Travis Banton: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Travis Banton en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
187
œuvres recensées
187 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1925
- Dernière année recensée
- 1951
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1924, Travis Banton entre chez Paramount Pictures comme chef costumier, après un passage par le dessin de mode à New York. Né à Waco, au Texas, le 18 août 1894, mort à Los Angeles le 2 février 1958, il construit surtout son nom autour des costumes de cinéma, avec une présence nette auprès de Marlène Dietrich et de Mae West.
Travis Banton, des ateliers de Paramount aux grandes silhouettes de studio
Le nom de Travis Banton apparaît d’abord dans les ateliers de Paramount Pictures, où il prend en 1924 les fonctions de chef costumier. Cette arrivée place son travail au cœur du système hollywoodien des années 1920, alors que les studios façonnent leurs vedettes par le vêtement autant que par le cadrage.
Ses premiers crédits signalent une attention constante aux actrices de premier plan. En 1929, il signe les costumes de « The Canary Murder Case » pour Louise Brooks et Jean Arthur, puis ceux de « Parade d'amour » pour Jeanette MacDonald la même année. Deux titres suffisent déjà à fixer un axe de travail précis, centré sur des figures féminines dont la présence passe aussi par la coupe, les matières et la ligne générale du costume.
En 1930 et 1931, il travaille pour Marlène Dietrich sur « Cœurs brûlés » et « Agent X 27 ». Viennent ensuite « Shanghai Express » en 1932, puis « Blonde Vénus » en 1932 encore. À partir de là, le lien entre l’actrice et le costumier devient l’un des repères les plus identifiables de sa production.
Dietrich, West, Colbert: la couture comme écriture de studio
Les collaborations avec Marlène Dietrich se prolongent avec « Le Cantique des cantiques » en 1933, « L'Impératrice rouge » en 1934, « La Femme et le Pantin » en 1935, puis « Désir » en 1936 et « Ange » en 1937. La répétition des titres au sein de cette période dit moins une simple continuité contractuelle qu’un travail suivi sur une image publique déjà très dessinée.
Mae West lui confie les costumes de « Ce n'est pas un péché » en 1934 et de « Je veux être une Lady » en 1935. Claudette Colbert passe aussi par ses mains dans « Princesse Nadia » en 1933, « Chanteuse de cabaret » la même année, puis « Cléopâtre » en 1934. Le film de Cecil B. DeMille donne un relief particulier à cette collaboration, suivie par « Aller et Retour » en 1935 et « Je veux me marier » en 1935.
L’année 1936 ajoute « Mon homme Godfrey » pour Carole Lombard, tandis que 1937 mène à « La Vie facile » avec Jean Arthur et « La Furie de l'or noir » avec Irene Dunne. Travis Banton intervient aussi pour Barbara Stanwyck dans « La Loi du milieu » en 1937. La décennie suivante garde cette circulation entre visages connus et productions de studio, sans rupture visible dans les noms retenus ici.
Les années 1940 chez Fox et Universal
En 1939, Travis Banton conçoit les costumes de « Raffles, gentleman cambrioleur » pour Olivia de Havilland. L’année suivante, il signe « Le Retour de Frank James » avec Gene Tierney et « Le Signe de Zorro » avec Linda Darnell. Ces titres marquent une présence forte dans des productions de la Fox, sur une période où il se rapproche aussi de l’organisation des grands studios de l’époque.
Entre 1939 et 1941, il travaille à la 20th Century Fox, puis rejoint Universal Pictures de 1945 à 1948. Sur cette période, les crédits montrent un déplacement net vers d’autres ensembles de production, avec « Chasse à l'homme » en 1941 pour Joan Bennett, « Les Pionniers de la Western Union » en 1941, « Arènes sanglantes » en 1941 avec Rita Hayworth et Linda Darnell, puis « La Reine des rebelles » en 1941 comme costumer.
Les années suivantes l’associent encore à plusieurs actrices majeures de l’écran américain. Il signe les costumes de « Notre cher amour » en 1945 et de « A Night in Paradise » en 1946 pour Merle Oberon, puis ceux de « Magnificent Doll » en 1946 pour Ginger Rogers. En 1946 toujours, « Sister Kenny » et « L'Impératrice magnifique » prolongent cette activité, avant « Le deuil sied à Électre » en 1947 et « The Velvet Touch » en 1948.
Une œuvre de costumes avant tout féminine
Les titres associés à Travis Banton forment un ensemble où dominent les personnages féminins de premier plan. Jeanette MacDonald dans « Une heure près de toi » en 1932 et « Aimez-moi ce soir » la même année, Carole Lombard dans « La Dernière Rumba » et « La Folle Confession », Rosalind Russell dans « Peter Ibbetson a raison » en 1947 ou Joan Fontaine dans « Lettre d'une inconnue » en 1948 prolongent cette ligne.
Irene Dunne apparaît dans « Mon cow-boy adoré » en 1950, signe que son nom reste attaché à des films plus tardifs que les années Dietrich. D’autres crédits, tels « Les Ailes », « Her Wedding Night », « Le Démon sur la ville » ou « La Huitième Femme de Barbe-Bleue », montrent une activité régulièrement répartie sur plus de deux décennies, sans qu’il soit besoin d’y chercher un récit d’évolution linéaire.
Le travail de Travis Banton s’inscrit dans une industrie où le costume structure l’apparition des stars. Ses collaborations successives avec Dietrich, West, Colbert, Lombard, Dunne, Hayworth ou Russell donnent à voir une pratique du vêtement pensée pour l’écran, à une époque où le studio impose encore une esthétique d’ensemble et où le costumier reste l’un des artisans les plus visibles du dispositif.
Filmographie de Travis Banton
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