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Naima Lamcharki - Photo
Connu pour
Distribution
Sexe
Femme
Crédits connus
27
Lieu de naissance
Casablanca, Morocco

Naima Lamcharki: biographie, films et séries, crédits

Aussi connu sous le nom de :Naima Elmcharki,Naima Lemcharki,Naïma Elmcherqui,Nalma Elmcherqui

Repères de carrière

La carrière de Naima Lamcharki en bref*

D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.

25

œuvres recensées

23 films · 2 séries

Première année recensée
1958
Dernière année recensée
2020

Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.

Biographie

Naima Lamcharki demeure l'une des figures majeures de la scène artistique marocaine, incarnant avec distinction et talent plusieurs décennies de création théâtrale, cinématographique et télévisuelle. Son parcours, qui s'étend depuis la fin des années 1950 jusqu'aux années 2020, témoigne d'une trajectoire professionnelle exceptionnelle marquée par une versatilité remarquable et une capacité inépuisable à se réinventer au gré des évolutions du paysage audiovisuel marocain. Actrice d'expérience et de maturité artistique, elle s'est construit une réputation d'excellence qui a transcendé les frontières de son pays pour rayonner sur les scènes internationales. Ses débuts au théâtre constituent le fondement de sa formation artistique et le socle sur lequel repose l'ensemble de son œuvre. Dès la fin des années 1950, elle commence à participer à des productions théâtrales dans le cadre du théâtre amateur marocain, avant de progresser vers des structures plus institutionnalisées. Le réalisateur Mustapha Toumi figure parmi ses premiers collaborateurs, contribuant à l'initier aux techniques fondamentales du jeu d'acteur. Toutefois, son véritable épanouissement théâtral survient lors de sa collaboration avec le metteur en scène légendaire Tayeb Saddiqi, figure emblématique du théâtre marocain contemporain. Cette rencontre marquante lui permet de développer une approche plus nuancée et profonde de son métier. Au cours de sa carrière théâtrale, elle interprète des rôles variés dans plusieurs pièces maîtresses du répertoire théâtral marocain. Parmi les œuvres qui ont marqué cette phase de son parcours figurent "Lady Godiva", "La Ville de cuivre", "Soltane Tolba", "Les Curieuses", "Un Dirham légitime", "Les Branches brisées" et "Les Servantes". Ces productions lui permettent de démontrer la profondeur de son talent et sa capacité à incarner des personnages complexes avec nuance et conviction. Elle se produit avec les troupes théâtrales les plus réputées de son époque, notamment la troupe Al Maâmoura, le Théâtre Basatin, le Théâtre Ouns et surtout la troupe emblématique de la Radio et de la Télévision marocaines. Ces collaborations établissent sa légitimité auprès du public marocain et lui confèrent une visibilité nationale qui prépare naturellement son passage au cinéma. La transition vers le cinéma, qui s'effectue progressivement au cours des années 1960, représente une étape cruciale dans son évolution artistique. Elle se voit confier des rôles dans des productions cinématographiques dirigées par les plus grands réalisateurs marocains de l'époque. Souheil Ben Barka, pionnier du cinéma marocain et figure intellectuelle majeure, devient l'un de ses partenaires privilégiés. Elle collabore également avec Mustapha Derkaoui, dont elle parlera longtemps comme d'un mentor ayant influencé profondément sa conception de l'art et de la cinéphilie. Abderrahman Mouline, Farida Bourquia, Mohamed Ismaïl et le cinéaste contemporain Mohamed Mouftakir figurent parmi les metteurs en scène avec lesquels elle travaille, démontrant ainsi la continuité de son prestige tout au long des décennies. Sa filmographie révèle une richesse de collaborations internationales qui enrichissent considérablement son expérience. Dès 1958, elle apparaît dans "Ana dice sí", une production espagnole de Pedro Lazaga. En 1962, elle occupe un rôle remarqué dans "La Venganza de Don Mendo" de Fernando Fernán Gómez, confirmant sa capacité à s'intégrer dans des productions de qualité. L'année 1963 marque sa participation à "Casablanca, nid d'espions" réalisé par Henri Decoin, qui bénéficie du prestige du cinéaste français et contribue à élargir son rayonnement. Son interprétation dans "Noces de sang" en 1977, adaptation marocaine du chef-d'œuvre de García Lorca par Souheil Ben Barka, demeure particulièrement iconique, lui permettant d'incarner des caractères psychologiquement profonds et émotionnellement intenses. Au cours des années 1980 