M. S. Viswanathan: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de M. S. Viswanathan en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
405
œuvres recensées
405 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1952
- Dernière année recensée
- 2013
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1952, Panam ouvre sa filmographie de compositeur de films tamouls. M. S. Viswanathan est né le 24 juin 1928 à Palakkad, au Kerala, et meurt le 14 juillet 2015 à Chennai. Son nom reste associé à une production immense dans le cinéma du Sud de l’Inde, sous des formes qui vont de la musique de film aux apparitions à l’écran et au chant.
Les années de formation au Kerala
Le futur musicien grandit à Ilappully, dans le district de Palakkad. Un vendeur de friandises dans un cinéma pendant l’enfance, il reçoit plus tard l’enseignement de Neelakanda Bhagavathar. À 13 ans, il se produit sur scène pour la première fois.
La donnée de départ est modeste, presque austère. Elle compte pourtant, parce qu’elle place très tôt Viswanathan dans un rapport concret aux salles, au chant et à l’accompagnement musical. Dès lors, son entrée dans le cinéma ne vient pas d’un apprentissage abstrait, mais d’une pratique nourrie par la scène et par l’écoute.
Panam et l’installation dans le cinéma tamoul
Panam, en 1952, marque sa première partition. Le titre l’inscrit d’emblée dans l’industrie tamoule, où il travaille ensuite de manière régulière. Pendant les années 1960 et 1970, il domine la composition dans le cinéma du Sud de l’Inde.
Cette période s’appuie sur plus de 800 films et sur une présence constante dans les productions tamoules, malayalam et telugu. M. S. Viswanathan travaille avec T. K. Ramamoorthy dans un duo resté célèbre sous le nom de Mellisai Mannar, expression tamoule qui signifie « Roi de la musique légère ».
L’apport technique tient à des choix d’orchestration et de mélodie qui élargissent la palette des musiques de film indiennes. Plusieurs titres jalonnent cette phase, de Server Sundaram en 1964 à Enga Veettu Pillai en 1965, puis Anbe Vaa en 1966 et Anubhavi Raja Anubhavi en 1967.
Des chansons, des apparitions, une présence à l’écran
Viswanathan chante plus de 500 de ses propres chansons. Il prête aussi sa voix à des compositions d’autres musiciens, parmi lesquels V. Kumar, Shankar Ganesh, Ilayaraaja, Gangai Amaran, Deva et A. R. Rahman. Cette activité parallèle s’ajoute à son travail de compositeur sans le dissoudre.
Il apparaît par ailleurs dans plusieurs films et séries télévisées. Dans Server Sundaram en 1964, il figure dans le morceau « Avalukkenna ». La même année, son nom est associé à la musique originale du film, ce qui donne à cette œuvre une place particulière dans sa présence publique.
D’autres crédits ponctuent cette activité. Our Uncle en 1970 le mentionne pour la musique, Enga Ooru Kannagi en 1981 pour la musique originale, இடனிலங்கள் en 1985 pour la musique, puis காதல் மன்னன் en 1998 sous le nom de « Mess Viswanthan ». Le registre reste celui d’un musicien qui traverse les formats sans quitter son métier principal.
Récompenses et titres honorifiques
Les distinctions arrivent surtout dans les années 2000. En 2004, Isai Sangam lui remet Isai Peraringnar, titre qui signifie « Grand spécialiste de la musique ». La même année, le groupe Sangam Kala lui décerne un Life Time Achievement Award.
En 2005, il reçoit le Madhavapeddi Satyam Award de la Siva Foundation et l’Award d’or Remi pour la meilleure partition musicale de Vishwa Thulasi. L’année suivante, un Paramacharya Award lui est attribué, en même temps qu’un doctorat de Sathyabama University.
Le gouvernement du Tamil Nadu lui remet aussi le titre de Kalaimamani. En 2008, à Chennai, Poojya Sri Guruji Viswanath de Manava Seva Kendra lui confère Sangeetha Saraswathi. Ces distinctions dessinent une reconnaissance institutionnelle tardive, appuyée sur une œuvre déjà ancienne.
Une œuvre étendue entre tamoul, malayalam et telugu
Les films cités dans sa filmographie montrent une circulation continue entre plusieurs cinémas du Sud. On y croise Poovaa Thalaiya en 1969, எங்கிருந்தோ வந்தாள் en 1970, லங்கാദഹനം en 1971, puis Moṭṭar Sundaram Pillai en 1966 et பூவா தலைய en 1969. Le travail s’étire jusque dans les années 1980 avec Enga Ooru Kannagi et ഇടനിലങ്ങൾ.
Les titres ne racontent pas seulement une abondance. Ils indiquent aussi une capacité à travailler pour des espaces linguistiques différents sans quitter le champ de la musique de film. Our Uncle en 1970, Server Sundaram en 1964 et Anubhavi Raja Anubhavi en 1967 restent parmi les jalons les plus visibles de cette présence, tandis que les multiples crédits de composition montrent une activité soutenue jusqu’à la fin de sa vie.
Filmographie de M. S. Viswanathan
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