Patrick Williams: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Patrick Williams en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
166
œuvres recensées
151 films · 15 séries
- Première année recensée
- 1968
- Dernière année recensée
- 2004
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1971, « Columbo » fait entrer Patrick Williams dans la télévision dramatique américaine. Le compositeur né le 23 avril 1939 à Bonne Terre, dans le Missouri, signe aussi les thèmes de « Les Rues de San Francisco » et de « Lou Grant », avant de prolonger son activité jusqu’à « Jesus » en 1999. Sa mort intervient le 25 juillet 2018, à 79 ans.
Patrick Williams, des premiers thèmes télévisés
La télévision ouvre très tôt un espace décisif à Patrick Williams. En 1970, il apparaît au générique de « The Headmaster », puis de « The Mary Tyler Moore Show » et de « San Francisco International ». L’année suivante, il est crédité sur « Incident in San Francisco », « Travis Logan, D.A. », « Cannon », « Terror in the Sky », « Funny Face », « Lock, Stock and Barrel » et « The Failing of Raymond ». Cette densité de travaux, concentrée sur une courte période, installe un musicien capable de passer d’un téléfilm à une série sans changer de terrain.
Dès 1972, son nom se fixe sur « Les Rues de San Francisco », où il signe le thème principal et la musique originale. La série devient un point d’appui majeur pour sa signature musicale. La même année, il travaille sur « Hardcase » et « Short Walk to Daylight », tandis que « Columbo » l’associe à l’un des grands rendez-vous du polar télévisé américain. Ces titres montrent un compositeur appelé pour des formats très différents, sans quitter l’exigence de la narration télévisuelle.
En 1973, il reste présent sur « Sssnake le cobra », « Hex », « A Time for Love », « Le Magicien », « Topper Returns » et « Ordeal ». Sur cette période, la télévision lui offre un terrain de travail continu, avec des œuvres qui vont du thriller au drame léger, parfois dans la même année. Patrick Williams y impose une méthode d’écriture fondée sur l’efficacité dramatique, au service d’ensembles très divers.
Le cycle « Lou Grant » et l’écriture pour série
« Lou Grant » marque un autre sommet de son travail pour la télévision. En 1977, Patrick Williams y signe le thème principal, la musique et la direction d’orchestre. La série lui donne l’occasion de tenir plusieurs fonctions sur un même projet, avec une cohérence musicale reconnue dans le générique autant que dans les épisodes.
Cette même année, il compose aussi pour « The Incredible Sarah » et poursuit une activité télévisuelle régulière. En 1975 déjà, il avait travaillé sur « Stowaway to the Moon », « Crossfire », « Doc » et « The Lives of Jenny Dolan ». La répétition des commandes ne relève pas d’un simple volume, mais d’une confiance accordée à une écriture capable de tenir la durée d’une série et les contraintes d’un téléfilm.
Quelques mois plus tard, la télévision garde cette place centrale avec « AfterMASH » en 1983, où il signe la musique originale. La continuité s’observe dans la variété des formats, depuis les séries policières jusqu’aux comédies de situation et aux drames d’ensemble. Patrick Williams reste alors un compositeur de plateaux, sollicité pour des récits à la fois brefs et sériels, où le thème doit être immédiatement identifiable sans prendre le dessus sur l’action.
Le cinéma des années 1970 et 1980
Le cinéma accompagne cette activité télévisuelle dès « Adorablement vôtre » en 1968, puis « Don't Drink the Water » et « A Nice Girl Like Me » en 1969. En 1970, « Macho Callahan » prolonge cette présence, avant « Pigeons » et « Evel Knievel » en 1971. Les années 1970 le voient passer d’un film à l’autre sans se spécialiser dans un seul registre, avec « La Trahison se paie cash » en 1975, puis « The One and Only », « Casey's Shadow », « Le Privé de ces dames » et « The Seniors » en 1978.
L’année 1979 apporte « Les Fourgueurs », « Les Joyeux débuts de Butch Cassidy et le Kid » et « Cuba ». Le début des années 1980 confirme cette présence avec « Captain Avenger », « Wholly Moses! », « Les nanas jouent et gagnent », « C'est ma chance » et « La Grosse Magouille » en 1980. Le compositeur travaille alors sur des productions très différentes, du film de studio à la comédie.
La suite le mène vers « Charlie Chan et la Malédiction de la Reine-Dragon » en 1981, « Some Kind of Hero », « La Cage aux poules » et « Le Joujou » en 1982, puis « Marvin & Tige » et « Two of a Kind » en 1983. La décennie suivante conserve ce rythme avec « Copain, copine », « Swing Shift », « Young Lust », « Une défense canon » et « Solo pour deux » en 1984, puis « Match à deux » en 1985. Patrick Williams ne s’enferme pas dans un seul type de récit, même lorsque certaines années concentrent plusieurs partitions.
Des comédies aux récits dramatiques
En 1986, « Just Between Friends » et « Violets Are Blue... » élargissent encore un ensemble déjà très étendu. Les années suivantes le voient revenir avec « Comme un cheval fou » en 1988, « 3 Lits pour un célibataire » en 1989, puis « Cry-Baby » et « In the Spirit » en 1990. La partition de « Cry-Baby » s’inscrit parmi les titres qui traversent ensuite les discussions sur le film musical américain des années 1990.
En 1992, il signe « Le Feu sur la glace » et « Big Girls Don't Cry... They Get Even ». Trois ans plus tard, « The Grass Harp » et « Stormchasers » prolongent cette activité. « C'est ça l'amour? » et « Julian Po » suivent en 1997, puis « The Reef » et « La Profondeur du ciel » en 1999. Le compositeur aborde alors la fin de siècle sans rupture visible dans ses commandes, en restant lié aux récits de studio comme aux projets plus modestes.
L’année 2002 apporte « Locarno Sessions -Autorretrato 2- », qui prolonge une activité commencée plus de 30 ans auparavant. La durée de présence de Patrick Williams sur les écrans tient à cette capacité à répondre à des formats très différents, sans s’exposer par des effets inutiles. Le métier passe ici par la tenue du tempo, la lisibilité des thèmes et l’art d’accompagner des dialogues ou des scènes sans surcharge.
Formation, instruments et travail musical
Patrick Williams est formé à l’Université Duke. Il joue de la trompette et travaille dans les champs de l’easy listening, de la musique de film et du big band. Ces repères dessinent un musicien venu d’un apprentissage académique, mais resté attaché aux formations orchestrales et aux couleurs de pupitre.
Son activité couvre la composition, l’arrangement musical, l’orchestration, la direction d’orchestre, la musique de film et le travail de chef de groupe musical. Cette pluralité de fonctions se lit dans « Lou Grant », où il cumule thème principal, musique et direction. Elle apparaît aussi dans sa manière d’aborder les séries de télévision, où la cohérence du motif musical compte autant que l’accompagnement de chaque épisode.
Son site personnel existe encore dans les repères publics, signe d’une activité pensée comme catalogue d’auteur autant que comme suite de commandes. La période s’étend des années 1960 à 2018, soit près de 6 décennies de présence régulière dans la musique pour l’écran. Patrick Williams meurt le 25 juillet 2018 à Santa Monica, à 79 ans.
Filmographie de Patrick Williams
Découvrez les principales œuvres et contributions de cette personnalité.
Galerie photos de Patrick Williams
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