Zasu Pitts: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Zasu Pitts en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
202
œuvres recensées
192 films · 10 séries
- Première année recensée
- 1917
- Dernière année recensée
- 1963
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1924, Les Rapaces d’Erich von Stroheim place Zasu Pitts au centre d’un rôle nommé Trina. L’année suivante, la même actrice apparaît dans La Rançon et Notre héros, deux films qui l’installent dans le cinéma muet américain en pleine période d’expansion.
Les années muettes de Zasu Pitts
Née le 2 janvier 1894 à Parsons, dans le Kansas, Zasu Pitts commence à tourner très tôt. Son nom de naissance est Eliza Susan Pitts, un assemblage dont elle tire son nom d’écran. L’origine de ce prénom condensé renvoie à deux prénoms familiaux, Elisa et Susan.
Dès 1917, son nom figure dans plusieurs titres, parmi lesquels Petit Démon de Marshall Neilan et La Petite Princesse, où elle interprète Becky. La suite confirme une présence régulière dans les productions de l’époque, avec Better Times, The Other Half et Poor Relations en 1919, puis Seeing It Through et Bright Skies en 1920.
La décennie avance avec des films signés James Cruze, Paul Powell, Émile Chautard ou King Vidor. Pitts passe par Is Matrimony a Failure?, A Daughter of Luxury, La Sagesse de trois vieux fous et Un nouveau Napoléon. Elle traverse ces productions sans rester enfermée dans un même type de production, et son nom circule d’un studio à l’autre dans un rythme soutenu.
Erich von Stroheim et la percée de 1924
En 1924, Erich von Stroheim lui confie Trina dans Les Rapaces, film qui demeure l’un des points les plus commentés de sa filmographie. Le même cinéaste la retrouvera plus tard pour La Symphonie nuptiale en 1928. Cette fidélité dit quelque chose de la manière dont Stroheim la regarde à l’écran, au point de la qualifier de « la plus grande tragédienne de l'écran ».
La période est dense en collaborations. Pitts tourne pour Cecil B. DeMille dans Triomphe, pour Frank Borzage dans Notre héros et Si les hommes pouvaient, pour King Vidor dans La Sagesse de trois vieux fous, puis pour Victor Schertzinger dans La Saltimbanque. Elle apparaît aussi dans Souvent femme varie de Paul Iribe et Frank Urson, Secrets of the Night d’Herbert Blaché ou Le Diable par la queue de Frank Borzage.
Cette circulation entre réalisateurs n’a rien d’un simple inventaire. Elle révèle une actrice capable de tenir sa place dans des registres très différents, des productions mondaines aux drames plus sombres, sans que les titres cités ne tracent une ligne unique. En 1926, elle figure dans Marisa, l'enfant volée, Les Mésaventures de Jones, Monte-Carlo et Son premier succès, puis elle poursuit en 1927 avec Casey at the Bat.
Des années 1930 aux rôles parlants
L’arrivée du parlant la conduit vers d’autres formes de présence. En 1934, elle joue Matilda Hemingway dans Dames. Cinq ans plus tard, elle apparaît dans Eternally Yours en Cary Bingham. Ces titres montrent une continuité de travail qui se prolonge au-delà du muet, sans que le passage d’un âge du cinéma à un autre ne soit traité comme une rupture spectaculaire.
Les années 1930 et 1940 la voient dans une production régulière, au sein de laquelle les rôles portent parfois des noms très nets, parfois aucun personnage précis dans les crédits fournis. Sa filmographie comprend aussi L'Homme à la Rolls en 1963, où elle joue Mrs. Bowie, et Le piment de la vie la même année, où elle interprète Olivia. La date de 1963 marque la fin d’un long chemin de travail commencé près d’un demi-siècle plus tôt.
Zasu Pitts meurt le 7 juin 1963 à Hollywood, en Californie. Entre la naissance dans le Kansas et cette disparition, les titres retenus dessinent une actrice passée du muet aux écrans des années 1950 et 1960 sans abandonner le cinéma pour autant. Son nom traverse des univers très différents, de Stroheim à DeMille, de Vidor à Borzage.
Télévision, radio et dernières années
Dans les années 1950, Pitts apparaît dans plusieurs programmes télévisés. Private Secretary figure en 1953, Screen Director's Playhouse en 1955 avec le rôle de Selma, puis The 20th Century Fox Hour et The Gale Storm Show suivent à la même période. Elle est encore présente dans The Dennis O'Keefe Show en 1959 et Guestward, Ho! en 1960.
Ces participations ne forment pas un simple appendice à sa carrière cinématographique. Elles montrent une actrice qui reste active dans les formats de l’époque, avec des apparitions qui prolongent sa familiarité auprès du public télévisuel américain. Dans la foulée, elle retrouve le cinéma en 1963 avec L'Homme à la Rolls et Deu a Louca no Mundo, où elle est créditée comme Gertie - Switchboard Operator.
La fin survient la même année, à 69 ans. Le nom de Zasu Pitts reste attaché à une présence continue dans le spectacle filmé, du muet aux productions de télévision des années 1950 et 1960. Son visage traverse les productions de plusieurs cinéastes, sans se laisser réduire à un seul décor ni à un seul type de rôle.
Films et séries avec Zasu Pitts
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