Arthur Davis: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Arthur Davis en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
203
œuvres recensées
199 films · 4 séries
- Première année recensée
- 1930
- Dernière année recensée
- 1999
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1941, Arthur Davis signe The Great Cheese Mystery pour Warner Bros., au moment où son nom circule déjà dans l’animation américaine sous plusieurs formes, d’Art Davis à Arthur W. Davis. Né le 14 juin 1905 à Yonkers, il meurt le 9 mai 2000. Animateur, réalisateur, scénariste et producteur, il traverse plusieurs studios et plusieurs époques de l’animation, des courts métrages de la première moitié des années 1940 aux séries télévisées des décennies suivantes.
Des débuts chez Warner Bros.
Les premières réalisations attribuées à Arthur Davis remontent à 1941, avec The Great Cheese Mystery, puis The Way of All Pests et The Cute Recruit. Ces courts métrages le placent dans l’atelier Warner au moment où le studio multiplie les séries animées à personnages récurrents, avec des formats courts fondés sur le gag, le rythme et le burlesque visuel.
En 1944, Carmen's Veranda prolonge cette activité, avant une série de titres datés de 1946 à 1949. On y croise Mouse Menace, The Goofy Gophers, The Foxy Duckling, Doggone Cats, Mexican Joyride et Catch as Cats Can. La période montre un réalisateur intégré à un flux de production régulier, où chaque film s’inscrit dans une mécanique collective plus que dans une signature isolée.
Parmi les titres de 1948 et 1949, What Makes Daffy Duck, Nothing But the Tooth, Bone Sweet Bone, The Rattled Rooster, Dough Ray Me-ow, The Pest That Came to Dinner, Odor of the Day, The Stupor Salesman et Riff Raffy Daffy dessinent une présence soutenue dans le catalogue Warner. Le nom de Davis apparaît alors sur des films qui relèvent d’une industrie très codifiée, où la mise en scène de l’humour repose sur des timings précis et des personnages déjà identifiés par le public.
Les années 1960 et le passage à d’autres studios
En 1962, Arthur Davis travaille sur Gay Purr-ee et réalise Quackodile Tears. Ces deux titres marquent une reprise visible dans les crédits de cette période, avec un déplacement vers d’autres cadres de production. Le premier relève d’un long métrage d’animation, le second d’un format bref qui prolonge une pratique déjà ancienne du film court.
Quelques années plus tard, il réalise Roland and Rattfink en 1968. La même année, The Pink Package Plot et Pinkcome Tax s’ajoutent à son nom dans la galaxie de la Panthère rose. L’année suivante, In the Pink of the Night, Sweet and Sourdough, A Pair of Sneakers, Dune Bug, A Pair of Greenbacks et Here Comes the Grump témoignent d’un travail réparti entre cinéma d’animation et télévision animée.
En 1970, il réalise Doctor Dolittle pour la télévision et signe encore Say Cheese, Please, A Taste of Money, Bridgework, War and Pieces, Mumbo Jumbo et Don't Hustle an Ant with Muscle. L’année 1971 voit paraître Rough Brunch, Trick or Retreat, Mud Squad, From Bed to Worse, The Great Continental Overland Cross-Country Race, A Fink in the Rink, Pink Tuba-Dore, Cattle Battle, Psst Pink, Pink-In et Croakus Pocus, puis viennent en 1972 Flight to the Finish, Support Your Local Serpent, Punch and Judo, Camera Bug et Blue Racer Blues.
La Panthère rose et les séries animées
Dans la seconde moitié des années 1960 et au début des années 1970, Arthur Davis travaille sur plusieurs déclinaisons liées à la Panthère rose. Le Journal De La Panthère Rose en 1971, puis La Panthère rose: Oly-M-Pinks en 1980, replacent son nom dans une mécanique de séries où chaque épisode repose sur une identité graphique et musicale déjà installée.
Cette période comprend aussi La Panthère rose en 1969, The All New Pink Panther Show en 1978 et Pink of Baghdad la même année. Les titres ne renvoient pas à une simple continuité administrative; ils marquent un environnement de production où Davis tient des fonctions de mise en scène ou de supervision sur des ensembles d’épisodes.
Le crédit de sequence supervisor sur La Panthère rose: Oly-M-Pinks révèle un autre type de responsabilité. Le travail ne se limite plus à diriger un film isolé. Il engage l’organisation de séquences, la tenue d’un style et la gestion d’un rythme qui doit rester lisible d’un épisode à l’autre.
Le retour aux productions télévisées
En 1970, Arthur Davis figure sur Doctor Dolittle, puis sur Le Journal De La Panthère Rose en 1971. La décennie suivante le retrouve sur Le Vol Magique De Yogi Et Ses Amis en 1987, où il est crédité comme co-directeur. Ce déplacement vers la télévision d’animation correspond à des formats plus longs, pensés pour un rendez-vous régulier plutôt que pour le seul circuit des courts métrages.
Au milieu des années 1980, il réalise Les Treize Fantômes de Scooby-Doo en 1985. Le titre s’ajoute à une filmographie déjà liée à des franchises reconnaissables, sans rompre avec ce que l’on observe depuis les années 1940: une pratique de l’animation fondée sur la série, le personnage récurrent et la variation d’épisodes.
L’ensemble de ces crédits place Davis dans un espace professionnel durable, des studios de l’âge classique aux chaînes de télévision animée. Les fonctions qu’il occupe changent selon les formats, mais elles restent ancrées dans la réalisation, la conception de séquences et l’écriture visuelle des épisodes.
Un nom qui traverse plusieurs décennies
Arthur Davis naît en 1905 à Yonkers et meurt en 2000. Entre ces deux dates, son nom se loge dans des dizaines de génériques, sous différentes formes, à l’intérieur d’un même métier: celui de l’animation américaine du XXe siècle.
Les alias Art Davis, Artie Davis et Arthur W. Davis apparaissent comme des signatures de travail plus que comme des identités séparées. Ils accompagnent des crédits qui vont des courts métrages Warner des années 1940 aux séries de la Panthère rose, de Yogi et de Scooby-Doo.
Le même artisanat revient d’un titre à l’autre: une maîtrise du film bref, une adaptation aux séries, une circulation entre réalisation et supervision. Davis appartient à cette génération d’animateurs dont le nom ne se fixe pas sur une seule œuvre, mais sur une suite de formats qui ont tenu ensemble une partie de l’histoire de l’animation américaine.
Filmographie de Arthur Davis
Découvrez les principales œuvres et contributions de cette personnalité.
Filmographie détaillée
Ouvrez une catégorie pour consulter les films, séries, rôles et épisodes crédités. Les listes longues se chargent progressivement.


































