George Melford: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de George Melford en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
155
œuvres recensées
155 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1909
- Dernière année recensée
- 1956
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1931, « Drácula » place George Melford au centre d’un film tourné en version alternative. Le nom de George H. Melford, né le 19 février 1877 à Rochester, apparaît alors dans une circulation de productions où la mise en scène compte autant que le sujet lui-même. Mort le 25 avril 1961 à Hollywood, il laisse derrière lui une activité qui traverse la réalisation, l’écriture, la production et le jeu.
George Melford et le muet américain
En 1911, « Arizona Bill » et « For Her Brother's Sake » figurent parmi ses premiers travaux datés. L’année suivante, « The Bugler of Battery B », « The Soldier Brothers of Susanna » et « Saved from Court Martial » installent un rythme de production soutenu, typique d’une période où le cinéma américain fabrique ses formes à grande vitesse.
Sur cette période, les titres se succèdent avec une régularité presque industrielle: « The Usurer », « The Quicksands », « The Prison Stain », « The Invisible Power ». Plusieurs films de 1915 et 1916 s’ajoutent à cette série, parmi lesquels « Young Romance », « Stolen Goods », « The Woman », « Out of the Darkness », « The Explorer » et « Tennessee's Pardner ». George Melford y travaille déjà comme réalisateur, avec des crédits qui témoignent d’une présence continue dans le long métrage américain des années 1910.
La décennie suivante le voit passer à des titres comme « The Cost of Hatred », « The Crystal Gazer », « The Call of the East » et « Nan of Music Mountain ». Ces mentions dessinent une filmographie qui traverse les années de mutation du muet, sans que l’on ait besoin d’y plaquer une légende héroïque. Les faits suffisent: George Melford tourne beaucoup, dans des délais courts, au sein d’un système qui repose sur la production régulière.
Le virage de « Drácula »
En 1931, « Drácula » le désigne comme réalisateur d’une version alternative. Ce crédit reste le plus immédiatement repérable dans son nom public. L’œuvre inscrit George Melford dans une histoire de fabrication parallèle, où un même matériau peut être réorganisé pour d’autres publics ou d’autres circuits de diffusion.
Par la suite, son nom réapparaît surtout dans des emplois d’acteur, souvent non crédités. « Gouverneur malgré lui » en 1940, « La Reine des rebelles » et « L’Homme de la rue » en 1941 le montrent dans des apparitions brèves, suivies de « Héros d'occasion » en 1944 et « Le Lys de Brooklyn » en 1945. Le mouvement se poursuit avec « Californie terre promise » en 1947, « Appelez Nord 777 » en 1948 et « Le petit train du Far West » en 1950.
Ces apparitions ne forment pas un simple appendice. Elles montrent un homme dont le nom continue à circuler dans des productions de studio, avec des fonctions différentes selon les années. George Melford apparaît comme prêtre dans « L'Égyptien » en 1954, puis dans « Les Dix Commandements » en 1956 pour « Hebrew at Golden Calf / Nobleman ». La même période lui attribue encore « Meurtre prémédité » en 1953.
Des années 1940 aux derniers crédits
En 1941, « La Reine des rebelles » et « L'Homme de la rue » le placent dans des rôles secondaires, puis « Gouverneur malgré lui » en 1940 l’avait déjà montré dans un emploi de sénateur. Ces mentions, brèves et souvent sans nom de personnage complet, relèvent d’une présence de plateau qui accompagne ses années tardives. George Melford n’est pas alors seulement associé à la mise en scène.
Dans « Héros d'occasion » en 1944, « Le Lys de Brooklyn » en 1945 et « Californie terre promise » en 1947, il figure à l’écran sans que le rôle soit toujours nommé. « Appelez Nord 777 » en 1948 et « Le petit train du Far West » en 1950 prolongent cette séquence. Les titres montrent une continuité de présence dans le cinéma américain des années 1940 et du début des années 1950.
Le passage à « L'Égyptien » et aux « Dix Commandements » signale enfin une activité qui dure jusqu’au milieu des années 1950. George Melford meurt en 1961, à 84 ans, après une carrière où la réalisation occupe la place la plus visible, mais où l’écran continue de le retenir longtemps.
Réalisateur, acteur, scénariste, producteur
Le profil qui lui est attaché associe réalisation, jeu, scénario et production. Cette variété de fonctions correspond à une période où beaucoup de professionnels du cinéma américain passent d’un poste à l’autre sans cloison strict. George Melford appartient à cette génération de travailleurs du studio qui connaissent plusieurs métiers du film.
Ses crédits de réalisation des années 1910, puis « Drácula » en 1931, forment l’ossature la plus lisible de son activité. Ses apparitions d’acteur dans les années 1940 et 1950 ajoutent une seconde ligne, moins spectaculaire mais bien réelle, où il figure dans des films signés par d’autres. Le nom de George Melford se maintient ainsi dans l’histoire du cinéma américain par des usages successifs, du muet aux productions de l’après-guerre.
Films et séries réalisés par George Melford
Découvrez ses principales réalisations au cinéma et à la télévision.
Galerie photos de George Melford
3 photos affichées.
Filmographie détaillée
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Personnalités en relation
Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.















































