Takeshi Kitano: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Takeshi Kitano en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
107
œuvres recensées
88 films · 19 séries
- Première année recensée
- 1969
- Dernière année recensée
- 2026
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 2003, « Zatoichi » arrive dans sa filmographie comme un geste de contrôle total: réalisation, scénario, montage et rôle-titre. Le film reçoit le Lion d’argent à Venise, tandis que son auteur, né le 18 janvier 1947 à Tokyo, continue de circuler entre cinéma, télévision et arts plastiques sous le nom de Beat Takeshi.
De Tokyo à Meiji
En 1947, Takeshi Kitano naît dans l’arrondissement d’Adachi, à Tokyo. Il est le plus jeune des quatre enfants de la famille Kitano. Plus tard, il suit des études scientifiques à l’université Meiji, qu’il quitte en 1970. Cette même année, il trouve un emploi de garçon d’ascenseur au Furansu-za, salle de spectacle d’Asakusa qui sert aussi de théâtre de sketchs comiques et de strip-tease.
Le passage par Meiji ne l’éloigne pas durablement de la scène. Il s’oriente vers les émissions populaires et l’humour de plateau, tout en conservant plusieurs activités parallèles. Son nom circule vite sous le pseudonyme de Beat Takeshi, plus présent au Japon que le patronyme civil dans l’espace télévisuel.
Il appartient aussi au duo The Two Beats, et son nom se retrouve associé à plusieurs programmes de télévision. Parmi eux, « Oretachi Hyôkin-zoku », diffusé de 1981 à 1989, puis « Takeshi’s Castle », lancé en 1986 et prolongé jusqu’en 1989. Ces années installent un personnage public distinct du cinéaste à venir.
Les premiers films
« Violent Cop », sorti en 1989, lui vaut le Blue Ribbon Award for Best Director et le Nikkan Sports Film Award for Best Newcomer. Le film ouvre une série d’œuvres où la violence, la retenue et l’humour sec cohabitent sans se neutraliser. Il est suivi par « A Scene at the Sea » en 1991 puis « Sonatine » en 1993, deux titres qui confirment son entrée dans la mise en scène de cinéma avec une écriture de plus en plus précise.
En 1994, un accident de moto entraîne une hospitalisation et une opération importante. Peu après, il reprend la peinture, activité qui prend une place visible dans ses expositions et dans la publication de livres d’images. Ses toiles ornent aussi plusieurs pochettes de disques liés à ses films, et « Hana-bi » leur donne une place directe à l’écran en 1997.
Cette période fait émerger une œuvre de cinéma resserrée autour de récits courts et de gestes tranchés. « Kids Return », en 1996, lui vaut un nouveau Nikkan Sports Film Award for Best Director. L’année suivante, « Hana-bi » reçoit le Lion d’or à Venise et le Prix du cinéma européen du meilleur film non-européen, tandis qu’il obtient le Blue Ribbon Award for Best Actor en 1999 pour ce même film.
Venise, puis le retour à l’écran
En 1999, « L’Été de Kikujiro » ajoute une autre tonalité à son cinéma. Le film retient le prénom de Kikujiro comme titre français et place Kitano dans le rôle de Kikujiro. Deux ans plus tard, « Battle Royale » le montre sous le nom de Kitano, et il apparaît dans « Johnny Mnemonic » en 1995 sous le nom de Takahashi.
En 2002, « Takeshi’s Castle » revient dans sa liste d’œuvres comme création. L’année suivante, « Zatoichi » concentre plusieurs fonctions sur un même titre: réalisation, montage, scénario et interprétation du personnage de Zatoichi / Ichi. Le film attire le Lion d’argent à Venise, et cette reconnaissance accompagne un usage plus frontal de ses propres outils de fabrication.
La décennie suivante le voit encore derrière d’autres titres. En 2013, « Outrage: Beyond » lui apporte l’Asian Film Award du meilleur réalisateur. La même année, « Nagi no Asukara » mentionne sa participation comme assistant editor. En 2017, il apparaît dans « Ghost in the Shell » dans le rôle d’Aramaki, preuve d’une présence qui ne se limite pas à la seule mise en scène.
Office Kitano et T.N Gon
En 1988, il fonde Office Kitano. La société reste son cadre de production jusqu’en 31 mars 2018, date de son départ pour T.N Gon. Il devient membre fondateur de cette nouvelle structure en octobre 2015, alors qu’Office Kitano a déjà accompagné plusieurs de ses films et qu’il a lancé le Tokyo Filmex en 2000.
Cette activité de production s’ajoute à une présence constante dans d’autres domaines. Il est aussi écrivain, peintre et animateur de télévision. L’ensemble compose une pratique où le cinéma ne tient pas seul la place centrale, même lorsque les récompenses viennent surtout des festivals et des institutions de cinéma.
En 2004, l’université Meiji lui décerne un titre honorifique en sciences de l’ingénierie, trente-quatre ans après son départ. En 2018, il reçoit l’Ordre du Soleil levant, rayons d’or avec rosette. Il avait déjà obtenu un Officier de la Légion d’honneur et un Commandeur des Arts et des Lettres, distinctions qui prolongent une reconnaissance venue de plusieurs pays.
Entre télévision, cinéma et peinture
En parallèle de ses films, Beat Takeshi reste lié à des programmes populaires qui fixent son image auprès du public japonais. « Takeshi’s Castle » devient l’un des titres les plus identifiables de cette présence télévisuelle, avec une forme ludique qui tranche avec ses polars de cinéma. Le même nom circule donc sur plusieurs supports, sans qu’il abandonne le contrôle de l’écriture ni celui du montage quand il passe à la réalisation.
Après l’accident de 1994, la peinture gagne une place durable. Ses toiles sont exposées en galerie, publiées sous forme de livres et intégrées à l’iconographie de ses films. Le motif n’est pas décoratif: il rejoint une manière de travailler par fragments, par coupures, par retours brusques d’une image à l’autre.
En 2020, un second mariage est mentionné dans sa vie privée, sans incidence sur sa présence publique, qui reste structurée par la télévision, le cinéma et les arts visuels. Le nom de Takeshi Kitano continue alors de se lire dans des rubriques distinctes, entre mise en scène, apparition à l’écran et production.
- 1989: « Violent Cop », réalisation et récompenses de mise en scène.
- 1997: « Hana-bi », Lion d’or à Venise.
- 2003: « Zatoichi », réalisation, scénario, montage, rôle-titre, Lion d’argent.
- 2013: « Outrage: Beyond », Asian Film Award du meilleur réalisateur.
- 2017: « Ghost in the Shell », rôle d’Aramaki.
Films et séries réalisés par Takeshi Kitano
Découvrez ses principales réalisations au cinéma et à la télévision.
Galerie photos de Takeshi Kitano
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Filmographie détaillée
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Récompenses et Nominations
Personnalités en relation
Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.























































