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Connu pour
Réalisation
Sexe
Homme
Crédits connus
47
Né
19/08/1902
Lieu de naissance
Paris, France
Décédé
14/04/1990 (87 ans)

Georges Lacombe: biographie, films et séries, crédits

Repères de carrière

La carrière de Georges Lacombe en bref*

D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.

42

œuvres recensées

42 films · 0 séries

Première année recensée
1924
Dernière année recensée
1978

Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.

Biographie

Georges Lacombe naît le 19 août 1902 à Paris, où il effectue des études d’agronomie avant de s’orienter vers le journalisme, puis vers le cinéma au tournant des années 1920 (Source : Cinémathèque française – BIFI, s.d.). Il commence sa carrière comme assistant de René Clair et de Jean Grémillon, participant ainsi à plusieurs productions du cinéma muet français et se familiarisant avec les méthodes de tournage de réalisateurs déjà installés (Source : Cinémathèque française – BIFI, s.d.). Au milieu des années 1920, il collabore notamment sur « Maldone » de Jean Grémillon en 1927 en tant qu’assistant, expérience qui l’inscrit dans un réseau de cinéastes soucieux de l’image et du rythme (Source : Cinémathèque française – BIFI, s.d.). Parallèlement, il travaille au sein des équipes de René Clair sur des films tels que « Un chapeau de paille d’Italie » ou « Sous les toits de Paris », ce qui lui permet d’observer de près l’articulation entre comédie, fantaisie visuelle et premiers usages du sonore (Source : Cinémathèque française – BIFI, s.d.). Ces années de formation technique et artistique, mêlant apprentissage pratique et observation des maîtres, préparent son passage à la réalisation à la fin de la décennie.

Premiers courts métrages et ancrage dans l’avant-garde

En 1928, Georges Lacombe signe son premier court métrage, « La Zone », un documentaire d’ambiance consacré aux marges urbaines qui lui vaut l’estime de l’avant-garde précédant l’avènement du parlant (Source : Cinémathèque française – BIFI, s.d.). Le film se distingue par un regard porté sur les milieux populaires, teinté de cruauté et d’observation sociale, dimension qui marque une partie de son travail ultérieur (Source : Cinémathèque française – BIFI, s.d.). L’année suivante, il réalise « Bluff » puis, en 1931, « Boule de gomme » et « Un jour d’été », des courts métrages qui portent encore la trace de l’influence formelle et narrative de René Clair, notamment dans le traitement du rythme comique et des situations burlesques (Source : Cinémathèque française – BIFI, s.d.). En 1932, il met en scène « Pan ! Pan ! », qui s’inscrit dans cette continuité d’expérimentations courtes et variées, à la frontière entre fantaisie et chronique sociale (Source : Cinémathèque française – BIFI, s.d.). Ces réalisations installent progressivement Lacombe comme un cinéaste capable de passer du documentaire à la fiction brève, avec une attention constante aux décors urbains et à la vie quotidienne.

Passage au long métrage et années 1930

Georges Lacombe aborde le long métrage au début des années 1930 avec « Ce cochon de Morin » en 1932, adaptation d’une nouvelle de Guy de Maupassant qui témoigne de son intérêt pour la littérature populaire et les situations morales ambivalentes (Source : Cinémathèque française – BIFI, s.d.). L’année suivante, il réalise « La Femme invisible », comédie de boulevard qui illustre sa capacité à adopter un registre plus léger tout en conservant une attention au jeu des acteurs et à la construction des scènes (Source : Cinémathèque française – BIFI, s.d.). En 1934, il signe « Jeunesse », dont il a également écrit le sujet, film qui mêle éléments documentaires et fiction autour d’un tableau de la vie populaire, dans une veine réaliste marquée par une observation appuyée des milieux sociaux (Source : Cinémathèque française – BIFI, s.d.). Il poursuit ensuite avec « Les Epoux scandaleux » et « La Route heureuse » en 1935, puis « Le Cœur dispose » en 1936, confirmant une activité soutenue dans la production française de l’époque (Source : Cinémathèque française – BIFI, s.d.). En 1938, il coréalise « Café de Paris » avec Yves Mirande et tourne « Derrière la façade », long métrage choral qui joue sur la diversité des personnages et des intrigues au sein d’un même immeuble (Source : Cinémathèque française – BIFI, s.d.).

