Carlos Reichenbach: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Carlos Reichenbach en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
82
œuvres recensées
82 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1968
- Dernière année recensée
- 2012
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1968, As Libertinas place Carlos Reichenbach au cœur d’un cinéma brésilien qui s’invente hors des circuits policés. Le film à sketches, coréalisé avec João Callegaro et Antônio Lima, ouvre une série d’œuvres où la réalisation s’accompagne d’un travail d’écriture et, par moments, d’image.
Carlos Reichenbach et la Boca do Lixo
Né le 14 juin 1945 à Porto Alegre, dans le Rio Grande do Sul, Carlos Reichenbach arrive à São Paulo à l’âge d’un an. Il se forme à l’Escola Superior de Cinema São Luiz, où il croise des noms qui comptent pour son apprentissage, de Roberto Santos à Paulo Emílio Sales Gomes, en passant par Décio Pignatari et Mário Chamie.
Luís Sérgio Person occupe une place décisive dans ce cheminement. Le cinéaste l’incite vers la réalisation, au moment où São Paulo devient pour lui un terrain de travail et d’observation, lié à la Boca do Lixo et à ce cinéma marginal qu’il contribue à faire exister.
Entre 1971 et 1974, il réalise et photographie plus de 200 films commerciaux et institutionnels. Cette activité nourrit une pratique technique très concrète, avant que ses propres longs métrages ne fixent plus nettement sa place parmi les cinéastes paulistes du cinéma d’auteur brésilien.
Les années 1970, de l’écriture à la mise en scène
Gringo, o Último Matador paraît en 1972. Le titre inscrit Reichenbach dans une première séquence de travail où l’écriture et la réalisation s’entrecroisent déjà, avant Lilian M: Relatório Confidencial en 1975, où il signe le scénario.
Belas e Corrompidas, sorti en 1977, ajoute un crédit de casting musical à un ensemble de fonctions qui dépasse la seule direction. La même période voit revenir l’idée du film à sketches et des formes composites, qui l’accompagnent de manière régulière.
En 1979, A Ilha dos Prazeres Proibidos porte plusieurs de ses responsabilités à l’écran. Il en assure la réalisation, l’écriture et la photographie, puis O Gosto do Pecado en 1980 le retrouve chef opérateur. Le geste reste concret, attaché aux moyens de production, aux contraintes d’équipe et à la circulation entre postes.
Cette décennie installe aussi un rapport continu au long métrage. Soberano arrive en 2005, mais les années 1970 posent déjà une manière de travailler où le scénario, la caméra et la direction se répondent sans cloison fixe.
Un cinéma de fiction très exposé aux marges
O Paraíso Proibido suit en 1971, puis Corrida em Busca do Amor en 1972. Ces premiers titres de mise en scène apparaissent avant les œuvres qui fixeront davantage son nom dans la production pauliste des années 1970 et 1980.
Sede de Amar et Amor, Palavra Prostituta, tous deux datés de 1979 et 1982 dans les repères réunis, prolongent cette ligne. Reichenbach y tient la réalisation dans un cinéma de fabrication souvent serrée, traversé par des formats variés et des collaborations changeantes.
Les années 1980 le voient passer par Filme Demência en 1986 et Anjos do Arrabalde en 1987. Ces titres marquent une continuité de mise en scène qui garde la même attention aux corps, aux espaces urbains et aux formes de récit éclatées, sans quitter le cadre du long métrage.
La décennie suivante ouvre sur L’Âme corsaire en 1993, puis Dois Córregos en 1999. Entre les deux, il signe le court métrage Olhar e Sensação en 1994, avant de revenir à des formats courts avec Equilíbrio e Graça en 2002.
Des retours réguliers à la mise en scène
Garotas do ABC sort en 2003, suivi de Bens Confiscados en 2005. Reichenbach y retrouve le long métrage après des années d’allers-retours entre fiction, courts formats et activités de chef opérateur, sans rompre avec l’économie de production qu’il a connue depuis ses débuts.
Falsa Loura, en 2007, compte parmi ses derniers titres de réalisation. Il y apparaît aussi comme interprète d’un Man in Bus Station, avant de signer le film et son scénario, geste qui ramène son travail à ce va-et-vient constant entre écriture, direction et présence à l’image.
Le court métrage Essa Rua tão Augusta, en 1967, avait déjà précédé ces longs formats. Reichenbach laisse ainsi une œuvre traversée par des durées différentes, des épisodes, des fragments et des projets plus amples, sans s’installer dans une seule fonction.
Prix, livres et dernière date
Le texte source mentionne plusieurs prix reçus au Brésil et à l’étranger, sans en détailler les intitulés. Il signale aussi un livre, Carlos Reichenbach: O Cinema Como Razão de Viver, publié à São Paulo en 2004 par Marcelo Lyra.
Reichenbach meurt le 14 juin 2012 à São Paulo, le jour même de ses 67 ans. Sa filmographie connue aligne des courts métrages, des films à sketches et des longs métrages, avec des rôles de scénariste, de chef opérateur, d’enseignant, de photographe, de critique, d’acteur et d’essayiste.
Le dernier repère chronologique retenu, Falsa Loura en 2007, ferme une suite de travaux commencée sous le signe de As Libertinas et prolongée pendant plus de trois décennies. Son nom reste lié à São Paulo, à la Boca do Lixo et à une pratique du cinéma où plusieurs métiers se croisent dans le même geste.
Films et séries réalisés par Carlos Reichenbach
Découvrez ses principales réalisations au cinéma et à la télévision.
Galerie photos de Carlos Reichenbach
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Filmographie détaillée
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Personnalités en relation
Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.






































































