Joan St. Oegger: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Joan St. Oegger en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
205
œuvres recensées
204 films · 1 série
- Première année recensée
- 1947
- Dernière année recensée
- 1966
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Le 1er juin 1908, à Los Angeles, Joan St. Oegger naît dans une ville où l’industrie du cinéma s’organise déjà autour de ses ateliers. Le nom apparaît ensuite au générique de La Brigade du suicide, en 1947, pour le travail de coiffure. Dix ans plus tard, Quarante Tueurs la retrouve sur le même poste, dans un western de Budd Boetticher sorti en 1957.
Joan St. Oegger et la coiffure à Hollywood
Les crédits qui lui sont attribués dessinent une présence régulière dans des productions de genres très différents. En 1948, Le Balafré l’inscrit dans un mélodrame de gangsters signé George Cukor. L’année suivante, Air Cadet la rattache à un film réalisé par Joseph Pevney, puis Harvey, en 1950, la place dans une comédie mise en scène par Henry Koster. La même année, Winchester '73 la retrouve sur le western d’Anthony Mann, l’un des titres les plus connus de cette période de sa filmographie.
La décennie suivante prolonge ce travail sur des productions aux tonalités très différentes. L'Étrange Créature du lac noir, en 1954, l’associe à Jack Arnold. Tarantula!, sorti en 1955, reprend cette collaboration avec un autre film de genre. L'Enfer des hommes, en 1955 aussi, la place dans un récit de guerre signé William A. Wellman. En 1958, elle figure encore au générique de Les Grands Espaces de William Wyler et de Tables séparées de Delbert Mann. Deux ans plus tard, La Rumeur, en 1961, marque l’une de ses dernières apparitions repérées dans les films conservés sous son nom.
Des studios de genre aux grands noms du cinéma américain
Les réalisateurs associés à ces films dessinent un réseau de travail très identifiable. George Cukor, Anthony Mann, Jack Arnold, William A. Wellman, William Wyler ou Delbert Mann appartiennent à des esthétiques et à des formats distincts, du western au drame judiciaire, de la comédie au film d’anticipation. Joan St. Oegger intervient dans cet ensemble par un métier d’exécution précis, celui de hairstylist, à une époque où l’apparence des acteurs participe fortement de la lecture d’un film.
La variété des titres où son nom apparaît montre une circulation entre studios, sans que l’on puisse réduire son activité à un seul genre. La Brigade du suicide, Winchester '73, L'Étrange Créature du lac noir et La Rumeur composent un ensemble allant du film noir au fantastique, du western au mélodrame. Le même nom traverse ces productions sans occuper le centre du récit, mais en participant à l’élaboration visuelle de chaque film.
Une présence discrète, du film noir au fantastique
Le 22 mars 1976, Joan St. Oegger meurt à 67 ans. Entre ces deux dates, les titres associés à son nom dessinent une activité qui s’étend de 1947 à 1961, avec des passages par le western, la comédie, le drame et le fantastique. Les films conservés sous son nom sont peu nombreux, mais chacun inscrit sa contribution dans des productions de premier plan du cinéma américain de l’après-guerre.
Cette filmographie la rattache à une époque où les métiers de plateau travaillent au plus près des studios et de leurs exigences de fabrication. Joan St. Oegger figure dans cet envers concret des films, celui où la coiffure participe à la continuité des tournages et à la tenue des interprètes. Son nom demeure lié à cette fonction, sur une période de 14 ans, au sein d’une industrie qui produit alors certains de ses titres les plus durables.
Filmographie de Joan St. Oegger
Découvrez les principales œuvres et contributions de cette personnalité.
Filmographie détaillée
Ouvrez une catégorie pour consulter les films, séries, rôles et épisodes crédités. Les listes longues se chargent progressivement.



















