Robert E. Kent: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Robert E. Kent en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
125
œuvres recensées
123 films · 2 séries
- Première année recensée
- 1937
- Dernière année recensée
- 1970
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1937, Paid to Dance de Charles C. Coleman fait apparaître Robert E. Kent au générique. Né le 31 août 1911 dans la zone du canal de Panama, mort le 11 décembre 1984 à Los Angeles, il travaille comme scénariste et producteur, avec des passages par l’adaptation, le téléplay et la production.
Les années de studio
En 1938, Robert E. Kent figure encore au générique de « Zorro l'homme-araignée » de James W. Horne et Ray Taylor, puis de Juvenile Court de D. Ross Lederman. Ces premiers crédits le placent dans le cinéma de série, où l’écriture répond à des formats serrés et à des productions rapides.
En 1943 et 1944, il signe « Gildersleeve on Broadway » et « Girl Rush » pour Gordon Douglas. L’année 1945 le voit sur « Zombies on Broadway », encore pour Douglas, puis sur Two O'Clock Courage d’Anthony Mann, deux titres qui l’inscrivent dans des registres différents sans rompre avec les logiques industrielles du studio.
La même période l’amène vers des récits policiers et d’aventure. En 1946 puis 1947, il travaille sur « Dick Tracy contre Cueball », « Dick Tracy contre le gang », Philo Vance Returns et « L'Étalon rouge ». Le nom de Kent circule alors dans des productions où l’efficacité du récit prime sur l’ampleur formelle.
Max Ophuls, Otto Preminger et la bascule des années 1949-1950
En 1949, « Les Désemparés » de Max Ophuls marque une étape notable dans ses crédits d’adaptation. Kent y travaille à partir d’un matériau préexistant, puis retrouve cette fonction l’année suivante sur « Mark Dixon, détective » d’Otto Preminger. Ces deux titres montrent un usage précis de l’écriture d’écran, moins aligné sur le seul dialogue que sur la construction dramatique.
En 1950, « Jean Lafitte, dernier des corsaires » de Lew Landers l’associe à l’aventure historique, tandis que Faustrecht der Großstadt prolonge sa pratique de l’adaptation. Le travail de Kent se déploie alors sur des films qui requièrent des scènes d’action, des trajectoires de personnages et une circulation nette entre les séquences.
Les années 1951 et 1952 confirment ce mouvement avec « La Hache de la vengeance », « Le Trappeur des grands lacs », « Californie en flammes », « La Revanche d'Ali Baba » et « Le Faucon d'or ». D’un titre à l’autre, Kent s’inscrit dans des productions d’action et d’aventure où l’adaptation sert une mécanique de récit très cadrée.
William Castle et les productions des années 1950
À partir de 1952, Robert E. Kent revient souvent auprès de William Castle. Cette collaboration passe par « Serpent of the Nile », « Drums of Tahiti », « Charge of the Lancers », Jesse James vs. the Daltons, Fort Ti, The Iron Glove et The Gun That Won the West. Le lien entre les deux hommes se lit dans cette série de titres, tous ancrés dans des récits d’action et d’époque.
En 1956, Kent signe aussi « Meurtres à Miami » pour Fred F. Sears, ainsi que « Le Gang de l'or noir » et Rock and Roll. La même année, il devient producteur de « Le Gang de l'or noir » n’apparaît pas dans les repères fournis, mais Miami Exposé le montre déjà dans une fonction d’écriture qui reste centrale. Quelques mois plus tard, son nom est associé à la production de Invisible Invaders en 1959.
Cette décennie le voit aussi sur « Contrebande en Extrême-Orient » en 1958. La présence de Kent dans ces films révèle un ancrage durable dans les machines de genre, où le scénario et la production avancent souvent de concert.
Du scénario à la production
En 1957, Robert E. Kent travaille sur Perry Mason comme writer et teleplay, puis sur Gun Duel in Durango comme producteur. L’année suivante, La Fusée De L'Epouvante l’inscrit encore dans la production, avant que Voyage au centre de la Terre ne mentionne son apport aux effets visuels en 1959.
Cette circulation des fonctions dessine un professionnel qui intervient à plusieurs niveaux de fabrication. Kent n’avance pas seulement par l’écriture dialoguée ou l’adaptation; il prend aussi part à l’architecture matérielle des films, du suivi de projet à certains aspects techniques.
Au début des années 1960, il apparaît comme associate producer sur Jack - O Matador de Gigantes en 1962, puis sur « La Tour de Londres » la même année. En 1963, « Diary of a Madman » prolonge cette activité, avant « Feu sans sommation » en 1964, où il figure comme scénariste, puis Les Mystères de l'Ouest en 1965 comme writer.
Les dernières années de crédits
En 1967, Robert E. Kent travaille sur Terreur au kilomètre et The Fastest Guitar Alive. Deux ans plus tard, « Le Gang de l'oiseau d'or » referme la liste des œuvres vérifiées, avec un crédit de 1969 sur un film de Sam Wanamaker.
Cette fin de période ne change pas la logique de son activité. Kent reste associé à des films où le scénario, l’adaptation et la production se croisent, avec une présence continue dans les formes populaires du cinéma américain.
Mort le 11 décembre 1984 à l’âge de 73 ans, il laisse une filmographie étendue sur plus de trois décennies, structurée par l’écriture et par une participation régulière à la fabrication des films.
Filmographie sélective
- 1937: Paid to Dance de Charles C. Coleman
- 1938: « Zorro l'homme-araignée » de James W. Horne et Ray Taylor
- 1949: « Les Désemparés » de Max Ophuls
- 1950: « Mark Dixon, détective » d’Otto Preminger
- 1956: « Meurtres à Miami » de Fred F. Sears
- 1957: Perry Mason
- 1959: Voyage au centre de la Terre
- 1964: Feu sans sommation
- 1965: Les Mystères de l'Ouest
- 1969: « Le Gang de l'oiseau d'or » de Sam Wanamaker
Films et séries écrits par Robert E. Kent
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