Les années 1939-1945 : chronique sociale et films de l’Occupation

En 1939, Georges Lacombe réalise « Les Musiciens du ciel », film consacré à l’Armée du Salut qui prolonge son intérêt pour les milieux modestes et les récits ancrés dans un contexte social précis (Source : Cinémathèque française – BIFI, s.d.). L’année 1940 le voit enchaîner « Elles étaient douze femmes », puis « Paris-New-York » et « Les Musiciens du ciel » sortent à la charnière de la guerre, marquant une période de forte activité (Source : AlloCiné, 2023). En 1941, il signe « Le Dernier des six », policier adapté d’un roman de Steeman, ainsi que « Montmartre-sur-Seine », qui explore à nouveau un quartier populaire parisien dans un registre mêlant chronique locale et fiction sentimentale (Source : Cinémathèque française – BIFI, s.d.). Sous l’Occupation, il fait tourner Raimu dans « Monsieur La Souris » en 1942, adaptation d’un roman policier, puis dirige Pierre Fresnay dans « L’Escalier sans fin » en 1943, thriller psychologique aux accents fantastiques (Source : Cinémathèque française – BIFI, s.d.). En 1944, il réalise « Florence est folle », et en 1945 « Le Pays sans étoiles », film où se combinent éléments bucoliques et touches de science-fiction, et dans lequel apparaît un Gérard Philipe encore au début de sa carrière (Source : Cinémathèque française – BIFI, s.d.).

Après-guerre : collaborations marquantes et reconnaissance

Après la Libération, Georges Lacombe poursuit son parcours avec « Martin Roumagnac » en 1946, où il dirige Jean Gabin et Marlene Dietrich dans un drame situé dans une petite ville de province (Source : Cinémathèque française – BIFI, s.d.). Il enchaîne avec « Les Condamnés » en 1947, puis « Prélude à la gloire » en 1949, qui raconte l’ascension d’un jeune chef d’orchestre, confirmant son intérêt pour des récits de trajectoires individuelles dans des cadres sociaux précis (Source : Cinémathèque française – BIFI, s.d.). En 1951, il signe « La Nuit est mon royaume », avec Jean Gabin dans le rôle d’un cheminot devenu aveugle, film présenté à la Mostra de Venise où il est nommé pour le Lion d’or, ce qui constitue un moment important de visibilité internationale dans sa carrière (Source : Wikipédia, 2005 ; Cinémathèque française – BIFI, s.d.). La même année, il participe au film à sketches « Les Sept péchés capitaux », en réalisant l’épisode intitulé « Le Huitième péché », expérience collective qui l’associe à d’autres cinéastes européens comme Roberto Rossellini et Eduardo De Filippo (Source : Cinémathèque française – BIFI, s.d.). En 1952 et 1953, il tourne « L’Appel du destin » puis « Leur dernière nuit », poursuivant une filmographie soutenue au sein du cinéma français de l’après-guerre (Source : Cinémathèque française – BIFI, s.d.).