et 1990, elle continue à être régulièrement sollicitée pour des rôles importants dans le cinéma marocain. "Les Beaux jours de Shéhérazade" de Mustapha Derkaoui en 1982 lui offre l'opportunité d'explorer le registre du drame historique. "44 ou les Récits de la nuit" en 1985, réalisé par Moumen Smihi, l'insère dans un contexte plus expérimental et métaphorique. "Badis" de Mohamed Abderrahman Tazi, produit en 1989, lui confie un rôle central dans cette fresque narratée par le cinéaste marocain reconnu. "À la recherche du mari de ma femme", produit en 1993 par le même réalisateur Tazi, lui permet de remporter le prix prestigieux de la meilleure actrice dans un premier rôle au Festival national du film en 2001, reconnaissance officielle de son talent qui confirme son statut d'actrice incontournable du cinéma marocain. Son engagement cinématographique dépasse les frontières marocaines et s'étend aux productions étrangères tournées sur le territoire marocain ou à l'étranger. Elle participe à "L'articolo 2", réalisé par le cinéaste italien réputé Maurizio Zaccaro, démontrant sa capacité à s'adapter à des contextes cinématographiques différents. Elle occupe également un rôle dans plusieurs épisodes d'une série religieuse italienne tournée à Ouarzazate, confirmant son attrait pour les producteurs étrangers cherchant des interprètes marocains authentiques possédant une expérience vérifiable. Les années 1990 et 2000 témoignent d'une légère évolution de sa filmographie, avec des rôles plus délibérément ancrés dans le contexte contemporain marocain. "Lalla Hobby" de Mohamed Abderrahman Tazi en 1996 poursuit la collaboration fructueuse avec ce réalisateur. "I Giardini dell'Eden" en 1998, réalisé par Alessandro d'Alatri, illustre sa capacité à apparaître dans des coproductions internationales diversifiées. "Café de la plage" en 2001 réalisé par Benoît Graffin la place dans un contexte plus contemporain et internationalisé. "Et après ?" de Mohamed Ismail en 2002 confirme son accessibilité aux jeunes cinéastes marocains en quête de crédibilité artistique. La nouvelle décennie marque un renouveau remarquable dans sa carrière cinématographique. "Mauvaise foi" réalisé par Roschdy Zem en 2006, cinéaste français attaché au Maghreb et à ses histoires, lui offre l'occasion d'incarner Habiba dans une production ambitieuse cherchant à explorer les complexités des relations interculturelles. "La Grande Villa" de Latif Lahlou en 2010 la place dans une fresque domestique reflétant les transformations sociales du Maroc contemporain. Ces productions plus récentes illustrent la longévité de sa carrière et le maintien de sa pertinence auprès des cinéastes marocains de générations successives. En 2017, elle apparaît dans le court-métrage "Une Goutte d'huile suffit" de Rachid El Ouali, projet cinématographique plus modeste mais attestant toujours de sa disponibilité pour les créateurs. Son dernier rôle cinématographique majeur intervient en 2020 dans "L'Automne des pommiers" de Mohamed Mouftakir, réalisateur contemporain marocain de renom international. Cette dernière performance lui vaut le prix de la meilleure actrice au Festival du film arabe de Malmö en 2021, reconnaissance suédoise qui valide son talent auprès d'une audience mondiale. Cette dernière récompense, intervenant après plusieurs décennies d'activité, démontre la permanence de sa qualité interprétative et la reconnaissance continue dont elle bénéficie dans les cercles cinématographiques. Au-delà de ses contributions au cinéma et au théâtre, elle s'investit considérablement dans la télévision marocaine, domaine artistique où elle acquiert une popularité massive auprès du grand public. Ses premières apparitions télévisées remontent à 1964 dans des programmes éducatifs, domaine dans lequel elle excelle grâce à ses compétences en matière de communication et à son charisme naturel. Elle devient particulièrement célèbre pour son rôle de "Lalla Fqihti" dans le programme "Alif Lam", émission éducative et culturelle destinée à la lutte contre l'analphabétisme marocain. Ce programme, diffusé sur la chaîne Al Oula entre 2000 et 2004, connaît un succès considérable en raison de sa capacité à combiner plaisir et utilité, divertissement pédagogique et véritable substance éducative. Son animation du programme lui confère une notoriété particulière auprès des familles marocaines. La série "La Famille Ramdam", production française coproduction marocaine, constitue sans doute son projet télévisuel le plus internationalement remarqué. Aux côtés de l'acteur