William Friedkin: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de William Friedkin en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
52
œuvres recensées
46 films · 6 séries
- Première année recensée
- 1962
- Dernière année recensée
- 2023
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1965, William Friedkin signe « The People vs. Paul Crump », un documentaire sur un condamné à mort en attente d’exécution. Le film provoque une réévaluation du dossier, et la peine de Paul Crump est commuée en prison à vie.
Chicago, les plateaux locaux et le documentaire
William David Friedkin naît le 29 août 1935 à Chicago, dans l’Illinois. Il grandit dans une famille pauvre d’immigrants juifs d’Ukraine. À l’école Senn High School, il retient surtout l’attention par ses qualités en basketball.
Après la découverte de « Citizen Kane » d’Orson Welles, il se tourne vers la réalisation. Ses parents ne pouvant financer des études, il devient coursier pour WGN-TV, puis obtient des postes de réalisateur pour des émissions en direct et des documentaires dans les chaînes locales de Chicago.
Cette première période l’amène à travailler souvent dans l’urgence, avec des emplois perdus puis retrouvés ailleurs. En 1965, il réalise « Alfred Hitchcock présente » après avoir quitté Chicago, puis poursuit dans le documentaire avec « The People vs. Paul Crump », film remarqué pour sa manière d’examiner les défaillances de l’enquête policière.
De Good Times à Les Garçons de la bande
Le cinéma de fiction s’ouvre pour lui en 1967 avec « Good Times », une comédie musicale avec Sonny and Cher. L’année suivante, il adapte la pièce de Harold Pinter avec « L'Anniversaire ». En 1970, il signe « Les Garçons de la bande », l’un des rares films de l’époque à traiter d’homosexualité.
Ces trois films installent un cinéaste déjà attentif aux textes d’origine et aux sujets qui dérangent les habitudes du moment. Friedkin passe du documentaire à la fiction sans abandonner une manière directe d’aller vers les conflits, les pressions sociales et les zones de friction entre personnages.
« French Connection » et « L'Exorciste »
En 1971, « French Connection » lui vaut l’Oscar du meilleur réalisateur, après cinq Oscars remportés par le film, dont ceux du meilleur film et du meilleur réalisateur. Le drame policier devient l’un de ses titres les plus commentés et lui ouvre une place durable dans le Nouvel Hollywood.
Deux ans plus tard, « L'Exorciste » sort en 1973 et entraîne une nouvelle nomination à l’Oscar du meilleur réalisateur. Le film s’impose rapidement comme un repère du cinéma américain des années 1970, dans une veine fantastique qui élargit encore l’éventail de son travail.
Le tandem formé par ces deux titres dessine la période la plus visible de sa filmographie. Friedkin y passe du polar urbain au fantastique, avec des récits qui concentrent l’attention sur la tension dramatique et sur des corps mis à l’épreuve par l’action ou par la peur.
Des échecs commerciaux aux retours salués
La suite comprend « Le Convoi de la peur » en 1977, remake du Salaire de la peur d’Henri-Georges Clouzot, puis « Têtes vides cherchent coffres pleins » en 1978. En 1980, « La Chasse » suscite un scandale pour sa description très crue des milieux homosexuels S.M.
Il signe ensuite « Police fédérale, Los Angeles » en 1985, avant de travailler sur plusieurs téléfilms et épisodes de séries. Parmi eux figurent « La Cinquième Dimension » en 1985, « Les Contes de la crypte » en 1989, « Rebel Highway » en 1994 et « Les Experts » en 2000.
La décennie suivante le voit revenir avec « Traqué » en 2003, puis avec « Au cœur de la nuit » en 2002. « Bug » en 2006 et « Killer Joe » en 2011 sont présentés comme des adaptations de pièces de théâtre accueillies positivement par la critique. « L'Affaire de la mutinerie du Caine » sort en 2023, deux mois après sa mort.
Opéra, télévision et distinctions
À partir de 1998, Friedkin travaille beaucoup comme metteur en scène d’opéra. Il intervient aussi en télévision et apparaît dans « Les Simpson » en prêtant sa voix au Dr. Kenneth Humphries. En 2004, « Masterclass - Leçon de Cinéma » prolonge cette présence publique autour du métier de réalisateur.
Son nom figure parmi les lauréats du Golden Globe du meilleur réalisateur pour « French Connection » en 1971 et pour « L'Exorciste » en 1973. Il reçoit aussi le Directors Guild of America Award de la meilleure réalisation pour un film en 1971 pour « French Connection », puis l’Oscar du meilleur réalisateur la même année pour ce même film.
Par la suite, il obtient le Premio Máquina del Tiempo en 2007, le Robert Honorary Award en 2014, le Sitges Grand Honorary Award en 2017 et l’Officier des Arts et des Lettres. Il meurt le 7 août 2023 à Los Angeles.
- 1965: « The People vs. Paul Crump »
- 1967: « Good Times »
- 1968: « L'Anniversaire »
- 1970: « Les Garçons de la bande »
- 1971: « French Connection »
- 1973: « L'Exorciste »
- 1977: « Le Convoi de la peur »
- 1980: « La Chasse »
- 1985: « Police fédérale, Los Angeles »
- 2006: « Bug »
- 2011: « Killer Joe »
- 2023: « L'Affaire de la mutinerie du Caine »
Films et séries réalisés par William Friedkin
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Galerie photos de William Friedkin
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Personnalités en relation
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