Joseph Losey: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Joseph Losey en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
46
œuvres recensées
46 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1939
- Dernière année recensée
- 1982
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Joseph Losey naît le 14 janvier 1909 à La Crosse, dans le Wisconsin, et suit des études supérieures à Dartmouth College, où il obtient un B.A. en 1929, puis à Harvard University, où il décroche un M.A. de littérature anglaise en 1930 (Source : Encyclopedia.com, 2018). Après l’université, il commence à écrire des critiques de livres et de théâtre, avant de partir en Europe comme correspondant pour le journal professionnel Variety, ce qui l’amène à suivre, en 1935, les cours du cinéaste soviétique Sergueï Eisenstein à Moscou (Source : Encyclopaedia Britannica, 1998). De retour aux États-Unis, il s’impose dans le théâtre new-yorkais au début des années 1930, mettant en scène diverses productions sur Broadway et pour le Federal Theatre Project, structure publique qui soutient alors un théâtre socialement engagé (Source : Encyclopaedia Britannica, 1998). En 1947, il coréalise avec Bertolt Brecht et Charles Laughton la mise en scène de la pièce Galileo Galilei, présentée au Maxine Elliott Theatre à New York avec Laughton dans le rôle-titre, une production qui s’impose comme l’un de ses succès scéniques marquants (Source : Encyclopaedia Britannica, 1998; Encyclopedia.com, 2018). Cette collaboration avec Brecht, associée à son engagement antérieur dans le théâtre politique, nourrit durablement sa conception d’un cinéma et d’un théâtre où la critique sociale occupe une place centrale (Source : Encyclopedia.com, 2018).
Passage au cinéma et premiers longs métrages américains
À la fin des années 1930, Joseph Losey commence à réaliser des films éducatifs et documentaires, obtenant en 1945 une nomination aux Oscars pour le court métrage A Gun in His Hand, ce qui contribue à sa transition vers le long métrage (Source : Encyclopaedia Britannica, 1998). Recruté par RKO à la fin des années 1940, il signe son premier long métrage de fiction, The Boy with Green Hair (1948), un film abordant le pacifisme à travers la fable d’un enfant stigmatisé, qui révèle déjà son intérêt pour les thèmes politiques et sociaux (Source : Encyclopaedia Britannica, 1998; Encyclopedia.com, 2018). Il enchaîne avec The Lawless (1950), consacré aux tensions raciales, puis The Prowler (1951), polar qui interroge la corruption policière, consolidant sa réputation de cinéaste préoccupé par l’injustice sociale (Source : Encyclopaedia Britannica, 1998; Encyclopedia.com, 2018). Dans ces années, il réalise également le remake de M (1951) et The Big Night (1951), ainsi que Stranger on the Prowl, tourné en Europe sous le pseudonyme Andrea Forzano, confirmant sa capacité à investir différents genres, du film noir au drame social (Source : Encyclopedia.com, 2018). Ces réalisations américaines, bien que parfois contraintes par les studios, posent les bases d’une œuvre où la dimension critique se conjugue avec un goût prononcé pour la mise en scène stylisée et la direction d’acteurs (Source : Encyclopedia.com, 2018).
Exil britannique, télévision et installation en Europe
Au début des années 1950, les liens de Joseph Losey avec le théâtre de gauche et son intérêt pour les questions sociales attirent l’attention de la commission d’enquête sur les activités antiaméricaines, ce qui conduit à son inscription sur la liste noire hollywoodienne en 1952 (Source : BFI Screenonline, 2007; Encyclopedia.com, 2018). Face à cette situation, il s’installe en Angleterre, où il recommence à travailler sous divers pseudonymes et dans des conditions souvent anonymes, notamment à la télévision, réalisant plusieurs épisodes de séries comme Robin Hood avant de retrouver progressivement son nom au générique (Source : BFI Screenonline, 2007). Son premier long métrage britannique, The Sleeping Tiger (1954), est officiellement signé par le réalisateur Victor Hanbury, mais marque en réalité le début de sa collaboration avec l’acteur Dirk Bogarde, qui deviendra l’un de ses interprètes récurrents (Source : BFI Screenonline, 2007). Dans la seconde moitié des années 1950, Losey tourne en Grande-Bretagne plusieurs films policiers et mélodrames, dont Time Without Pity (1957) et The Criminal/The Concrete Jungle (1960), qui confirment sa maîtrise du thriller psychologique et de la chronique carcérale (Source : Kinotuskanac, 2016; Encyclopedia.com, 2018). Parallèlement, il s’ancre durablement en Europe, où il poursuivra l’essentiel de sa carrière, naviguant entre productions britanniques, italiennes et françaises tout en conservant un regard marqué par son expérience d’exilé (Source : Encyclopedia.com, 2018).
