Alberto Sordi: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Alberto Sordi en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
157
œuvres recensées
154 films · 3 séries
- Première année recensée
- 1937
- Dernière année recensée
- 2000
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1937, à Cinecittà, Alberto Sordi apparaît dans « Scipion l'Africain » dans le rôle d’un soldat romain. La même année, il remporte un concours de la MGM pour doubler Oliver Hardy, sous le pseudonyme d’« Albert Odisor », avant de commencer en 1939 le doublage de « En dessous de zéro ».
Des débuts romains au doublage
Le 15 juin 1920, il naît à Rome, dans le quartier du Trastevere. Son père, professeur de musique et instrumentiste au Teatro dell’Opera de Rome, et sa mère, institutrice, forment un foyer où la musique tient sa place.
Pendant l’enfance, il passe par Valmontone et fréquente l’école primaire Armando Diaz. Il y improvise de petites pièces avec un théâtre de marionnettes, chante comme soprano dans la maîtrise de la chapelle Sixtine, puis étudie le chant lyrique avant de se produire sur des scènes d’opéra.
En 1936, il enregistre un disque de contes pour enfants pour Fonit et part pour Milan grâce à cette recette. Il s’inscrit à l’Accademia dei filodrammatici, mais l’expérience tourne court et il revient à Rome après avoir été écarté pour son accent romain.
Revue, cinéma et voix italiennes
En 1937, il trouve un emploi de figurant à Cinecittà. Deux ans plus tard, il débute dans le doublage avec « En dessous de zéro », puis « Laurel et Hardy conscrits », où sa voix grave accompagne les deux compères américains dans les versions italiennes.
Entre 1946 et 1956, il prête sa voix à Bruce Bennett, Anthony Quinn, John Ireland, Robert Mitchum, Pedro Armendáriz, Franco Fabrizi et Marcello Mastroianni. Sa voix figure aussi dans les versions italiennes de « La vie est belle », « Le Voleur de bicyclette », « Sa Majesté monsieur Dupont » et « I pinguini ci guardano », son dernier travail de doublage.
La revue prend une place décisive dans ces mêmes années. Après un essai sans lendemain avec Aldo Fabrizi et Anna Fougez en 1936-1937, il rejoint en 1938-1939 la troupe de Guido Riccioli et Nanda Primavera avec Ma in campagna è un’altra... rose, puis tient divers rôles dans des spectacles de 1941 à 1953, dont « Ritorna Za-Bum », « Sai che ti dico? » et « Gran baraonda ».
Le passage par la radio et la guerre
En 1940, il est appelé sous les drapeaux et sert dans l’Armée royale avec la fanfare présidentielle Torino du 81e régiment d’infanterie. Le service militaire ne l’éloigne pas de la scène, puisqu’il continue à travailler dans plusieurs revues durant la guerre.
À partir de 1946, la radio lui offre un espace nouveau. Entre 1946 et 1953, il y commence à se faire connaître, dans des émissions inspirées par les milieux de l’Action catholique et par les petites traversées du quotidien romain.
Quelques mois plus tard, le cinéma reprend sa place. Il apparaît dans « Tarakanowa » en 1938, puis dans « La notte delle beffe » l’année suivante, avant de revenir à l’écran dans « Cuori nella tormenta » et « Le Passeur », où un autre comédien le double.
Les années de la comédie italienne
En 1954, « Un Américain à Rome » lui donne le rôle de Nando Moriconi, l’un des visages les plus connus de sa filmographie. Le film s’inscrit dans une série de comédies qui le placent au centre d’un imaginaire romain observé dans ses habitudes, ses travers et ses aspirations.
Deux ans plus tard, « Les Week-ends de Néron » le montre dans le rôle de Nero, puis « L’Adieu aux armes » lui confie Père Galli en 1957. En 1959, « La Grande Guerre » lui offre Oreste Jacovacci, tandis que « L’Agent » en 1960 le place dans la peau d’Otello Celletti.
La décennie suivante le retrouve dans « Il boom » en 1963, où il joue Giovanni Alberti, puis dans « A l'italienne » en 1965, dans le segment « 5 ’La Famiglia’, episode 2 », sous les traits de Silvio, errant husband. La même période le voit aussi écrire et raconter « Il Prof. Dott. Guido Tersilli primario della Clinica Villa Celeste convenzionata con la Mutua », sorti en 1969, qu’il interprète dans le rôle du professeur Guido Tersilli.
Autour de 19 réalisations et des retours tardifs
Le nom d’Alberto Sordi reste associé à 19 films réalisés par ses soins, sur environ 155 titres joués. Il travaille aussi comme scénariste, compositeur, chanteur et doubleur, des fonctions qui prolongent une présence déjà solidement installée dans le cinéma italien de l’après-guerre.
En 1973, il dirige Wanda Osiris dans une scène de « Poussière d'étoiles », film situé dans le monde de la revue. Cette même année marque encore une présence à la fois discrète et durable sur les écrans, le film réactivant le décor qui a accompagné ses débuts scéniques.
Après sa mort à Rome, le 25 février 2003, son image continue d’apparaître dans des archives filmées. « Close Up », en 2012, et « Noi siamo cinema », en 2021, utilisent des images d’archives où il figure sous son propre nom.
Le 15 juin 1920 reste la date qui ouvre cette histoire romaine. Elle mène à un acteur, réalisateur et scénariste dont la voix, les rôles et les passages par la scène ont traversé plusieurs décennies du cinéma italien.
Films et séries avec Alberto Sordi
Découvrez ses rôles les plus populaires au cinéma et à la télévision.
Rôles de Alberto Sordi
Accédez aux fiches des personnages associés à ses œuvres les plus consultées.
Galerie photos de Alberto Sordi
3 photos affichées.
Filmographie détaillée
Ouvrez une catégorie pour consulter les films, séries, rôles et épisodes crédités. Les listes longues se chargent progressivement.
Personnalités en relation
Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.


















































