia, s.d.).
- L’Amour en cage (1934), réalisateur (Source : Wikipédia, s.d.).
- L’Auberge du petit dragon (1934), réalisateur (Source : Wikipédia, s.d.).
- Le Coup de trois (1935), réalisateur (Source : Wikipédia, s.d.).
- La Petite sauvage (1935), réalisateur (Source : Wikipédia, s.d.).
- Le Voyage imprévu / Runaway Ladies (1935), réalisateur (Source : Wikipédia, s.d.).
- La Rosière des Halles (1935), réalisateur (Source : AlloCiné, s.d.).
- La Bête aux sept manteaux (1936), réalisateur (Source : Unifrance, s.d.).
- La Garçonne (1936), réalisateur (Source : Wikipédia, s.d.).
- La Brigade en jupons (1936), réalisateur (Source : Cinéma-français.fr, s.d.).
- Petite peste (1938), réalisateur (Source : Unifrance, s.d.).
- La Cité des lumières (1938), réalisateur (Source : Unifrance, s.d.).
- Le Père Lebonnard (1939), réalisateur (Source : AlloCiné, s.d.).
- L’Homme qui joue avec le feu (1942), réalisateur (Source : Unifrance, s.d.).
- L’Âge d’or (1942), réalisateur (Source : Unifrance, s.d.).
- Apparizione / Apparition (1943), réalisateur (Source : Wikipédia, s.d.).
- La Grande Meute (1945), réalisateur (Source : Unifrance, s.d.).
Films et séries réalisés par Jean de Limur
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Filmographie détaillée
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Personnalités en relation
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