Kate Price: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Kate Price en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
140
œuvres recensées
140 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1910
- Dernière année recensée
- 1937
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1912, « The Bond of Music » place Kate Price dans le champ du cinéma muet sous le nom de Bertha le Noir, sœur de Pierre. Née à Cork le 13 février 1872, morte le 4 janvier 1943, elle porte aussi le nom de Katherine Duffy. Les premiers repères de sa présence à l’écran s’échelonnent sur plus de 20 ans, de « Omens and Oracles » en 1913 à « Vie facile » en 1937.
Des débuts au muet
« The Bond of Music », en 1912, inscrit d’emblée Kate Price dans un cinéma encore façonné par des rôles brefs et des présences sans signature visible. L’année suivante, « Omens and Oracles » vient prolonger cette présence, avant « The Guilty Ones » en 1916, où elle interprète Kate. Ces titres dessinent un travail régulier dans les années où l’industrie américaine absorbe de nombreuses interprètes venues d’Irlande ou installées aux États-Unis.
En 1916, « A Night Out » lui confie le rôle de Mrs. Duncan. Quelques mois plus tard, « On the Love Line » apparaît à son générique en 1917. La décennie suivante la retrouve dans des productions où son nom reste associé à des personnages secondaires, mais nettement identifiés, comme la landlady de « Flesh and Blood » en 1922.
Le cinéma muet lui offre aussi des emplois plus discrets, souvent non crédités, qui l’installent durablement dans le paysage des studios. « Through the Back Door », en 1921, la montre en imaginary mother. L’année suivante, elle figure dans « Flesh and Blood », puis « The Dangerous Maid » en 1923, sous les traits de Jane, la cuisinière. Cette circulation d’un film à l’autre témoigne d’une actrice de plateau, familière des seconds plans et des compositions de caractère.
Les années 1920 et les comédies de studio
En 1925, Kate Price apparaît deux fois au générique de « Les Fiancées en folie », d’abord comme prospective bride at church, puis comme prospective bride at Jimmie’s left in church. Les deux mentions relèvent d’une même logique de présence fragmentée, où l’actrice occupe des morceaux de scène plutôt qu’un centre dramatique. Elle intervient dans un cinéma de cadence rapide, attentif aux silhouettes reconnaissables.
Cette même année, d’autres titres de la décennie la maintiennent dans des emplois comparables, sans installer de rupture nette avec ses années précédentes. Le passage au parlant ne modifie pas brutalement cette place. Kate Price continue d’apparaître dans des films où les seconds rôles structurent l’espace comique ou domestique, comme « Tel père tel fils » en 1935, où elle joue une heavy woman at football game.
La fin des années 1930 la retrouve dans « Vie facile » en 1937, créditée comme laundress. Le titre inscrit son nom dans une période où Hollywood transforme les physionomies familières du muet en appuis de scène pour des comédies plus rapides et plus bavardes. Kate Price y demeure fidèle à un emploi de présence, précis, immédiatement lisible, sans chercher l’exposition centrale.
Une actrice de seconds rôles
Les films conservés sous son nom montrent une prédilection pour des figures de service, de famille ou de voisinage. « The Dangerous Maid » lui attribue la cuisine, « Flesh and Blood » la pension ou la maison, « A Night Out » une épouse d’âge mûr, « The Guilty Ones » un personnage nommé, Kate. Cette variété de fonctions reste contenue dans des formats courts, où chaque apparition doit être saisie en quelques gestes.
Ses emplois non crédités dans « Through the Back Door » et « Les Fiancées en folie » montrent une actrice appelée à compléter un monde, pas à le dominer. Le cinéma de studio repose alors sur cette économie de visages et de corps qui traversent l’image sans réclamer la première place. Kate Price s’y inscrit avec une constance qui traverse les formats et les décennies.
Le nom de Katherine Duffy circule aussi sous l’alias de Kate Price, forme brève et aisément mémorisable pour les affiches et les cartons du muet. Cette identité professionnelle accompagne une présence durable, de 1912 à 1937, dans des œuvres qui relèvent d’unités de production et de distributions très diverses. Rien ne la fait sortir du cadre des seconds emplois, mais ce cadre devient chez elle une spécialité.
Dernières apparitions
La dernière mention fournie date de 1937 avec « Vie facile ». Cette apparition s’inscrit à l’extrémité d’une chronologie commencée en 1912, soit 25 années séparant ses premiers crédits du dernier repère conservé. Le passage du muet au parlant ne l’éloigne pas du registre qui lui est assigné: figures domestiques, femmes de passage, silhouettes de voisinage, corps secondaires dans la mécanique comique ou mélodramatique.
Kate Price meurt à 70 ans, le 4 janvier 1943. Sa présence à l’écran épouse une histoire collective plus large, celle d’un cinéma où quantité d’interprètes construisent la matière vive des scènes sans recevoir la lumière principale. Les films retenus ici, de « The Bond of Music » à « Vie facile », gardent la trace de cette activité continue au sein des studios.
Les œuvres signalées dessinent une filmographie de travail, ouverte au muet comme au parlant, et traversée par des emplois brefs, précis, souvent sans crédit visible. Kate Price y laisse une suite de figures modestes mais identifiables, de Bertha le Noir à Jane, de Mrs. Duncan à la laundress de 1937.
Films et séries avec Kate Price
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Galerie photos de Kate Price
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