Harun Farocki: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Harun Farocki en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
131
œuvres recensées
131 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1966
- Dernière année recensée
- 2014
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Le 9 janvier 1944, à Neutitschein, dans les Sudètes, naît Harun Farocki. Il meurt à Berlin le 30 juillet 2014, à 70 ans. Entre ces deux dates, il signe plus de 90 films, pour la plupart des documentaires courts, et s’engage dans une pratique qui passe aussi par l’enseignement, l’écriture et l’installation vidéo.
Les années de formation à Berlin
De 1966 à 1968, Harun Farocki suit les cours de la Deutsche Film- und Fernsehakademie de Berlin. Cette période le place d’emblée au contact d’un environnement où le cinéma s’enseigne comme un outil d’analyse, pas seulement comme un art de récit. À cette époque, il commence à tourner et à penser les images comme des objets de travail.
Son premier film cité dans la filmographie fournie est « Les mots du président » en 1967. Suivent « Feu inextinguible » en 1969, puis « Colère contre les images » en 1973. Ces titres dessinent déjà un intérêt pour les mots, les discours et les formes de pouvoir que les images transportent ou dissimulent.
La même logique apparaît dans « Présentateurs télé » en 1974 et « Entre deux guerres » en 1977. Farocki y travaille des objets filmiques courts, souvent documentaires, où la matière visuelle sert moins à illustrer qu’à examiner les usages du visible.
Du documentaire au commentaire des images
En 1978, « Cinématon », où il apparaît au numéro 1068, inscrit aussi son nom dans un autre type de geste filmique. L’année suivante, il réalise « Ich räume auf », puis « Industrie et Photographie » en 1979. Ces œuvres prolongent une réflexion sur les appareils de perception et sur la manière dont les images servent des systèmes de classement, de travail ou de circulation des signes.
Au début des années 1980, « Le Vietnam nous appartient » en 1982, « Une image » en 1983 et « Jean-Marie Straub et Danièle Huillet tournent « Amerika » d'après Kafka » la même année l’amènent vers des films d’observation du tournage, du geste technique et du rapport entre texte et image. Dans « Amerika, rapports de classe » en 1984, où il tient le rôle de Delamarche, il rejoint aussi le jeu de l’adresse littéraire et politique.
« Comme on le voit » en 1986, « Filmtip: Der Tod des Empedokles » en 1987 et « La vie RFA » en 1990 poursuivent cette attention aux formes sociales prises par les images. Le titre « Images du monde et Inscription de la guerre », en 1988, devient l’un des points les plus commentés de son travail, tant il place sur la même ligne la vision et la violence historique.
Travail, parole, surveillance
À partir de « Vidéogrammes d'une révolution » en 1992, Farocki pousse plus loin l’examen des dispositifs de captation et de montage. « Section » en 1995, « Apprendre à se vendre » en 1996 et « The Expression of Hands » en 1997 déplacent encore la focale vers les manières dont un corps, une phrase ou un geste trouvent leur forme dans le cadre.
En 2000 et 2001, « I thought I was seeing convicts » puis « Contrôle d'identité » poursuivent cette enquête sur la reconnaissance, le contrôle et les opérations de lecture. Farocki y travaille un cinéma qui regarde les procédures elles-mêmes, leurs automatismes, leurs angles morts, leurs manières de classer le réel.
Quelques mois plus tard, « Rien sans risque » en 2004 et « Wer ist Helene Schwarz? » en 2005 confirment cette méthode d’attention aux formes de preuve et de mise en scène du vrai. En 2007, il signe « Yella » comme script editor, puis intervient en 2009 et 2010 dans « Serious games », série de travaux qui s’inscrivent dans cette même exploration des dispositifs.
Écriture, enseignement et reconnaissance
Harun Farocki travaille aussi comme scénariste. « Barbara », en 2012, le crédite comme writer, et « Phoenix » en 2014 comme co-writer. Ces participations placent son écriture au contact de films de fiction, sans quitter la précision d’un regard formé par le documentaire et l’analyse du cadre.
En parallèle, il enseigne à l’Université de Californie à Berkeley de 1993 à 1999. Il est aussi rattaché à l’Université des arts de Berlin, puis membre de l’Académie des arts de Berlin et de l’Académie bavaroise des beaux-arts. Son activité ne se limite pas au cinéma: il est mentionné comme artiste d'installation vidéo, artiste vidéo, critique de cinéma, historien du cinéma, photographe, monteur, producteur et enseignant.
En 2002, il reçoit le Prix Peter-Weiss, puis le Prix Wilhelm Loth en 2009. Après sa mort, son travail continue d’être repris et montré, avec une rétrospective au centre Pompidou du 23 novembre 2017 au 7 janvier 2018, puis une autre au MMCA de Séoul du 27 octobre 2018 au 7 avril 2019.
Filmographie choisie
- « Les mots du président » (1967)
- « Feu inextinguible » (1969)
- « Colère contre les images » (1973)
- « Présentateurs télé » (1974)
- « Entre deux guerres » (1977)
- « Cinématon » (1978)
- « Ich räume auf » (1979)
- « Industrie et Photographie » (1979)
- « Le Vietnam nous appartient » (1982)
- « Une image » (1983)
- « Jean-Marie Straub et Danièle Huillet tournent « Amerika » d'après Kafka » (1983)
- « Amerika, rapports de classe » (1984)
- « Comme on le voit » (1986)
- « Filmtip: Der Tod des Empedokles » (1987)
- « Images du monde et Inscription de la guerre » (1988)
- « La vie RFA » (1990)
- « Vidéogrammes d'une révolution » (1992)
- « Section » (1995)
- « Apprendre à se vendre » (1996)
- « The Expression of Hands » (1997)
- « I thought I was seeing convicts » (2000)
- « Contrôle d'identité » (2001)
- « Rien sans risque » (2004)
- « Wer ist Helene Schwarz? » (2005)
- « Yella » (2007, script editor)
- « Serious games » (2009-2010)
- « Barbara » (2012, writer)
- « Phoenix » (2014, co-writer)
Films et séries réalisés par Harun Farocki
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Filmographie détaillée
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Personnalités en relation
Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.



























































