Yōji Yamada: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Yōji Yamada en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
163
œuvres recensées
160 films · 3 séries
- Première année recensée
- 1957
- Dernière année recensée
- 2025
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1954, après des études à l’université de Tokyo, Yōji Yamada entre chez Shōchiku. Sept ans plus tard, il signe « L'Étranger du premier étage », une comédie réalisée sur un scénario de Yoshitarō Nomura. Né le 13 septembre 1931 à Toyonaka, au Japon, il mène depuis lors une activité de réalisateur et de scénariste qui traverse plusieurs décennies du cinéma japonais.
Des débuts chez Shōchiku aux premières comédies
Chez Shōchiku, Yōji Yamada travaille d’abord dans un cadre de studio où s’affirme vite sa double activité. « L'Étranger du premier étage » ouvre cette étape en 1961, sur un scénario de Yoshitarō Nomura. La même logique se prolonge avec « Shitamachi no taiyō » en 1963, puis avec « Fou à lier », « Le Crétin irresponsable » et « Le Fou conducteur de tanks » en 1964, où il signe aussi le scénario.
La suite immédiate reste marquée par des titres comme « L'Étendard des brumes » en 1965, puis « Si j'avais de la chance » et « Le Vagabond nostalgique » en 1966. En 1967, il écrit « Le Grand Rêve de Kyuchan », « Élégie de l'amour » et « La Comédie du jeu: tentez votre chance ». L’année suivante, il poursuit avec « La Grande Aventure de Hajime Hana » et « Un homme si léger qu'il s'envole si on souffle dessus », deux films où le scénario porte encore sa marque.
« C'est dur d'être un homme », un cycle au long cours
« C'est dur d'être un homme » apparaît en 1969, avec Yōji Yamada au scénario. Le film donne naissance à une série dont il signe une large part des épisodes, parmi lesquels « C'est dur d'être un homme: Maman chérie » la même année, puis « C'est dur d'être un homme: Tora-san est nostalgique » en 1970. Le cycle continue avec « C'est dur d'être un homme: Un air de candeur », « Le Bon Samaritain » et « Une vie simple » en 1971.
La cadence se maintient en 1972 avec « Mon cher quartier », « Rêve éveillé » et « Kokyō ». En 1973 et 1974, il signe encore « Élégie du vagabondage », « Mon Torajirô à moi », « La Maladie d'amour » et « Les Affres de la paternité ». Plusieurs autres titres prolongent cette série dans la seconde moitié des années 1970, dont « Un parapluie pour deux », « Intellectuellement vôtre », « La Libellule rouge », « Pur est le cœur du poète », « Mon Seigneur! », « L'Entremetteur » et « Tora-san entre en scène ».
Yōji Yamada revient encore au cycle avec « Elle court, elle court la rumeur », « Tora-san ange gardien », « L'Américain » et « Okinawa mon amour » entre 1978 et 1980. Sur cette période, il écrit aussi « Une famille » en 1970, « L'Écho de la montagne » en 1980 et « Un drôle de père » la même année, ce qui montre la place durable du scénario dans son travail.
Les années 1970 et le regard sur le quotidien
En 1977, « Les Mouchoirs jaunes du bonheur » figure parmi les films rattachés à son nom. Le titre se détache au milieu d’une période où Yōji Yamada enchaîne les scénarios et les réalisations autour de personnages ordinaires, sans quitter le cadre d’un cinéma de studio fortement structuré par la production.
La décennie suivante le retrouve avec « フーセンのドラ太郎 » en 1981, où il signe l’histoire originale, puis avec « 生きてはみたけれど・小津安二郎伝 » en 1983. Ces titres s’inscrivent dans une continuité d’écriture où le nom de Yamada reste attaché à des formes très diverses, du scénario à la matière narrative de départ.
Du drame familial aux samouraïs
En 2002, Yōji Yamada réalise et signe le scénario du « Le Samouraï du crépuscule ». Le film ouvre une séquence qui le voit revenir à des œuvres de période historique avec une régularité nouvelle. Deux ans plus tard, il écrit et réalise « La Servante et le Samouraï », puis « Amour et Honneur » en 2006.
La même époque comprend aussi « L'âme du samouraï » en 2006 et « Kâbê » en 2008, deux films réalisés par lui. Le premier s’inscrit dans la série des récits de samouraïs, quand le second prend un autre chemin de mise en scène. Yamada revient ensuite avec « Living with My Mother » en 2015, toujours à la réalisation, puis avec « Kinema no kamisama » en 2021, qui prolonge une activité restée constante à travers les décennies.
En 2010, la Berlinale lui remet la Caméra de la Berlinale pour l’ensemble de son activité. Deux ans plus tard, il reçoit l’ordre de la Culture. Ces distinctions viennent couronner un cinéaste dont le nom reste lié à des séries populaires, à des récits familiaux et à des films de samouraïs, avec une présence continue comme réalisateur et scénariste.
Repères filmographiques
- 1961: « L'Étranger du premier étage » — réalisateur, scénariste
- 1969: « C'est dur d'être un homme » — histoire originale, adaptation, scénario
- 1970: « Une famille » — scénario
- 1977: « Les Mouchoirs jaunes du bonheur » — réalisateur
- 1981: « フーセンのドラ太郎 » — histoire originale
- 1983: « 生きてはみたけれど・小津安二郎伝 »
- 2002: « Le Samouraï du crépuscule » — réalisateur, scénariste
- 2006: « L'âme du samouraï » — réalisateur
- 2008: « Kâbê » — réalisateur
- 2015: « Living with My Mother » — réalisateur
- 2021: « Kinema no kamisama » — réalisateur
- 2025: « Un taxi en Tokio » — réalisateur, scénario
Films et séries réalisés par Yōji Yamada
Découvrez ses principales réalisations au cinéma et à la télévision.
Galerie photos de Yōji Yamada
2 photos affichées.
Filmographie détaillée
Ouvrez une catégorie pour consulter les films, séries, rôles et épisodes crédités. Les listes longues se chargent progressivement.
Personnalités en relation
Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.































![大林宣彦&恭子の成城物語 [完全版] ~夫婦で歩んだ60年の映画作り~ (2019) - Affiche](https://image.tmdb.org/t/p/w92/2YvUfBL89IM63r3bBW2rHldFX1B.jpg)









