Bernard Herzbrun: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Bernard Herzbrun en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
211
œuvres recensées
211 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1930
- Dernière année recensée
- 1955
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Le 10 janvier 1891, à Manhattan, Bernard Herzbrun voit le jour dans une ville où les studios américains prennent alors leur mesure. Le 7 janvier 1964, sa mort survient à Los Angeles, à 72 ans. Entre ces deux dates, son nom se rattache à plus de 250 films comme directeur artistique.
Les années 1930 et les premiers grands ensembles
En 1932, Bernard Herzbrun travaille sur « Le Démon du sous-marin » de Marion Gering. Le film ouvre une suite de collaborations avec des cinéastes qui reviennent souvent dans son emploi du temps, parmi lesquels James Tinling, Walter Lang et Eugene Forde. La décennie suivante s’installe vite dans ce même rythme de productions, avec « Concession Internationale » de Eugene Forde en 1938, « Suez » d’Allan Dwan la même année, puis « La Folle Parade » de Henry King.
L’année 1938 concentre plusieurs titres et donne une idée de cette activité soutenue. « L’Escale du bonheur » de Roy Del Ruth, « Monsieur tout-le-monde » de William A. Seiter, « Trois Souris aveugles » du même réalisateur et « Monsieur Moto sur le ring » de James Tinling s’ajoutent à « Sharpshooters ». Herzbrun intervient alors sur des productions de studio où le décor porte une part décisive de la narration visuelle.
À cette époque, « La Folle Parade » lui vaut une proposition aux Academy Awards. Le titre revient dans sa filmographie comme un repère net, au milieu d’une série où figurent aussi « Petite Princesse » de Walter Lang en 1939 et « Le Démon sur la ville » de Frank Lloyd en 1937. Son travail se déploie déjà dans une production abondante, sans se limiter à un seul genre ou à un seul studio.
Warner, Fox et les années de guerre
En 1943, Bernard Herzbrun signe l’art direction de « L’Étrangleur » de William A. Wellman. Le titre apparaît après une série de travaux menés dans les années 1946 et 1947, dont « Tentation » d’Irving Pichel et « L’Évadé de l’enfer » d’Archie Mayo. Cette période garde la même cadence, avec des films portés par des réalisateurs très différents, de Max Ophuls à Charles Barton.
Quelques mois plus tard, Herzbrun travaille sur « L’Exilé » de Max Ophuls, puis sur « Deux Nigauds démobilisés » et « Deux Nigauds et leur veuve » de Charles Barton. Le contraste des titres dit la diversité des productions auxquelles il participe, du mélodrame au registre comique. En parallèle, « Le Barrage de Burlington » et « Bandits de grands chemins » de George Sherman ouvrent sur un autre versant de cette activité.
L’année 1949 ajoute « Pour toi j’ai tué » de Robert Siodmak, « Bagdad » de Charles Lamont, « La Belle Aventurière » de Frederick de Cordova, « Une balle dans le dos » de William Castle et « Le Mustang noir » de George Sherman. Cette même année, Herzbrun travaille sur des récits de crime, d’aventure et de western, avec une présence régulière dans les productions de série B comme dans les titres plus exposés.
Le tournant des années 1950
En 1950, Bernard Herzbrun apparaît sur « Harvey » de Henry Koster, « Le Sous-marin mystérieux » de Douglas Sirk et « Chasse aux espions » de George Sherman. La même année, « Dangereuse Mission » de George Sherman s’inscrit dans cette suite, tout comme « La Femme sans loi » de Louis King. Le nom du directeur artistique accompagne alors des productions qui s’appuient fortement sur la construction des espaces et des climats.
En 1951, son travail figure sur « Les Pirates de Macao » d’Edward Ludwig, « Tomahawk » de George Sherman et « Air Cadet » de Joseph Pevney. On le retrouve aussi sur « Le Château de la terreur » de Joseph Pevney et « Trente Jours à vivre » de Ted Tetzlaff. La série s’étend encore avec « La Caverne des hors-la-loi » de William Castle et « Deux Nigauds chez les barbus » de Charles Lamont.
L’année 1952 aligne « Victime du destin », « Le Traître du Texas », « Passage interdit » et « À l’abordage ». Herzbrun travaille aussi sur « Deux Nigauds en Alaska » et « Le Trésor de la vallée perdue ». La succession de titres montre une présence soutenue dans le western, la comédie et le film d’aventure, sans que le même moule visuel s’impose d’un projet à l’autre.
Des mondes fabuleux aux derniers crédits
En 1953, Bernard Herzbrun signe « À l’assaut du Fort Clark » de George Sherman et « La Séductrice aux cheveux rouges » de Douglas Sirk. L’année suivante, « L’Étrange Créature du lac noir » rejoint sa filmographie comme l’un des titres les plus repérables de cette période. Le passage d’un western à un film fantastique met en lumière une pratique du décor qui s’adapte aux lignes imposées par chaque récit.
La même saison, Herzbrun travaille encore sur des titres comme « L’enfant Du Désert » et « La Belle Rousse du Wyoming ». Sa présence se prolonge jusque dans les années 1950 avec des films tels que « Air Cadet », déjà mentionné, ou « Trois Souris aveugles », qui reviennent signaler la continuité d’une activité dense sur plusieurs décennies. Le directeur artistique meurt en 1964, après une carrière qui a traversé les mutations d’Hollywood classique.
Par ailleurs, la distinction liée à « La Folle Parade » reste le repère le plus net de ce crédit. Herzbrun y apparaît au sein d’une industrie où la direction artistique organise les mondes de studio, des intérieurs de comédie aux décors de western, des récits policiers aux productions fantastiques. Son nom demeure attaché à cette mécanique précise, fondée sur la fabrication des lieux et la tenue des images.
Filmographie de Bernard Herzbrun
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