Mariangela Melato: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Mariangela Melato en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
61
œuvres recensées
57 films · 4 séries
- Première année recensée
- 1970
- Dernière année recensée
- 2010
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Mariangela Melato naît à Milan, en Lombardie, le 19 septembre 1941 et se forme d’abord dans le milieu théâtral milanais avant de rejoindre des compagnies professionnelles au tournant des années 1960 (Source : IMDb, 2013). Elle entre en 1960 dans la compagnie de Fantasio Piccoli, où elle débute comme jeune actrice dans la pièce « Binario cieco » de Terron, ce qui l’inscrit d’emblée dans un répertoire contemporain exigeant (Source : YouTube – La signora del teatro.it, 2010). Quelques années plus tard, entre 1963 et 1965, elle travaille avec Dario Fo dans les spectacles « Settimo: ruba un po’ meno » et « La colpa è sempre del diavolo », participant à une forme de théâtre politique et satirique marquante dans l’Italie de l’époque (Source : YouTube – La signora del teatro.it, 2010). En 1966, elle rejoint le Teatro Stabile de Trieste, avant de collaborer en 1967 avec Luchino Visconti sur « La monaca di Monza », expérience qui consolide sa présence sur la scène nationale (Source : YouTube – La signora del teatro.it, 2010). En 1968, son affirmation décisive intervient avec « Orlando furioso » mis en scène par Luca Ronconi, œuvre emblématique de la nouvelle mise en scène italienne, qui fera d’elle l’une des interprètes clés de cette aventure théâtrale (Source : Wikipedia italien, 2006).
Consolidation théâtrale et travail avec Luca Ronconi
Après le succès d’« Orlando furioso », Mariangela Melato continue de s’imposer au théâtre en multipliant les collaborations avec Luca Ronconi et d’autres metteurs en scène de premier plan (Source : MYmovies, 2025). Elle interprète notamment Olimpia dans les différentes déclinaisons d’« Orlando furioso », puis aborde des rôles dans « Tragedia del vendicatore » et dans l’« Orestea », où elle incarne Cassandra, renforçant sa réputation d’interprète capable de s’approprier des textes complexes (Source : MYmovies, 2025). Au cours des années 1980, elle se mesure à de grandes figures tragiques, jouant « Medea » en 1986 et « Fedra » en 1987, confirmant son inscription dans un répertoire classique et contemporain exigeant (Source : Wikipedia italien, 2006). Parallèlement, elle participe à « Il caso di Alessandro e Maria » de Giorgio Gaber et Sandro Luporini en 1982, croisant ainsi les univers de la chanson, du cabaret et du théâtre de recherche (Source : Wikipedia italien, 2006). En 1993, elle est associée au Teatro Stabile de Gênes et joue notamment « Un tram che si chiama desiderio » présenté au Festival dei Due Mondi de Spoleto, puis « L’affare Makropulos », ouvrant une nouvelle phase de sa carrière scénique (Source : YouTube – La signora del teatro.it, 2010). Dans les années suivantes, elle poursuit cette trajectoire avec « Il lutto si addice ad Elettra », « La Dame de Chez Maxim », « Fedra » ou encore « Madre Coraggio », consolidant un parcours théâtral de longue durée (Source : MYmovies, 2025).
Premiers pas au cinéma et percée des années 1970
Le cinéma s’ouvre à Mariangela Melato au début des années 1970, avec des débuts dans « Thomas e gli indemoniati » de Pupi Avati et « Basta guardarla » de Luciano Salce, sortis en 1970 (Source : Wikipedia italien, 2006). Elle accède à une visibilité plus large en 1971 grâce à « Per grazia ricevuta » de Nino Manfredi, où elle participe à un film récompensé à Cannes et bien accueilli par la critique italienne (Source : Wikipedia italien, 2006). La même année marque un tournant avec « La classe operaia va in paradiso » d’Elio Petri, aux côtés de Gian Maria Volonté, œuvre située au croisement du cinéma politique et du drame social, qui lui vaut le Nastro d’argento de la meilleure actrice en 1972 (Source : Wikipedia anglais, 2006). En 1972, elle tourne « Mimì metallurgico ferito nell’onore » de Lina Wertmüller, qui lui apporte un nouveau Nastro d’argento l’année suivante, confirmant son ancrage dans un cinéma qui interroge les mutations sociales et les rapports de classe (Source : Wikipedia italien, 2006). Parallèlement, elle apparaît dans « Lo chiameremo Andrea » de Vittorio De Sica et « Il generale dorme in piedi », poursuivant une présence régulière sur les écrans (Source : MYmovies, 2025). Cette période installe durablement son nom dans le paysage cinématographique italien des années 1970.