Collaborations avec Harold Pinter et œuvres des années 1960-1970
À partir du début des années 1960, Joseph Losey entame une collaboration déterminante avec le dramaturge britannique Harold Pinter, dont il adapte plusieurs scénarios au cinéma (Source : Wikipedia, 2002; Encyclopaedia Britannica, 1998). Leur première œuvre commune, The Servant (1963), interprétée notamment par Dirk Bogarde, rencontre un fort écho critique et remporte trois British Academy Film Awards, s’imposant comme un jalon majeur du cinéma britannique de la période (Source : Wikipedia, 2002; Kiddle, s.d.). Quelques années plus tard, Accident (1967), à nouveau écrit par Pinter, obtient le Prix spécial du jury au Festival de Cannes, confirmant la pertinence de cette association entre un metteur en scène issu du théâtre politique américain et un dramaturge britannique attaché aux non-dits et à la tension psychologique (Source : Wikipedia, 2002; Kinotuskanac, 2016). En 1971, The Go-Between, troisième collaboration avec Pinter, décroche la Palme d’or au Festival de Cannes et reçoit quatre récompenses aux BAFTA en 1972 ainsi que le prix du meilleur scénario britannique de la Writers’ Guild of Great Britain, consolidant la position de Losey sur la scène internationale (Source : Wikipedia, 2002; Kiddle, s.d.). Parallèlement à ces films, il réalise d’autres œuvres marquantes des années 1960 et 1970, comme le film de science-fiction The Damned (1961), le mélodrame Eva (1962), le film d’espionnage fantaisiste Modesty Blaise (1966) ou encore Figures in a Landscape (1970), qui témoignent de la diversité des registres dans lesquels il inscrit ses préoccupations sociales et esthétiques (Source : Kinotuskanac, 2016; Encyclopedia.com, 2018).
Œuvres européennes majeures et collaborations artistiques
Dans les années 1970, Joseph Losey poursuit une activité soutenue en Europe, travaillant avec des acteurs et équipes de premier plan sur des productions tournées en plusieurs langues (Source : Encyclopedia.com, 2018). En 1975, il réalise Galileo, adaptation cinématographique de la pièce de Brecht qu’il avait mise en scène près de trois décennies plus tôt, prolongeant ainsi une relation artistique de longue durée avec l’œuvre brechtienne et confirmant la continuité entre son travail théâtral et son cinéma (Source : Wikipedia, 2002; Encyclopedia.com, 2018). L’année suivante, avec Monsieur Klein (1976), interprété notamment par Alain Delon, il signe un film situé dans le contexte de l’Occupation en France, qui remporte le César du meilleur film et le César du meilleur réalisateur en 1977, marquant une reconnaissance importante de l’industrie cinématographique française (Source : Wikipédia, 2005). Quelques années plus tard, il met en scène Don Giovanni (1979), adaptation de l’opéra de Mozart, qui obtient en 1980 une nomination au César du meilleur film et du meilleur réalisateur, illustrant son intérêt pour le répertoire lyrique et sa capacité à transposer des œuvres musicales au cinéma (Source : Wikipédia, 2005; Encyclopedia.com, 2018). En parallèle, il dirige également Boris Godunov à l’Opéra de Paris en 1980, confirmant une activité de metteur en scène d’opéra qui prolonge son expérience théâtrale et sa collaboration avec de grandes institutions culturelles européennes (Source : Encyclopedia.com, 2018).
Distinctions, reconnaissance et fin de carrière
Au fil de sa carrière, Joseph Losey voit plusieurs de ses films sélectionnés et récompensés dans de grands festivals internationaux, ce qui contribue à sa visibilité au-delà des frontières américaines et britanniques (Source : Wikipedia, 2002; Kiddle, s.d.). Il est ainsi nommé à plusieurs reprises pour la Palme d’or à Cannes, qu’il obtient en 1971 avec The Go-Between, et présente également ses œuvres à la Mostra de Venise, où il est à plusieurs reprises en lice pour le Lion d’or (Source : Wikipedia, 2002). The Servant reçoit trois British Academy Film Awards, tandis que Accident décroche un prix spécial du jury à Cannes en 1967, et The Go-Between totalise quatre récompenses aux BAFTA de 1972, confirmant l’importance de ces films dans le paysage du cinéma britannique (Source : Wikipedia, 2002; Kiddle, s.d.). En France, la double victoire de Monsieur Klein aux César de 1977, suivie des nominations de Don Giovanni en 1980, témoigne de la considération dont il bénéficie dans le milieu du cinéma d’auteur européen (Source : Wikipédia, 2005). Installé durablement en Europe après son exil, il poursuit son activité jusqu’au début des années 1980, avant de s’éteindre à Londres le 22 juin 1984, laissant une filmographie qui s’étend de la fin des années 1940 au tournant des années 1980 et qui demeure régulièrement revisitée dans les rétrospectives et publications spécialisées (Source : Encyclopaedia Britannica, 1998; ElCinema, 2023).
Films et séries réalisés par Joseph Losey
Découvrez ses principales réalisations au cinéma et à la télévision.
Galerie photos de Joseph Losey
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Filmographie détaillée
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Personnalités en relation
Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.








































