Benjamin H. Kline: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Benjamin H. Kline en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
186
œuvres recensées
185 films · 1 série
- Première année recensée
- 1921
- Dernière année recensée
- 1972
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1920, L’Obstacle (« Hitchin' Posts »), mis en scène par John Ford, place Benjamin H. Kline à l’image d’un long métrage muet. Né le 11 juillet 1894 à Birmingham, en Alabama, il signe ensuite une place durable dans le cinéma américain, avant de mourir à Hollywood le 7 janvier 1974.
Les années muettes et le western
Dès 1920, Benjamin H. Kline travaille avec John Ford sur L’Obstacle, puis avec Jacques Jaccard sur Honor Bound et Frederick A. Thomson sur The Marriage Pit. La même année, il signe The Red Lane pour Lynn Reynolds, annonçant une présence régulière sur des productions de studio.
En 1921, il retrouve Lynn Reynolds pour Big Town Round-Up, The Night Horsemen, The Road Demon et Trailin', tandis que George Marshall lui confie A Ridin' Romeo, After Your Own Heart, Hands Off et The Lady from Longacre. Cette même année, il participe encore à The Rough Diamond d’Edward Sedgwick et à The Untameable d’Herbert Blaché.
Les années 1922 et 1923 le voient passer d’un réalisateur à l’autre sans rupture visible. Il travaille sur Chasing the Moon et The Flaming Hour avec Edward Sedgwick, sur L’Aigle (« Sky High ») et Up and Going avec Lynn Reynolds, puis sur Wolf Law de Stuart Paton, A Chapter in Her Life de Lois Weber, Crossed Wires de King Baggot, McGuire of the Mounted de Richard Stanton et Pure Grit de Nat Ross.
En 1924 et 1925, son nom apparaît encore sur Black Gold, Daring Days, The Outlaw's Daughter et The Scarlet West. Le registre reste très lié au western et au film d’aventure, avec des cinéastes comme Forrest Sheldon, John B. O'Brien et John G. Adolfi. Puis viennent Red Clay, Sensation Seekers, Le Perroquet chinois (« The Chinese Parrot ») et The Count of Ten, entre 1927 et 1928.
Des films muets au parlant
En 1930, Benjamin H. Kline retrouve des metteurs en scène comme Albert Ray, James Whale, Marcel De Sano, Richard Boleslawski et B. Reeves Eason sur Call of the West, Journey's End, Le Quartier des amoureux (« Peacock Alley »), The Last of the Lone Wolf et Trois de la cavalerie (« Troopers Three »). À cette époque, son travail accompagne une industrie qui passe du muet au parlant sans effacer les techniciens déjà installés.
L’année suivante, il photographie The Phantom of the West de D. Ross Lederman, Branded du même réalisateur, Le Roi de la jungle (« King of the Wild ») signé B. Reeves Eason et Richard Thorpe, Riding for Justice, Shotgun Pass, The Fighting Marshal, The Lightning Warrior, The Range Feud et The Vanishing Legion. Cette concentration de titres en 1931 montre une activité soutenue sur des formats de série et de western.
En 1932 et 1935, il reste présent sur Speed Demon puis Hot Paprika, avant de revenir en 1940 avec L'homme avec Nine Lives. Les années 1940 l’installent sur d’autres genres avec Détour en 1945 et Strange Journey en 1946, deux titres qui prolongent une carrière déjà bien ancrée dans les productions de studio.
Les années 1950 et 1960
En 1956, Benjamin H. Kline signe l’image de Miami Exposé et de Cha-Cha-Cha Boom!. Quelques mois plus tard, son nom revient sur la télévision avec des épisodes de Le Virginien et de La Grande Caravane, deux séries pour lesquelles il travaille sur des dizaines d’épisodes.
Cette présence télévisuelle s’étend aussi à L'Homme de fer et à Blondie. Le passage d’un long métrage à l’autre n’efface pas sa place dans les séries, où il intervient sur plus de 80 épisodes de La Grande Caravane et sur une soixantaine d’épisodes de Le Virginien.
En 1964, il retrouve le cinéma avec Les Monstres, puis avec Munster, Go Home! en 1966. Trois ans plus tard, il signe Istanbul Express en 1969. Cette séquence tardive montre un technicien encore sollicité sur des projets très différents, du feuilleton télévisé à la comédie fantastique.
Une place durable à l’image
Benjamin H. Kline est crédité comme directeur de la photographie et, sur certains titres, comme réalisateur. L’ensemble de ses travaux dessine une présence continue du cinéma muet aux séries télévisées des années 1960, avec un ancrage marqué dans les westerns, les serials et les productions de studio.
Le nom de naissance, Benjamin Harrison Kline, revient dans les notices sous plusieurs variantes, de Ben H. Kline à Benjamin F. Kline. Son fils, Richard H. Kline, a lui aussi exercé comme directeur de la photographie, prolongeant dans le métier une lignée technique plutôt qu’une signature d’auteur au sens traditionnel.
Il meurt à Hollywood le 7 janvier 1974, à l’âge de 79 ans. Entre L’Obstacle en 1920 et Istanbul Express en 1969, son nom accompagne plusieurs décennies de production américaine sans quitter le terrain de l’image.
Filmographie de Benjamin H. Kline
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