Collaborations avec Lina Wertmüller et cinéma international
La collaboration de Mariangela Melato avec Lina Wertmüller constitue l’un des axes centraux de sa filmographie des années 1970 (Source : MYmovies, 2025). Outre « Mimì metallurgico ferito nell’onore » en 1972, elle tourne sous la direction de la cinéaste « Film d’amore e d’anarchia » en 1973, qui interroge la violence politique et les rapports de pouvoir dans l’Italie de l’entre-deux-guerres (Source : YouTube – La signora del teatro.it, 2010). En 1974, elle incarne Raffaella Pavone Lanzetti dans « Travolti da un insolito destino nell’azzurro mare d’agosto », toujours réalisé par Wertmüller, où le registre de la comédie se combine à une réflexion sociale qui contribue à la reconnaissance internationale du film (Source : IMDb, 2013). Cette visibilité favorise sa participation à des productions plus larges, notamment le film de science-fiction « Flash Gordon » de Mike Hodges en 1980, où elle interprète le général Kala, rôle marquant de son incursion dans le cinéma de genre anglo-saxon (Source : IMDb, 2013). En parallèle, elle travaille régulièrement avec des réalisateurs italiens comme Sergio Citti dans « Casotto » (1977) et « Mortacci » (1988), maintenant un lien constant avec la production nationale (Source : YouTube – La signora del teatro.it, 2010). Ces collaborations multiples dessinent un parcours où le cinéma d’auteur et le cinéma populaire coexistent sans rupture.
Rôles dramatiques et comiques au cinéma
Tout au long de sa carrière, Mariangela Melato alterne des rôles dramatiques et des compositions comiques dans un large éventail de genres (Source : YouTube – La signora del teatro.it, 2010). Elle apparaît dans « Caro Michele » de Mario Monicelli en 1976, film qui lui vaut un Nastro d’argento et un David di Donatello, soulignant l’attention portée à ses performances dramatiques (Source : Wikipedia italien, 2006). Elle tourne ensuite « Dimenticare Venezia » de Franco Brusati, sorti en 1979, œuvre intimiste récompensée par un Nastro d’argento pour son interprétation (Source : Wikipedia italien, 2006). En 1981, « Aiutami a sognare » de Pupi Avati lui offre un nouveau rôle central, distingué à la fois par un David di Donatello et un Nastro d’argento, confirmant sa capacité à porter des récits ancrés dans l’histoire italienne du XXe siècle (Source : Wikipedia anglais, 2006). Sur un versant plus ouvertement comique, elle tient le rôle-titre de « La poliziotta » de Steno en 1974, qui lui rapporte son premier David di Donatello de la meilleure actrice et installe un personnage de policière pris dans des situations satiriques (Source : Wikipedia italien, 2006). Elle participe également à « La presidentessa » de Luciano Salce, à « Saxofone » de Renato Pozzetto ou encore à « Oggetti smarriti » de Giuseppe Bertolucci, illustrant une filmographie qui refuse la spécialisation dans un seul registre (Source : Wikipedia italien, 2006).