Cinéma des années 1950 et collaborations avec de nouveaux visages

Au milieu des années 1950, Georges Lacombe réalise « La Lumière d’en face » en 1955, film dans lequel joue Brigitte Bardot, alors en phase ascendante de sa carrière, ce qui inscrit le film dans le mouvement de renouvellement des visages du cinéma français (Source : Cinémathèque française – BIFI, s.d.). En 1956, il met en scène « Mon coquin de père », comédie qui s’insère dans une production plus légère, avant de diriger « Cargaison blanche » en 1957, où apparaît notamment Françoise Arnoul (Source : Cinémathèque française – BIFI, s.d.). Ces titres illustrent une orientation vers des récits mêlant mélodrame, romance et éléments de comédie, dans un cinéma de genre destiné au large public de l’époque (Source : AlloCiné, 2023). Par ailleurs, sa filmographie mentionne aussi « La Lumière d’en face » et « Cargaison blanche » comme des œuvres où il retrouve certains collaborateurs techniques et interprètes d’un film à l’autre, témoignant d’un noyau de travail récurrent (Source : Cinémathèque française – BIFI, s.d.). En 1958, après « Mon coquin de père », il amorce une transition progressive vers la télévision, tout en restant identifié comme réalisateur et scénariste de long métrage par les bases de données cinématographiques (Source : Cinémathèque française – BIFI, s.d. ; AlloCiné, 2023).

Travaux pour le théâtre et la télévision

Entre 1938 et 1941, Georges Lacombe se consacre également à la mise en scène de pièces d’Yves Mirande, prolongeant ainsi une collaboration entamée au cinéma avec « Café de Paris » et « Derrière la façade » (Source : Cinémathèque française – BIFI, s.d.). Ce travail théâtral s’inscrit en parallèle de ses activités de réalisateur et contribue à ancrer son nom dans le paysage des arts du spectacle français de l’entre-deux-guerres (Source : Cinémathèque française – BIFI, s.d.). À partir de 1958, il se tourne vers la télévision, où il réalise notamment « Melmoth réconcilié » en 1963, « La Fabrique du roi » et « Message pour Margaret » en 1964, productions qui témoignent de son adaptation aux formats et aux contraintes du petit écran (Source : Cinémathèque française – BIFI, s.d.). Ces réalisations télévisuelles prolongent son intérêt pour les adaptations littéraires et les récits construits autour de personnages confrontés à des situations extrêmes ou singulières (Source : Cinémathèque française – BIFI, s.d.). Cette orientation vers la télévision achève de dessiner une trajectoire qui traverse plusieurs supports, du court métrage muet au feuilleton télévisuel.

Filmographie sélectionnée et fonctions multiples

La filmographie de Georges Lacombe couvre plus de trois décennies, avec des activités de réalisateur, scénariste, assistant réalisateur, dialoguiste, adaptateur et superviseur de réalisation (Source : Cinémathèque française – BIFI, s.d.). Parmi ses réalisations marquantes figurent « La Zone » (1928), « Bluff » (1929), « Boule de gomme » (1931), « Ce cochon de Morin » (1932), « La Femme invisible » (1933), « Jeunesse » (1934), « Café de Paris » (1938), « Derrière la façade » (1939) et « Les Musiciens du ciel » (1939) (Source : Cinémathèque française – BIFI, s.d.). Les années 1940 et 1950 rassemblent une série de titres significatifs : « Le Dernier des six » (1941), « Montmartre-sur-Seine » (1941), « Le Journal tombe à cinq heures » (1942), « Monsieur La Souris » (1942), « L’Escalier sans fin » (1943), « Florence est folle » (1944), « Le Pays sans étoiles » (1945), « Martin Roumagnac » (1946), « Les Condamnés » (1947), « Prélude à la gloire » (1949), « La Nuit est mon royaume » (1951), « L’Appel du destin » (1952), « Leur dernière nuit » (1953), « La Lumière d’en face » (1955), « Mon coquin de père » (1956) et « Cargaison blanche » (1957) (Source : Cinémathèque française – BIFI, s.d. ; AlloCiné, 2023). En parallèle, il est crédité comme scénariste sur plusieurs de ses propres films, notamment « Derrière la façade », « Montmartre-sur-Seine », « Le Pays sans étoiles », « Martin Roumagnac » et « Leur dernière nuit », ainsi que comme assistant réalisateur sur « Maldone » en 1927 et comme producteur associé sur « Sous les toits de Paris » en 1930 (Source : AlloCiné, 2023).

