Renji Ishibashi: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Renji Ishibashi en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
414
œuvres recensées
354 films · 60 séries
- Première année recensée
- 1955
- Dernière année recensée
- 2026
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Le 9 août 1941, à Shinagawa, Tokyo, Renji Ishibashi naît dans une ville encore marquée par la guerre et ses ruines. Son nom apparaît au cinéma japonais dès 1965 avec « Le Proxénète » de Hideo Sekigawa, puis dans « Abashiri bangaichi: Bōkyō hen » et « Abashiri bangaichi: Hokkai hen » de Teruo Ishii. Il figure ensuite dans « Otoshimae » en 1967, avant une présence plus espacée au tournant des années 1980 et 1990.
Des débuts au cinéma japonais des années 1960
Les premières apparitions de Renji Ishibashi se font dans un cinéma de genre alors très productif. En 1965, il joue dans « Le Proxénète », puis retrouve Teruo Ishii la même année pour deux titres de la série « Abashiri bangaichi ». Cette entrée précoce le place déjà dans un environnement de tournage soutenu, où les acteurs passent d’un rôle à l’autre avec une rapidité qui laisse peu de place à l’esbroufe.
Le retour de 1967 avec « Otoshimae » confirme une présence régulière dans les années 1960. Le nom d’Ishibashi réapparaît ensuite dans des œuvres bien plus tardives, sans qu’une rupture nette soit posée par les informations disponibles. La continuité se lit plutôt dans la variété des projets, du film de Sekigawa aux productions de Teruo Ishii.
À partir de 1981, il retrouve l’écran avec « Les Fruits de la passion » de Shūji Terayama, où il tient le rôle de Kato. La même année, il figure aussi dans « Kemono-tachi no atsui nemuri » de Tōru Murakawa et « Masho no natsu » de Yukio Ninagawa. Cette saison-là inscrit son nom dans des films de cinéastes très différents, sans réduire sa présence à un seul courant.
Terayama, Tsukamoto, Miike
En 1984, Renji Ishibashi rejoint « Adieu l'arche » de Shūji Terayama dans le rôle de Yonetaro Tokito. Le film prolonge une relation avec un cinéaste dont l’écriture plastique et théâtrale a marqué le cinéma japonais de cette période. Quelques années plus tard, en 1988, il apparaît dans « Tetsuo » de Shin'ya Tsukamoto, puis dans « Hana no ran » de Kinji Fukasaku.
La décennie suivante le mène vers « Rōnin-gai » de Kazuo Kuroki en 1990, « Prêt à tirer » de Kōji Wakamatsu la même année, puis « Femme dans un enfer d'huile » de Hideo Gosha en 1992. En 1993, il figure dans « Kozure Ōkami: Sono chiisaki te ni » d’Akira Inoue, où il joue Matsudaira, puis dans « Le Retour de Monjiro Kogarashi » de Kon Ichikawa. Ce passage d’un nom à l’autre dessine une traversée serrée du cinéma japonais de ces années.
Les années 1990 l’installent aussi chez Takashi Miike. Il est dans « The Bird People in China » en 1998, puis dans « Audition » en 1999, où il joue Mr Shimada, et dans « Dead or Alive » la même année. Il revient ensuite dans « Agitator » en 2001, « Graveyard of Honor » et « Deadly Outlaw: Rekka » en 2002, puis « La Mort en ligne » en 2003. Cette série de collaborations place Ishibashi dans un groupe d’acteurs fréquemment sollicités par Miike, sans que les rôles ne se ressemblent d’un titre à l’autre.
Le passage au nouveau siècle
L’an 2000 le retrouve dans « Tales of the Unusual » et « Dora-heita » de Kon Ichikawa, où il joue Saibei. L’année suivante, il participe à « Le Chemin des lucioles » de Yasuo Furuhata, puis en 2002 à « Trick » de Yukihiko Tsutsumi et à « Hi wa mata noboru » de Kiyoshi Sasabe, où il tient le rôle de Kanezawa, vice-président de JVC. La même période le ramène chez Miike avec « Graveyard of Honor » et « Deadly Outlaw: Rekka ».
En 2003, il alterne plusieurs projets, dont « Moonlight Jellyfish », « Yakuza Demon », « The Man in White » et « Gozu », avant « Warabi no kō » de Hideo Onchi. En 2004, il tourne dans « Izo » de Takashi Miike et « Han'ochi » de Kiyoshi Sasabe. En 2005, il figure dans « Kita no zeronen » d’Isao Yukisada, « La Mort en ligne 2 », où il reprend l’inspecteur Motomiya, « Le Murmure des dieux » et « Shinobi ».
Le milieu des années 2000 ajoute encore « Big Bang Love, Juvenile A », « Hana » de Hirokazu Kore-eda, où il joue Shozaburo Aoki, et « Sakuran » de Mika Ninagawa. En 2007, il apparaît dans « Sukiyaki Western Django », avant « L: Change the World » en 2008 et les trois volets de « 20th Century Boys » en 2008 et 2009, où il incarne Manjūme Inshū. Le nom se maintient alors dans des productions de premier plan commercial, sans abandonner les cinéastes plus radicaux.
Télévision, voix et retours récents
En 1971, Renji Ishibashi apparaît dans « Kamen Rider » dans le rôle d’Eijiro Hikari, et dans « Yasashī nippon hito » sous le nom de Konishi. Le doublage fait aussi partie de son activité, la page japonaise le donnant comme seiyū. Plus tard, il revient à cet univers avec « Kamen Rider × Kamen Rider W & Décennie: Film War 2010 » en 2009, où il reprend Eijiro Hikari et Super Doctor Shinigami.
La télévision prolonge cette présence avec « Keizoku 2 - SPEC » en 2010 et « Hanako & Anne » en 2014, où il joue Ando Shuzo. En 2010, il est aussi dans « Outrage » de Takeshi Kitano et « Parade » d’Isao Yukisada. Quelques années plus tard, il figure dans « Pale Moon » de Daihachi Yoshida en 2014.
La période récente le retrouve dans « Kingdom » en 2019, puis dans « Tokyo Vice » en 2022, où il joue Nakahara. Un projet intitulé « Tout droit en enfer » est également mentionné pour 2026. Renji Ishibashi avance ainsi dans un répertoire qui va du film de genre aux séries, en passant par le doublage, sans que sa présence ne se laisse enfermer dans une seule période ni dans un seul type d’emploi.
Films et séries avec Renji Ishibashi
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Galerie photos de Renji Ishibashi
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