Warren Foster: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Warren Foster en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
165
œuvres recensées
160 films · 5 séries
- Première année recensée
- 1929
- Dernière année recensée
- 1966
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1941, Warren Foster signe « Porky's Snooze Reel », premier crédit visible dans une série de courts métrages qui l’installe chez Warner Bros. Le nom du scénariste reste ensuite attaché à plusieurs dessins animés des années 1940 et 1950, avant de revenir au centre de la télévision d’animation avec « Les Pierrafeu » et « Les Jetson ».
Formation à Pratt et premiers scénarios
Né le 24 octobre 1904 à Brooklyn, Warren Foster suit un cursus à l’Institut Pratt. Cette formation le conduit vers l’écriture, l’animation et la composition, trois activités qui se croisent dès ses premiers travaux repérables.
Son nom apparaît au générique de « The Hep Cat » et de « A Tale of Two Kitties » en 1942, puis de « Tin Pan Alley Cats » en 1943. L’année 1944 le voit crédité sur « Tick Tock Tuckered », « Swooner Crooner », « Angel Puss », « Booby Hatched » et « The Stupid Cupid », autant de courts métrages qui témoignent d’une présence soutenue dans l’écriture de l’animation de studio.
En 1945, il travaille sur « A Tale of Two Mice » et « Wagon Heels ». La même année suivante, son nom figure sur « Book Revue », « Baby Bottleneck », « Daffy Doodles », « Walky Talky Hawky » et « The Mouse Merized Cat », avant « One Meat Brawl », « Birth of a Notion », « Hobo Bobo » et « Crowing Pains » en 1947.
Warner Bros., Bugs Bunny et les Looney Tunes
À la fin des années 1940, Warren Foster signe plusieurs courts métrages associés à l’univers de Bugs Bunny et de ses partenaires récurrents. En 1948, il est crédité pour « The Shell Shocked Egg », « The Foghorn Leghorn » et « A Horsefly Fleas », puis pour « Charlie le Coq et Henry le Faucon » comme story.
La décennie suivante le retrouve sur « Tom Tom Tomcat » en 1953, puis sur « Mexicali Shmoes » en 1959. Ces titres prolongent une activité régulière autour des courts métrages d’animation produits dans le circuit des Looney Tunes et de leurs satellites, où il intervient sur l’écriture et, plus ponctuellement, sur la musique.
Deux crédits de chansons apparaissent dans sa filmographie, « Polka » en 1951 et « Daffy’s Rhapsody » en 2012. Le second, posthume, montre que son nom continue de circuler dans des productions bien plus tardives, via des reprises ou des emprunts à ses travaux antérieurs.
Les séries télévisées des années 1950 et 1960
En 1958, Warren Foster écrit pour « Roquet belles oreilles », intitulé français de « The Huckleberry Hound Show ». L’année 1959 le voit aussi crédité sur « Quick Draw McGraw », autre série télévisée d’animation qui prolonge son travail de scénariste dans un format plus feuilletonné.
Le début des années 1960 l’associe à deux repères devenus durables. Il écrit pour « Les Pierrafeu » en 1960, puis pour « Les Jetson » en 1962. Son nom revient aussi sur « Breezly and Sneezly » en 1964, série qui s’ajoute à cette présence dans les productions animées de télévision.
La même période comprend « C’est Yogi l’ours » en 1964, crédité en anglais comme « Hey There, It's Yogi Bear ». Warren Foster y tient la fonction de story, ce qui l’amène à travailler sur la structure narrative plutôt que sur le seul dialogue.
Du long métrage à la continuité des franchises
En 1966, Warren Foster signe « A Man Called Flintstone » pour la rubrique story. Le film prolonge l’univers de « Les Pierrafeu » sur un format long, avec une fonction d’écriture qui relie son travail télévisuel à une forme plus ample.
La même année, son nom reste rattaché aux productions animées qui entretiennent la circulation des personnages de studio. Cette continuité se retrouve plus tard dans « Les 1001 Contes de Bugs Bunny » en 1982, où il figure comme writer, puis dans « L’île Fantastique de Daffy Duck » en 1983, également crédité comme writer.
Son dernier crédit mentionné ici remonte à « I Flintstones - Matrimonio a Bedrock » en 1993, encore au titre de story. Le fait qu’un tel crédit apparaisse après sa disparition indique la persistance de ses matériaux d’écriture dans des dérivés ultérieurs.
Un artisan de l’écriture animée
Warren Foster meurt le 13 décembre 1971 à San Clemente. L’écart entre sa naissance new-yorkaise et cette fin californienne encadre une carrière surtout lisible à travers les crédits, sans détour superflu vers le hors-champ biographique.
Ses fonctions varient d’un titre à l’autre: writer, story, songs. Cette diversité de mentions le place au cœur de l’architecture des courts métrages et des séries dont il travaille les ressorts, des gags de « The Foghorn Leghorn » aux mécanismes plus souples de « Les Jetson ».
Le fil qui relie « Porky's Snooze Reel » à « I Flintstones - Matrimonio a Bedrock » passe par plus de 50 ans de production animée. Warren Foster y occupe une place durable, discrète et centrale dans l’écriture de personnages passés de l’écran court au format sériel, puis aux prolongements tardifs qui ont gardé ses noms au générique.
Films et séries écrits par Warren Foster
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Galerie photos de Warren Foster
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