  • Réalisateur : « La Zone » (1928), « Ce cochon de Morin » (1932), « Jeunesse » (1934), « Derrière la façade » (1939), « Le Dernier des six » (1941), « Le Pays sans étoiles » (1945), « La Nuit est mon royaume » (1951), « La Lumière d’en face » (1955) (Source : Cinémathèque française – BIFI, s.d. ; AlloCiné, 2023).
  • Scénariste : « Derrière la façade » (1939), « Montmartre-sur-Seine » (1941), « Le Pays sans étoiles » (1945), « Martin Roumagnac » (1946), « Leur dernière nuit » (1953) (Source : AlloCiné, 2023).
  • Assistant réalisateur : « Maldone » de Jean Grémillon (1927) (Source : Cinémathèque française – BIFI, s.d.).
  • Producteur associé : « Sous les toits de Paris » de René Clair (1930) (Source : AlloCiné, 2023).

Distinctions et place dans le paysage cinématographique

La carrière de Georges Lacombe est marquée par une reconnaissance institutionnelle notamment avec la sélection de « La Nuit est mon royaume » à la Mostra de Venise en 1951, où le film reçoit une nomination pour le Lion d’or (Source : Wikipédia, 2005). Cette même œuvre figure régulièrement dans les rétrospectives consacrées à Jean Gabin, en raison du rôle central tenu par l’acteur dans le récit d’un cheminot confronté à la cécité (Source : Wikipédia, 2005). La Cinémathèque française et diverses bases de données spécialisées le décrivent comme un réalisateur et scénariste ayant traversé plusieurs périodes du cinéma français, du muet aux débuts de la télévision, en abordant une diversité de genres allant du film policier au mélodrame, de la comédie à la chronique sociale (Source : Cinémathèque française – BIFI, s.d. ; AlloCiné, 2023). Ses collaborations avec des figures majeures comme Jean Gabin, Marlene Dietrich, Raimu, Pierre Fresnay, Brigitte Bardot ou encore Françoise Arnoul sont régulièrement mentionnées dans les notices biographiques et filmographiques, soulignant la place qu’il occupe dans le tissu de la production française de studio (Source : Cinémathèque française – BIFI, s.d.). Cette présence continue dans les encyclopédies du cinéma et les répertoires en ligne contribue à maintenir sa filmographie accessible aux chercheurs, programmateurs et historiens du cinéma (Source : Cinémathèque française – BIFI, s.d. ; AlloCiné, 2023).

Films et séries réalisés par Georges Lacombe

Découvrez ses principales réalisations au cinéma et à la télévision.

Le Million (1931) - Affiche
6.9 / 10
Le Million
assistant director
Sous les toits de Paris (1930) - Affiche
6.6 / 10
Sous les toits de Paris
assistant director
Le Dernier des six (1941) - Affiche
6 / 10
Le Dernier des six
director
Martin Roumagnac (1946) - Affiche
6.7 / 10
Martin Roumagnac
director
Monsieur La Souris (1942) - Affiche
6.3 / 10
Monsieur La Souris
director

Filmographie détaillée

Ouvrez une catégorie pour consulter les films, séries, rôles et épisodes crédités. Les listes longues se chargent progressivement.

Cargaison blanche (1958) - Affiche
1958
L'Appel du destin (1953) - Affiche
1953
1948
Martin Roumagnac (1946) - Affiche
1946

Entr'acte (1924) - Affiche
A man following the hearse (non crédité)
1924

Lui-même (images d’archives)
1978

Personnalités en relation

Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.

Marcel Duchamp - Photo
Marcel Duchamp
1887–1968
Man Ray - Photo
Man Ray
1890–1976
Francis Picabia - Photo
Francis Picabia
1879–1953
Erik Satie - Photo
Erik Satie
1866–1925
Georges Méliès - Photo
Georges Méliès
1861–1938
Germaine Dulac - Photo
Germaine Dulac
1882–1942