Travaux pour la télévision et prolongements au théâtre
À partir des années 1970, Mariangela Melato développe en parallèle une présence notable à la télévision, en lien étroit avec ses engagements théâtraux (Source : Wikipedia italien, 2006). Elle reprend le rôle de Cassandra de l’« Orestea » dans une version télévisée, ainsi qu’Olimpia dans les cinq épisodes de l’« Orlando furioso » pour le petit écran, assurant la diffusion à grande échelle de travaux nés sur la scène (Source : MYmovies, 2025). Dans les années 1990, elle apparaît dans des productions comme « Scandalo » (1990), « Una vita in gioco » (1991), « Due volte vent’anni » (1993) et la série « L’avvocato delle donne » (1996), qui lui valent une reconnaissance spécifique dans le domaine de la fiction télévisée européenne (Source : YouTube – La signora del teatro.it, 2010). En parallèle, elle continue de s’engager dans des productions théâtrales contemporaines, jouant « Il lutto si addice ad Elettra » en 1996, « La Dame de Chez Maxim » en 1998, puis revenant à « Fedra » et à des créations comme « Un amore nello specchio » ou « Madre Coraggio » au début des années 2000 (Source : YouTube – La signora del teatro.it, 2010). Cette articulation constante entre théâtre et télévision illustre un parcours où les différents médias se nourrissent mutuellement, sans hiérarchie affichée (Source : MYmovies, 2025).
Distinctions et reconnaissance institutionnelle
La carrière de Mariangela Melato est accompagnée d’un ensemble important de distinctions décernées par les institutions du cinéma et du théâtre italiens (Source : Wikipedia italien, 2006). Elle obtient quatre David di Donatello de la meilleure actrice pour « La poliziotta » (1974), « Caro Michele » (1976), « Il gatto » (1977) et « Aiutami a sognare » (1981), ainsi que plusieurs prix spéciaux du même organisme au cours des années suivantes (Source : Wikipedia italien, 2006). Elle reçoit cinq Nastri d’argento de la meilleure actrice pour « La classe operaia va in paradiso » (1972), « Mimì metallurgico ferito nell’onore » (1973), « Caro Michele » (1977), « Dimenticare Venezia » (1979) et « Aiutami a sognare » (1981), témoignant d’une continuité de reconnaissance sur une décennie (Source : Wikipedia italien, 2006). À ces récompenses s’ajoutent deux Globi d’oro, dont un de révélation pour « Mimì metallurgico ferito nell’onore » en 1973, et un de meilleure actrice en 1976 pour un ensemble de films de cette année-là (Source : Wikipedia italien, 2006). Dans le domaine théâtral, elle se voit attribuer plusieurs Prix Ubu – notamment pour « Vestire gli ignudi » en 1985, « L’affare Makropulos » et « Un tram che si chiama Desiderio » en 1994, ainsi que pour « Quel che sapeva Maisie » en 2002 – qui consacrent son travail sur la longue durée (Source : Wikipedia italien, 2006). Elle reçoit également des prix Eleonora Duse dans les années 1980 et 1990, confirmant sa place dans le paysage théâtral italien contemporain (Source : Wikipedia italien, 2006).
Dernières années et héritage artistique
Au fil des années 1990 et 2000, Mariangela Melato poursuit son activité entre cinéma, télévision et scène, en privilégiant de plus en plus les projets théâtraux (Source : MYmovies, 2025). Elle joue dans « La fine è nota » de Cristina Comencini en 1993, puis dans « Panni sporchi » de Mario Monicelli et « Un uomo perbene » de Maurizio Zaccaro en 1999, où elle intervient au sein de distributions marquées par la relecture de thèmes sociaux et judiciaires (Source : YouTube – La signora del teatro.it, 2010). Au théâtre, elle obtient de nouveaux succès avec des productions comme « Chi ha paura di Virginia Woolf? » en 2005 ou « Nora alla prova di “Casa di bambola” », qui lui vaut un Prix Ubu de la meilleure actrice en 2011 (Source : Wikipedia italien, 2006). Elle reste associée à des institutions comme le Teatro Stabile di Genova et continue de collaborer avec des metteurs en scène qui explorent aussi bien les classiques que les écritures contemporaines (Source : YouTube – La signora del teatro.it, 2010). Mariangela Melato meurt à Rome le 11 janvier 2013, à l’âge de 71 ans, laissant derrière elle une filmographie, une œuvre télévisuelle et un parcours scénique qui constituent un ensemble cohérent au sein des arts du spectacle italiens de la seconde moitié du XXe siècle et du début du XXIe (Source : IMDb, 2013).
Films et séries avec Mariangela Melato
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Rôles de Mariangela Melato
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Galerie photos de Mariangela Melato
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Filmographie détaillée
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Personnalités en relation
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