Peter Greenaway: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Peter Greenaway en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
88
œuvres recensées
87 films · 1 série
- Première année recensée
- 1962
- Dernière année recensée
- 2026
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1962, au Walthamstow College of Art, Peter Greenaway commence des études de muraliste. Il a alors pour camarade Ian Dury. En 1965, il rejoint le Central Office of Information, où il travaille pendant 15 ans comme monteur et réalisateur.
Du dessin au cinéma expérimental
Très tôt, Peter Greenaway veut devenir peintre. Le cinéma européen l’attire d’abord par Ingmar Bergman, puis par la Nouvelle Vague française, Jean-Luc Godard et surtout Alain Resnais. «L’Année dernière à Marienbad» de Resnais, sorti en 1961, pèse lourd dans cette formation du regard, tout comme la relation de travail qu’il noue avec le chef opérateur Sacha Vierny.
Au COI, il réalise une suite de courts films expérimentaux. «Train» en 1966 fixe les derniers trains à vapeur de Waterloo sur une musique concrète. «Tree», la même année, part d’un arbre crénelé dressé dans le béton devant le Royal Festival Hall. À la fin des années 1970, «Vertical Features Remake» puis «A Walk Through H» creusent des formes de montage arithmétique et de cartographie imaginaire.
«The Falls», en 1980, ouvre son long métrage avec une encyclopédie de la fuite liée à 92 victimes du Violent Unknown Event. Le film installe une méthode où l’inventaire compte autant que la narration, avec des blocs, des séries, des motifs qui reviennent sans se laisser réduire au récit classique.
Les années 1980, de «Meurtre dans un jardin anglais» à «Le Cuisinier, le voleur, sa femme et son amant»
En 1982, «The Draughtsman's Contract» paraît sous le titre français «Meurtre dans un jardin anglais». Suivent «A Zed & Two Noughts» en 1985, «The Belly of an Architect» en 1987 puis «Drowning by Numbers» en 1988. Les titres s’additionnent sans gommer leur logique commune, faite de compositions réglées, d’architectures visibles et de rapports tendus entre les corps, les objets et les espaces.
«Le Cuisinier, le voleur, sa femme et l’amant», en 1989, reste l’un des films les plus cités de cette période. Peter Greenaway en signe le scénario et la réalisation. Michael Nyman compose plusieurs musiques de cette décennie. Le même mouvement lie l’image à une partition qui ne sert pas de simple accompagnement, mais organise la respiration du film.
La même année, il collabore avec Tom Phillips pour «A TV Dante», feuilleton télévisé qui dramatise les premiers chants de «L’Enfer» de Dante. L’objet prolonge ses films par d’autres formes de montage, avec la même volonté de traiter textes et images comme des matières à découper, déplacer, reconfigurer.
Les années 1990, entre opéra, littérature et cinéaste plasticien
«Prospero's Books» sort en 1991, suivi de «The Baby of Mâcon» en 1993. «The Pillow Book», en 1995, porte aussi sa signature au montage et au scénario, et «8½ Women» paraît en 1999. Les œuvres de cette décennie prolongent les liens entre littérature, image et dispositif visuel, sans quitter les constructions très composées qui traversent son travail.
À cette époque, Peter Greenaway écrit dix livrets d’opéra regroupés sous le titre «Death of a Composer». Le cycle prend pour point commun la mort de dix compositeurs, d’Anton Webern à John Lennon, avec des figures fictives au milieu. En 1995, Louis Andriessen achève le sixième livret, «Rosa – A Horse Drama».
Par ailleurs, Greenaway vit à Amsterdam. Son travail déborde alors le cinéma vers les expositions, les sites Web multimédias et les installations vidéo numériques. L’ensemble garde le même centre de gravité: le montage, les images juxtaposées, la circulation entre les formes, les reprises d’une œuvre à l’autre.
Projets multimédias et retours vers les maîtres de la peinture
En 2003, «The Tulse Luper Suitcases, Part 1: The Moab Story» inaugure un projet multimédia qui donne naissance à 3 films, un site web, 2 livres, une exposition itinérante et un long métrage reprenant le contenu des 3 premiers films. La même année, il participe à «Cinema16: British Short Films» avec une intervention de commentaire sur «Dear Phone».
Le 17 juin 2005, il apparaît pour la première fois comme VJ dans un club artistique d’Amsterdam, sur une musique de Serge Dodwell, alias Radar. L’année suivante, il lance «Neuf peintures classiques revisitées», série d’installations vidéo numériques autour de «La Ronde de nuit» de Rembrandt, exposée au Rijksmuseum d’Amsterdam.
En 2007, «La Ronde de nuit» devient un long métrage consacré à Rembrandt, intitulé en anglais «Nightwatching». Le 12 octobre de la même année, il crée «Peopling the Palaces at Venaria Reale» au Palais royal de Venaria, avec 100 vidéoprojecteurs. En 2008, il organise à Milan une représentation d’une nuit qui remixe «La Cène» de Léonard de Vinci.
Rembrandt, Véronèse et les arts de la projection
En 2009, à la Biennale de Venise, Greenaway présente une exploration numérique des «Noces de Cana» de Paolo Véronèse. La présentation dure 50 minutes et mêle gros plans, diagrammes animés et bande sonore composée de musique et de dialogues imaginés pour les 126 invités représentés sur la toile. Le dispositif s’inscrit dans une série de sujets picturaux qu’il envisage aussi pour «Guernica», «Un dimanche après-midi à l'île de la Grande Jatte», «Les Ménines» et «Le Jugement dernier».
En 2008, «Rembrandt's J'Accuse» complète le diptyque ouvert par «Nightwatching». La décennie suivante, en 2014, l’année-croisée Russie-Grande-Bretagne donne lieu à «L'Âge d'or de l'Avant-garde russe», exposition-installation vidéo ouverte à Moscou le 24 avril. L’installation associe jeux de lumière, effets sonores, musique et vidéo pour traverser plusieurs figures de l’avant-garde russe.
En 2011, Peter Greenaway est interviewé par Clive Meyer pour «Critical Cinema: Beyond the Theory of Practice», où il critique la théorie cinématographique qui sépare le cinéma des autres médias. Cette prise de position correspond à une pratique déjà installée: films, opéra, exposition, performance et interfaces numériques circulent chez lui sans frontière nette.
- 1980: «The Falls»
- 1982: «The Draughtsman's Contract»
- 1985: «A Zed & Two Noughts»
- 1987: «The Belly of an Architect»
- 1988: «Drowning by Numbers»
- 1989: «Le Cuisinier, le voleur, sa femme et l’amant»
- 1991: «Prospero's Books»
- 1993: «The Baby of Mâcon»
- 1995: «The Pillow Book»
- 1999: «8½ Women»
- 2003: «The Tulse Luper Suitcases, Part 1: The Moab Story»
- 2007: «La Ronde de nuit»
- 2008: «Rembrandt's J'Accuse»
- 2025: «Ritratti di cinema»
Films et séries réalisés par Peter Greenaway
Découvrez ses principales réalisations au cinéma et à la télévision.
Galerie photos de Peter Greenaway
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Filmographie détaillée
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Récompenses et Nominations
Personnalités en relation
Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.

















































