Dorothy Gish: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Dorothy Gish en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
135
œuvres recensées
125 films · 10 séries
- Première année recensée
- 1912
- Dernière année recensée
- 1963
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1912, Mary Pickford présente Dorothy Gish et sa sœur Lillian à D. W. Griffith. La jeune actrice entre alors dans une collaboration qui la mène du muet aux années 1960, avec des passages par Broadway et la télévision.
Les années Griffith et le muet
Dorothy Elizabeth Gish naît le 11 mars 1898 à Dayton, dans l’Ohio. En 1912, D. W. Griffith la dirige dans « L’Invisible Ennemi », « So Near, Yet So Far », « Cœur d'apache » et « Le Chapeau de New York ». Ces courts films installent un lien professionnel durable avec le cinéaste, puis avec les studios qui gravitent autour de lui.
Les années suivantes la retrouvent dans « Judith de Béthulie », « Home, Sweet Home » et « Jordan Is a Hard Road ». Elle tourne aussi sous la direction de Dell Henderson, Frank Powell, Donald Crisp, Christy Cabanne, Allan Dwan ou John Emerson. En 1913, « The Suffragette Minstrels » porte un scénario original signé Dorothy Gish, rare trace d’une activité qui déborde la seule interprétation.
La décennie qui suit la mène vers des titres comme « Les Deux Orphelines » en 1921, où elle joue Louise Girard, « Romola » en 1924 dans le rôle de Tessa, puis « Camille » en 1926 avec Grace. « Fury » en 1923 l’associe à Minnie, et « Ben-Hur » en 1925 la fait apparaître dans une séquence créditée à titre secondaire. Le dernier film muet mentionné dans ce corpus date de 1927.
Broadway, du retour à la scène
En 1928, Dorothy Gish joue Young Love à Broadway, mise en scène par George Cukor. Dix-huit pièces figurent à son actif sur cette scène, la dernière en 1950. Le théâtre prend chez elle une place continue pendant que le cinéma sonore ne lui offre qu’une présence plus espacée.
La même période la voit dans « Quadrille d'amour » en 1946, puis dans « Le Cardinal » en 1963, où elle interprète Celia Fermoyle. Entre ces deux films, elle garde un pied dans les studios sans quitter les planches, avec une activité qui passe aussi par des mises en scène de Broadway et par des distributions de premier plan.
Les œuvres théâtrales ne sont pas détaillées ici titre par titre, mais leur nombre dit assez l’ampleur de ce versant. Dorothy Gish ne s’enferme pas dans le seul muet ni dans le seul parlé; elle circule entre plusieurs formes de jeu, à rebours d’une carrière réglée par une seule époque.
Le passage à la télévision
En 1951, Dorothy Gish apparaît dans « Goodyear Television Playhouse ». Elle revient ensuite dans « The United States Steel Hour » en 1953, « The Elgin Hour » en 1954, « The Alcoa Hour » en 1955 et « Play of the Week » en 1959. Ces titres dessinent un autre espace de travail, celui des dramatiques télévisées de l’après-guerre.
Dans « The United States Steel Hour », elle joue Mrs. Lapham. « The Alcoa Hour » lui confie Arry Gibbs, « The Elgin Hour » la distribue en Miss Psyche, et « Play of the Week » la retrouve sous le nom d’Aaronetta. La télévision ne remplace pas le reste; elle ajoute un autre cadre à une présence déjà dispersée sur plusieurs décennies.
Cette suite d’apparitions se situe entre 1951 et 1960. Elle prolonge un itinéraire qui ne s’arrête pas avec le muet et ne se confond pas non plus avec les grandes scènes new-yorkaises, même lorsque celles-ci occupent une large part de son activité.
Dernières dates et reconnaissance
En 1960, Dorothy Gish reçoit une étoile sur Hollywood Boulevard. Le geste intervient après plus de 40 ans de présence dans les studios, les théâtres et les plateaux de télévision.
Elle meurt le 4 juin 1968 à Rapallo, en Italie, à 70 ans. Son nom complet, Dorothy Elizabeth Gish, reste attaché à cette circulation entre cinéma muet, théâtre de Broadway et télévision dramatique, avec des retours ponctuels au cinéma parlant.
La carrière de Dorothy Gish se lit aussi dans ses alliances répétées avec D. W. Griffith et dans la variété des formats qu’elle traverse sans rupture apparente. Le geste de 1960 vient fixer dans l’espace public une présence déjà ancienne, née en 1898 et encore visible jusque dans les années 1960.
Filmographie et télévision choisies
- « L’Invisible Ennemi » (1912) — D. W. Griffith
- « So Near, Yet So Far » (1912) — D. W. Griffith
- « Cœur d'apache » (1912) — D. W. Griffith
- « Judith de Béthulie » (1914) — D. W. Griffith
- « Les Deux Orphelines » (1921) — Louise Girard
- « Fury » (1923) — Minnie
- « Romola » (1924) — Tessa
- « Camille » (1926) — Grace
- « Le Cardinal » (1963) — Celia Fermoyle
- « Goodyear Television Playhouse » (1951)
- « The United States Steel Hour » (1953) — Mrs. Lapham
- « The Elgin Hour » (1954) — Miss Psyche
- « The Alcoa Hour » (1955) — Arry Gibbs
- « Play of the Week » (1959) — Aaronetta
Films et séries avec Dorothy Gish
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