algérien décédé Sid Ali Kouiret, elle se forge une réputation importante non seulement au Maroc mais aussi en France et dans les pays du Maghreb. Sa participation à cette série française lui offre une exposition médiatique considérable et contribue à établir sa légitimité auprès d'audiences francophones bien au-delà des frontières marocaines. Cette expérience télévisuelle française illustre son adaptabilité à des contextes narratifs francophones et sa capacité à séduire des audiences variées. Parallèlement à cette activité majeure, elle participe à diverses productions télévisées marocaines de nature dramatique. Elle collabore avec des réalisateurs de télévision marocains éminents tels que Mohamed Hassan El Joundi, Farida Bourquia, Mohamed Aatifi, Nasser Lahouir, Chakib Ben Omar, Hassan Ghanja, Ali Majboud et Jamila Bourji. La série "Lahbiba Oumi" lui confère l'opportunité d'incarner une conteuse narrative, utilisant sa voix pour raconter des dizaines d'histoires de mères vivant diverses situations quotidiennes. Cette approche plus introspective et narrativisée de la télévision lui permet de démontrer une autre facette de son talent interprétatif, orientée vers une forme de narration plus contemplative et réflexive. Tout au long de sa carrière volontairement long, elle s'investit consciemment dans le choix de rôles porteurs de messages sociaux d'une profonde dimension humaniste. Son engagement humanitaire dépasse le simple domaine artistique et s'incarne dans des responsabilités institutionnelles. Elle est désignée Ambassadrice de bonne volonté auprès de l'UNICEF, rôle qui reflète sa conviction que le cinéma et la télévision doivent servir des causes humanitaires nobles. Elle siège également en tant que conseillère à l'Observatoire national des droits de l'enfant au Maroc, institution dédiée à la promotion et à la protection des droits fondamentaux de l'enfance. Ces responsabilités témoignent de sa volonté de transformer son prestige artistique en vecteur de changement social constructif. Son reconnaissance officielle survient en juillet 2012 lorsqu'elle est décorée de l'Ordre du Mérite National marocain, distinction honorifique accordée par les autorités marocaines en reconnaissance de ses contributions exceptionnelles à la culture et à la société marocaine. Cette distinction revêt une importance symbolique considérable, validant officiellement son statut de pilier culturel national. La 21e édition du Festival international du Film de Marrakech, événement culturel majeur du calendrier marocain et international, lui rend un hommage posthume, confirmant ainsi l'ampleur de son empreinte sur le cinéma marocain et la culture nationale. Son héritage demeure profondément ancré dans les mémoires collectives marocaines. Elle représente une généération d'artistes marocains ayant contribué au développement et à la maturation du cinéma national durant une période historiquement décisive. Son talent, sa versatilité, sa longévité professionnelle et son engagement humanitaire constituent un modèle pour les générations successives de créateurs marocains. Les producteurs et réalisateurs continuent à solliciter son participation jusqu'aux dernières années de sa vie active, testimoniage de sa pertinence artistique continue et de l'amour que lui porte la communauté cinématographique marocaine. Son œuvre complète, embrassant le théâtre, le cinéma et la télévision, constitue une archive vivante de la création artistique marocaine dans toute sa richesse et sa complexité.

Films et séries avec Naima Lamcharki

Découvrez ses rôles les plus populaires au cinéma et à la télévision.

Les Pierres bleues du désert (1992) - Affiche
7 / 10
Les Pierres bleues du désert
Touria / Naijb's mother
علال القلدة (2003) - Affiche
28/12/2003
علال القلدة
Hnia
التكريم (2019) - Affiche
03/05/2019
التكريم
Inconnu
La grande villa (2010) - Affiche
25/03/2010
La grande villa
Inconnu

Rôles de Naima Lamcharki

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Galerie photos de Naima Lamcharki

2 photos affichées.

Filmographie détaillée

Ouvrez une catégorie pour consulter les films, séries, rôles et épisodes crédités. Les listes longues se chargent progressivement.

التكريم (2019) - Affiche
2019
La grande villa (2010) - Affiche
2010
Mauvaise foi (2006) - Affiche
2006
Et après? (2002) - Affiche
Khaddouj
2002
Café de la plage (2001) - Affiche
La Mère de Detsoul
2001
Salomon (1997) - Affiche
Third wife
1997
LALLA HOBBI (1996) - Affiche
1996

Personnalités en relation

Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.