Barbara Hammer: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Barbara Hammer en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
93
œuvres recensées
93 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1955
- Dernière année recensée
- 2019
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1968, Barbara Hammer signe « Barbara Ward Will Never Die » alors qu’elle vit encore entre les bancs de l’université et les débuts d’une pratique personnelle du cinéma. Née le 15 mai 1939 à Hollywood, elle meurt le 16 mars 2019 à Manhattan, après avoir traversé plus de cinq décennies de création et d’enseignement. Réalisatrice, artiste vidéo, scénariste, monteuse, productrice, elle construit une œuvre tournée vers les formes expérimentales et les récits liés au lesbianisme.
Barbara Hammer et les études californiennes
À l’Université de Californie à Los Angeles, Barbara Hammer suit des études de psychologie jusqu’en 1961. Elle rejoint ensuite l’Université d’État de San Francisco, où elle poursuit jusqu’en 1963 avant d’y obtenir une maîtrise de littérature anglaise et une maîtrise de cinéma en 1975. Cette formation croise très tôt plusieurs disciplines et donne à ses films un ancrage théorique aussi net que pratique.
Par ailleurs, elle enseigne dans un lycée à Santa Rosa avant de se consacrer à ses films. Elle travaille aussi pour la School of Art Institute et le California College of Arts Institute. À cette époque, son activité ne se limite pas à la réalisation: elle écrit, produit et monte ses œuvres, tout en s’intéressant à l’art vidéo dans les années 1980.
Les premiers courts-métrages expérimentaux
En 1969, elle réalise « Aldebaran Sees » puis « Death of a Marriage ». Deux ans plus tard, son travail se déploie dans les courts-métrages expérimentaux que le document d’ensemble associe aux années 1970. « Superdyke Meets Madame X », tourné en 1976, et « Stress Scars & Pleasure Wrinkles », daté de la même année, figurent parmi ces titres.
Dans « Bamboo Xerox », en 1983, puis « Bedtime Stories », en 1988, elle poursuit une pratique qui mêle documentaire, travail autobiographique et recherche formelle. Ses films sont généralement en noir et blanc. Ils lui servent à explorer la sexualité féminine et à reconstruire une mémoire lesbienne sans passer par les cadres narratifs attendus.
Le titre « Superdyke Meets Madame X » revient dans sa filmographie comme l’un des repères des années 1970. Le choix de ces formes courtes correspond à une période où elle fabrique elle-même ses œuvres et leur donne une économie matérielle très précise, en marge des circuits dominants.
Une œuvre tournée vers le lesbianisme et l’histoire queer
En 1991, Barbara Hammer reçoit le National Endowment for the Arts Film Production Award pour « Nitrate Kisses ». Ce long-métrage ouvre une trilogie consacrée au lesbianisme et à l’histoire du mouvement gay, prolongée par « Tender Fictions » en 1995 et « History Lessons » en 2000. Les trois films construisent un même geste de mémoire, porté par des formes documentaires et autobiographiques.
Avec « The Female Closet » en 1998, puis « My Babushka, Searching Ukrainian Identities » en 2000, elle poursuit des enquêtes sur les identités et les représentations. « Our Grief Is Not a Cry for War », en 2003, et « Resisting Paradise », la même année, montrent un intérêt constant pour les relations entre art et politique. Dans « Resisting Paradise », elle aborde les cas d’Henri Matisse et de Pierre Bonnard.
Peu après, « Lover Other » paraît en 2005 comme un documentaire consacré au couple Claude Cahun et Suzanne Malherbe. La même logique anime « A Horse Is Not A Metaphor » en 2009, puis « Welcome To This House » en 2015. Cette suite de titres montre une attention soutenue aux corps, aux archives et aux récits queer.
Écriture, performance et enseignement
Barbara Hammer publie en 2010 son autobiographie, HAMMER! Making Movies Out of Sex and Life. Le livre reprend son travail sur le sexe, la mémoire et le cinéma, dans une forme où la pratique artistique reste inséparable de l’écriture. En 2017, la Beinecke Rare Book and Manuscript Library de l’université de Yale acquiert ses archives.
Elle joue aussi The Art of Dying or (Palliative Art Making in the Age of Anxiety) au Whitney Museum of American Art, dans sa troisième et ultime version. Cette apparition au théâtre et dans l’espace muséal prolonge un rapport au geste artistique qui ne se limite pas à la réalisation. En parallèle, elle enseigne le cinéma à l’European Graduate School de Saas-Fee, en Suisse.
En 2011, elle reçoit le Judy Grahn Award. En 2013, une bourse Guggenheim lui est attribuée, puis un Prix Lambda Literary. Son travail circule aussi grâce à Electronic Arts Intermix et Light Cone, institutions qui assurent la diffusion de ses films.
Récompenses et œuvres retenues
- « Barbara Ward Will Never Die » (1968) — réalisatrice
- « Aldebaran Sees » (1969) — réalisatrice
- « Death of a Marriage » (1969) — réalisatrice
- « Superdyke Meets Madame X » (1976) — réalisatrice
- « Stress Scars & Pleasure Wrinkles » (1976) — réalisatrice
- « Bamboo Xerox » (1983) — réalisatrice
- « Bedtime Stories » (1988) — réalisatrice
- « Nitrate Kisses » (1991) — long-métrage, réalisatrice
- « Tender Fictions » (1995) — réalisatrice
- « The Female Closet » (1998) — réalisatrice
- « History Lessons » (2000) — réalisatrice
- « My Babushka, Searching Ukrainian Identities » (2000) — réalisatrice
- « Resisting Paradise » (2003) — réalisatrice
- « Our Grief Is Not a Cry for War » (2003) — réalisatrice
- « Lover Other » (2005) — réalisatrice
- National Endowment for the Arts Film Production Award pour « Nitrate Kisses » — 1991
- Judy Grahn Award — 2011
- Bourse Guggenheim — 2013
- Prix Lambda Literary
Films et séries réalisés par Barbara Hammer
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Galerie photos de Barbara Hammer
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Filmographie détaillée
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Personnalités en relation
Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.














































