Robin Wright: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Robin Wright en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
78
œuvres recensées
69 films · 9 séries
- Première année recensée
- 1983
- Dernière année recensée
- 2026
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1984, la série « Santa Barbara » ouvre à Robin Wright ses premières scènes à l’écran, alors qu’elle a 18 ans. Deux ans plus tard, elle passe au cinéma avec « The Princess Bride », puis s’installe durablement dans le paysage hollywoodien grâce à « Forrest Gump » en 1994, où elle joue Jenny Curran.
Des soaps aux contes de cinéma
À ses débuts, Robin Wright traverse les années 1980 par la télévision, avec « Santa Barbara », feuilleton où elle interprète Kelly Capwell. Le rôle l’installe vite auprès du public américain. Elle quitte ensuite ce cadre pour « The Princess Bride » de Rob Reiner, sorti en 1987, où elle tient le rôle de Buttercup.
Le film prend avec le temps une place particulière dans la culture populaire, sans effacer pour autant l’image née du soap. Wright y travaille un registre plus léger, porté par le récit de conte et les détours de l’aventure. La même période la voit chercher des rôles hors de ce succès de jeunesse, dans un mouvement qui la mène vers des films plus exposés.
« Forrest Gump », en 1994, lui offre un rôle plus large et plus visible. Elle y joue Jenny Curran face à Tom Hanks, dans un film de Robert Zemeckis devenu l’un de ses titres les plus commentés. L’année suivante, elle retrouve Sean Penn, alors son mari, dans « Crossing Guard », réalisé par ce dernier. La fin des années 1990 l’éloigne de ce premier sommet commercial, mais la garde présente dans plusieurs productions où elle partage l’affiche avec Jack Nicholson, John Travolta ou Kevin Spacey.
Années de bascule au cinéma
En 1996, Robin Wright porte le rôle-titre de « Moll Flanders, ou les mémoires d'une courtisane », mis en scène par Pen Densham. Le film ne rencontre pas l’élan attendu. Elle retrouve ensuite Sean Penn dans « Loved » en 1997, puis dans « She's So Lovely » de Nick Cassavetes, aux côtés de John Travolta.
L’année suivante, elle prend part à « Hollywood Sunrise » d’Anthony Drazan, film choral où l’ensemble du casting se partage l’espace. En 1999, elle revient à un mélodrame plus frontal avec « Une bouteille à la mer », de Luis Mandoki, face à Kevin Costner. Le film relance sa présence au box-office, même si l’accueil critique reste froid.
En 2000, « Incassable » de M. Night Shyamalan lui confie le principal rôle féminin. Bruce Willis occupe le centre du récit, mais sa présence inscrit Wright dans un cinéma de genre plus ambitieux. Viennent ensuite « The Pledge » en 2001, où Sean Penn la dirige face à Jack Nicholson, puis « Nine Lives » de Rodrigo García. Plusieurs titres de cette période passent vite sans laisser d’écho durable.
Le retour par les séries
En 2007, Robin Wright rejoint « La Légende de Beowulf » de Robert Zemeckis. Le film, mêlant captation et animation numérique, la replace au premier plan d’une production de studio. L’année suivante, elle figure dans « Panique à Hollywood » de Barry Levinson, satire collective où se croisent plusieurs vedettes.
Le vrai déplacement arrive en 2009 avec « Les Vies privées de Pippa Lee », où elle tient la tête d’affiche d’une comédie dramatique indépendante. Kevin Macdonald la dirige dans « State of Play », puis Robert Zemeckis la retrouve pour « Le Drôle de Noël de Scrooge ». La même année, elle passe aussi par « New York, I Love You » dans un segment signé Yvan Attal, tout en siégeant dans le jury du Festival de Cannes sous la présidence d’Isabelle Huppert.
En 2011, elle circule de projet en projet avec « Le Stratège » de Bennett Miller, « La Conspiration » de Robert Redford, « Rampart » d’Oren Moverman et « Millénium : Les Hommes qui n'aimaient pas les femmes » de David Fincher. C’est cette collaboration avec Fincher qui la mène vers « House of Cards », où elle devient Claire Underwood.
Claire Underwood, puis le passage derrière la mise en scène
En 2013, Robin Wright apparaît dans « House of Cards » aux côtés de Kevin Spacey. Claire Underwood devient vite l’un des axes du récit. La série lui vaut 3 nominations aux Emmy Awards, puis un Golden Globe en 2014 pour la meilleure actrice dans une série télévisée dramatique. À partir de là, elle reste liée au programme, tout en s’éloignant davantage du cinéma pendant plusieurs saisons.
Par ailleurs, elle ne se contente pas d’interpréter le rôle. Elle réalise un épisode de la saison 2, puis 2 épisodes de la saison 3 et 4 de la saison 4. La production lui confie aussi un poste de productrice déléguée à partir de cette même saison. En 2018, elle devient l’unique tête d’affiche de la 6e et dernière saison, après le départ de Kevin Spacey.
Cette présence prolongée sur « House of Cards » change sa place dans l’industrie, sans l’enfermer. En 2013, elle prête aussi ses traits à « Le Congrès » d’Ari Folman, où elle joue son propre rôle. La même période la voit tourner « Perfect Mothers » d’Anne Fontaine avec Naomi Watts, puis « Un homme très recherché » d’Anton Corbijn en 2014.
Derniers rôles, nouvelles directions
En 2015, Robin Wright figure dans « Everest » de Baltasar Kormákur, production ample où elle tient l’un des rares rôles féminins centraux. Deux ans plus tard, elle rejoint « Wonder Woman » de Patty Jenkins dans le rôle d’Antiope, puis « Blade Runner 2049 » de Denis Villeneuve, où elle joue le lieutenant Joshi. Ces deux titres la ramènent vers des productions de grande visibilité.
La même année, elle apparaît aussi dans « Justice League » et « Zack Snyder's Justice League », où Antiope est créditée sans mention à l’écran. En 2020, elle reprend Antiope dans « Wonder Woman 1984 ». Cette continuité dans les productions de super-héros ne l’empêche pas de garder un pied dans des projets plus resserrés.
En 2020, elle acquiert les droits du roman « Les Carnets rouges » pour une adaptation en série. Robin Wright a alors déjà occupé plusieurs fonctions sur ses propres projets, entre jeu, réalisation et production, sans changer de terrain d’élection. En 2005, elle est aussi créditée dans « The Colbert Report », signe d’une présence qui déborde parfois le seul cadre du long métrage ou de la fiction sérielle.
Films et séries avec Robin Wright
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