Henrik Ibsen: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Henrik Ibsen en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
146
œuvres recensées
134 films · 12 séries
Biographie
En 1850, Catilina paraît à compte d’auteur après un refus du Christiana Theater. Le texte, signé sous le pseudonyme de Brynjolf Bjarme, ouvre la vie publique d’Henrik Ibsen, né à Skien le 20 mars 1828 et mort à Christiania le 23 mai 1906.
Les années de formation entre pharmacie, études et écriture
En 1844, Ibsen quitte Skien pour Grimstad. Il y travaille comme apprenti en pharmacie chez Jens Aarup Reimann, tout en préparant des études de médecine. La voie médicale est vite abandonnée, mais les nuits restent occupées par la lecture, les cours privés de latin et l’écriture.
La confirmation reçue en 1843, après le déménagement familial à Gjerpen, compte parmi les repères de cette jeunesse. La faillite des affaires du père en 1836 a déjà désuni le foyer, tandis que la mère se tourne vers le mysticisme protestant. Cette atmosphère nourrit plusieurs pièces, dont Une maison de poupée.
Les événements révolutionnaires de 1848 déclenchent l’écriture de « Cataline », rédigée l’année suivante. En 1850, la pièce est publiée à 250 exemplaires, puis jouée pour la première fois à Stockholm en 1881. Ibsen entre alors à Christiania pour passer son baccalauréat et rejoindre l’université, tout en collaborant au journal de l’Association des étudiants et à l’hebdomadaire littéraire et satirique Andhrimner.
Bergen, Christiania, Copenhague, la mobilité des débuts
En 1851, Ole Bull lui propose la direction artistique du Norske Theater de Bergen. Ibsen accepte et s’installe dans la ville. Il y reste jusqu’en 1857, avec un voyage d’études à Copenhague en 1852 et un autre à Bergen la même année.
Cette période s’ouvre sur Le Tertre des guerriers, joué pour la première fois le 26 septembre 1850 à Christiania devant 557 spectateurs. En 1851, Norma est publié. Le jeune auteur s’intéresse alors à la politique, au syndicalisme et au mouvement socialiste de Marcus Thrane.
En 1857, il revient à Christiania, où il demeure jusqu’en 1864. Il y occupe des fonctions de direction au théâtre, avant de quitter la Norvège. Dans ces années, l’écriture se mêle à l’institution théâtrale, sans que l’une efface l’autre. Peu après, le départ vers Copenhague, Berlin, Venise puis Rome inscrit la suite de sa vie dans une circulation européenne durable.
L’exil européen et la grande période romaine
En 1864, Ibsen quitte la Norvège pour Copenhague, Berlin, Venise et Rome. Il réside à Rome jusqu’en 1868, puis revient brièvement à Munich la même année. La décennie suivante le voit alterner entre Rome, Dresde, Munich et Stockholm, avant d’autres séjours en Italie et en Allemagne.
Cette mobilité accompagne la maturation de pièces qui deviennent centrales dans son travail. Une maison de poupée paraît en 1879, Un ennemi du peuple en 1882, Le Canard sauvage en 1884, Rosmersholm en 1886 et Hedda Gabler en 1890. Chaque titre s’inscrit dans une séquence précise, sans qu’il soit nécessaire de lui prêter un statut que les faits ne donnent pas.
En parallèle, l’auteur reste lié à un espace nordique et germanique fait d’allers-retours entre villes, séjours et installations plus longues. Ses domiciles successifs disent cette vie mouvante: Kristiania, Bergen, Copenhague, Munich, Vienne, Budapest, Trondheim, Molde et Stockholm figurent dans cette carte européenne. Cette dispersion n’efface pas la continuité de l’écriture, qui suit ses déplacements.
De « Une maison de poupée » à « Hedda Gabler »
Une maison de poupée, publiée en 1879, s’impose vite comme un repère de son œuvre dramatique. Ibsen enchaîne avec Un ennemi du peuple, puis avec Le Canard sauvage, Rosmersholm et Hedda Gabler. Ces titres jalonnent la fin du XIXe siècle et traversent aussi les scènes d’après sa mort.
La présence de ses pièces au cinéma et à la télévision en porte la trace. Armchair Theatre lui associe un crédit d’écriture en 1956, tandis que BBC Play of the Month lui attribue un crédit d’auteur en 1965. Une maison de poupée et Un ennemi du peuple reviennent encore en 1959, 1978 et 1990 dans des adaptations où figurent les mentions de récit original ou de pièce de théâtre.
Le corpus gagne aussi d’autres passages audiovisuels, avec Peer Gynt en 1981, The Daughter en 2015 et Aakasha Gopuram en 2008. Hedda, annoncé pour 2025, prolonge cette circulation. Un film comme Carl Størmer og hans detektivkamera lui associe même des images d’archives, preuve d’une présence devenue patrimoniale.
Reconnaissances, titres et dernière période
Plusieurs distinctions ponctuent la dernière partie de sa vie. Ibsen reçoit la Grand-croix de l’ordre de Saint-Olaf, la Grand-croix de l’ordre de Vasa, la Grand-croix de l’ordre royal de l’Étoile polaire, la Grand-croix de l’ordre du Dannebrog, le Knight Grand Officer of the Order of the Saxe-Ernestine et l’Ordre du Médjidié de 3e classe. Une King Oscar II's reward medal figure aussi parmi ses distinctions.
En 1885, il revient plusieurs fois entre Trondheim, Christiania, Molde, Copenhague et Bergen avant de se fixer à nouveau à Christiania. En 1891, d’autres séjours le mènent à Vienne, Budapest puis Munich. La dernière décennie se déroule entre Christiania, Copenhague et Stockholm, jusqu’à sa mort en 1906.
Le nom de Henrik Johan Ibsen reste attaché au réalisme dramatique, à la poésie et à un ensemble de pièces devenues des repères de la scène occidentale. Sa signature figure encore dans les archives visuelles, et sa sépulture est indiquée au Cimetière de Notre-Sauveur, où il est enterré le 1er juin 1906.
Films et séries écrits par Henrik Ibsen
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