Tsai Ming-liang: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Tsai Ming-liang en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
73
œuvres recensées
71 films · 2 séries
- Première année recensée
- 1984
- Dernière année recensée
- 2026
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1992, Les Rebelles du dieu néon place Tsai Ming-liang au cinéma, après plusieurs travaux pour la télévision de Hong Kong. Le film ouvre une phase où son nom se fixe autour de Taipei, de la solitude urbaine et d’un rapport étiré au temps. Né le 27 octobre 1957 à Kuching, en Malaisie, il a étudié les arts dramatiques et le cinéma à l’Université Culturelle de Chine à Taipei.
Des années de formation à Taipei
Tsai Ming-liang passe ses vingt premières années à Kuching avant de rejoindre Taipei. Il y suit un cursus consacré aux arts dramatiques et au cinéma, dans une université qui place la pratique au centre de l’apprentissage. Cette formation précède son activité de producteur pour le théâtre.
À la télévision de Hong Kong, il écrit des scénarios et réalise plusieurs moyens-métrages sur l’adolescence. All the Corners of the World en 1989, puis Give Me a Home et Boys en 1991, appartiennent à cette étape où il travaille déjà le récit de jeunes gens en déséquilibre. Cette période comprend aussi My Name is Mary, Li Hsiang's Love Line et Ah Hsiung's First Love en 1990.
Ses films passent par le studio officiel du Kuomintang, le central Motion Pictures Corporation. Cette structure produit aussi les premiers films de la nouvelle vague taïwanaise, ce qui inscrit son travail dans une filiation industrielle précise. Tsai Ming-liang écrit par ailleurs les scénarios de tous ses longs métrages de cinéma.
Les années 1990, entre Venise et Berlin
Les Rebelles du dieu néon, en 1992, introduit un cinéma centré sur des adolescents perdus et sur l’impossibilité de communiquer. Deux ans plus tard, Vive l'amour reçoit le Lion d'or et le Prix FIPRESCI à la Mostra de Venise 1994. Le film, construit autour de l’amour, installe aussi une relation durable avec les grands festivals européens.
En 1997, La Rivière obtient l’Ours d'argent - Grand prix du jury à la Berlinale. Tsai Ming-liang y poursuit son attention aux corps et aux lieux où ils circulent difficilement. L’année suivante, The Hole est sélectionné au Festival de Cannes et reçoit le Prix FIPRESCI du Festival de Cannes 1998.
Cette décennie voit aussi apparaître La Saveur de la pastèque en 2005, mais le film vient après une série déjà installée. Et là-bas, quelle heure est-il?, sélectionné à Cannes en 2001, puis Goodbye, Dragon Inn en 2003, déplacent l’attention vers des espaces clos et des circulations ralenties. La même période comprend Le pont n'est plus là, court métrage de 2002.
Du cinéma aux formes d’installation
En 2006, I Don't Want to Sleep Alone est tourné en Malaisie. L’année suivante, Tsai Ming-liang participe au film collectif Chacun son cinéma avec le segment It's a Dream. En 2009, Visage réunit Fanny Ardant, Laetitia Casta, Jean-Pierre Léaud et Lee Kang-sheng au musée du Louvre, puis entre en compétition au 62e Festival de Cannes.
En parallèle, son travail se déplace vers le musée et l’installation vidéo. Walker inaugure en 2012 une série de films centrés sur un personnage inspiré du moine bouddhiste Xuanzang, interprété par Lee Kang-sheng. La série comprend No Form, Walker, Diamond Sutra et Sleepwalk en 2012, puis Walking on Water en 2013.
Cette ligne se prolonge avec Le Voyage en Occident en 2014, No no sleep en 2015, Sand en 2018 et Where en 2022. Tsai Ming-liang réalise aussi des installations vidéo, dont It's a Dream à Venise en 2007 et Walker au centre Georges-Pompidou en 2022.
Un cinéma de la durée et des lieux
En 2013, Les Chiens errants reçoit le Grand Prix du Jury à la Mostra de Venise. Le film suit l’errance d’un père et de ses deux enfants dans les rues de Taipei. Son titre rejoint ceux qui reviennent souvent dans son œuvre, sans qu’une logique de répétition ne l’emporte sur la variation des formes.
Help Me Eros et Les Chiens errants apparaissent aussi dans ses activités comme directeur artistique. I Don't Want to Sleep Alone le cite comme directeur de la photographie, tandis que Visage porte sa signature au scénario. Ces fonctions, réparties sur plusieurs œuvres, dessinent un rapport étroit à la fabrication de l’image.
Son travail s’étend encore en 2019 avec 阮三个, puis en 2021 avec Missing Pictures et The Night. En 2026, 미스터김, 영화관에 가다 figure aussi parmi ses réalisations. Le nom de Tsai Ming-liang reste attaché à un cinéma qui passe par la fiction, le court métrage, le documentaire et l’installation sans changer de centre de gravité.
Films et séries réalisés par Tsai Ming-liang
Découvrez ses principales réalisations au cinéma et à la télévision.
Galerie photos de Tsai Ming-liang
3 photos affichées.
Filmographie détaillée
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Personnalités en relation
Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.





























































