Dan O'Herlihy: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Dan O'Herlihy en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
111
œuvres recensées
58 films · 53 séries
- Première année recensée
- 1947
- Dernière année recensée
- 1998
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Né à Wexford, en Irlande, Dan O’Herlihy se forme d’abord à l’architecture avant de se tourner vers le théâtre afin de financer ses études, ce qui l’amène rapidement à intégrer la scène dublinoise professionnelle (Source : Turner Classic Movies, 2005). Dès le début des années 1940, il rejoint le Gate Theatre et l’Abbey Theatre, deux institutions majeures, où il apparaît dans plusieurs dizaines de productions, s’imposant comme l’un des jeunes comédiens réguliers de ces plateaux (Source : American Repertory Theater, s.d.). En 1944, il tient le rôle principal d’Ayamonn Breydon dans la création de la pièce « Red Roses for Me » de Seán O’Casey, au Gate Theatre, un rôle qui marque une étape importante dans sa reconnaissance sur la scène irlandaise (Source : DIB – Dictionary of Irish Biography, s.d.). Parallèlement à ces engagements, il travaille également pour Radio Éireann, ce qui étend sa présence au-delà du seul champ théâtral (Source : DIB – Dictionary of Irish Biography, s.d.). Cette période de formation se caractérise ainsi par une intense activité de plateau, entre institutions nationales et tournées, qui ancre durablement son profil d’acteur de caractère issu du théâtre irlandais (Source : American Repertory Theater, s.d.).
Entrée au cinéma et premiers rôles à l’écran
La carrière cinématographique de Dan O’Herlihy débute en 1947 lorsqu’il est choisi par Carol Reed pour tourner dans le thriller « Odd Man Out », aux côtés de James Mason, une production britannique tournée en grande partie à Belfast (Source : Turner Classic Movies, 2005). Ce rôle, obtenu après avoir été remarqué sur la scène irlandaise, constitue sa première visibilité internationale et l’introduit dans le circuit du cinéma de langue anglaise d’après-guerre (Source : Turner Classic Movies, 2005). À la fin des années 1940, il rejoint la compagnie de théâtre Mercury d’Orson Welles et interprète Macduff dans la mise en scène de « Macbeth », rôle qu’il reprend dans l’adaptation cinématographique réalisée par Welles en 1948 (Source : Fandango, 2025). Cette participation à un projet à la fois scénique et filmique lui permet de consolider sa position en tant qu’acteur capable de passer du théâtre au cinéma tout en conservant une approche classique du jeu (Source : American Repertory Theater, s.d.). Dès lors, il est identifié par les réalisateurs comme un interprète solide pour des rôles dramatiques au sein de productions anglophones variées (Source : Turner Classic Movies, 2005).
Confirmation à Hollywood et filmographie marquante
Au début des années 1950, Dan O’Herlihy s’installe progressivement dans le cinéma américain et enchaîne des rôles dans des productions de genres divers, du film de guerre au drame psychologique (Source : Turner Classic Movies, 2005). Il apparaît notamment dans « At Sword’s Point » (1952) où il incarne Aramis Jr., puis dans « Invasion U.S.A. » (1952) et « Actors and Sin » la même année, ce dernier film lui offrant un double emploi de narrateur et de personnage, Alfred O’Shea (Source : Fandango, 2024). En 1954, il tient le rôle-titre dans « Adventures of Robinson Crusoe » de Luis Buñuel, adaptation en langue anglaise du roman de Daniel Defoe, qui reste l’un de ses rôles les plus durables dans la mémoire cinéphile (Source : Alt Film Guide, 2025). À la fin des années 1950, il poursuit cette trajectoire avec « Home Before Dark » (1958), « Imitation of Life » (1959) et « The Young Land » (1959), qui confirment sa place au sein du cinéma de studio américain, souvent dans des emplois de personnages secondaires structurants (Source : Fandango, 2024). Dans les années 1960, il participe à « The Virgin Queen » (1955), « King of the Roaring '20s : The Story of Arnold Rothstein » (1961) et « Fail Safe » (1964), où il interprète le brigadier général Warren A. Black dans un récit de crise nucléaire qui s’inscrit dans le contexte géopolitique de la guerre froide (Source : Fandango, 2024).
Rôles de caractère et collaborations significatives
Au-delà de ses premiers succès, Dan O’Herlihy construit une filmographie de rôles de caractère qui l’amène à collaborer avec des réalisateurs et des acteurs de premier plan des deux côtés de l’Atlantique (Source : Turner Classic Movies, 2005). Il retrouve l’univers de la grande fresque historique dans « Waterloo » (1970), où il prête ses traits au maréchal Michel Ney, aux côtés d’un important casting international (Source : Wikipédia, s.d.). Par la suite, il tourne dans des productions comme « The Big Cube » (1969) et « 100 Rifles » (1969), confirmant sa capacité à évoluer dans des films de genre, du western au thriller psychologique (Source : Wikipédia, s.d.). Dans les années 1980, il interprète Conal Cochran dans « Halloween III: Season of the Witch » (1982), un rôle de patron d’entreprise au centre d’un récit fantastique situé à la frontière de l’horreur et de la science-fiction (Source : Wikipédia, s.d.). Il participe également à « The Last Starfighter » (1984) en incarnant Grig, figure extraterrestre d’instructeur militaire, dans un film qui s’inscrit dans le tournant des effets spéciaux numériques naissants (Source : Wikipédia, s.d.). En 1987, il tient le rôle du dirigeant d’Omni Consumer Products, surnommé « The Old Man », dans « RoboCop » de Paul Verhoeven, rôle qu’il reprend dans « RoboCop 2 » en 1990, au sein d’une série de films qui associent action, satire sociale et dystopie industrielle (Source : Alt Film Guide, 2025).
Travail à la télévision et présence dans les séries
La carrière de Dan O’Herlihy se déploie largement à la télévision, où il accumule près d’une centaine d’apparitions au fil des décennies, dans des séries, téléfilms et anthologies dramatiques (Source : Alt Film Guide, 2025). Il intervient dans plusieurs productions américaines de prime time, s’inscrivant dans un système où les acteurs de caractère circulent entre cinéma et télévision sans cloisonnement strict (Source : Turner Classic Movies, 2005). Au tournant des années 1990, il se fait remarquer auprès d’un nouveau public avec le rôle récurrent d’Andrew Packard dans la série « Twin Peaks » créée par David Lynch et Mark Frost, diffusée en 1990–1991, où il participe à l’architecture narrative de la deuxième saison (Source : Wikipédia, s.d.). Il apparaît aussi dans divers téléfilms et mini-séries, parmi lesquels « QB VII » (1974), adaptation d’un roman juridique, où il interprète David Shawcross (Source : Fandango, 2024). Son dernier rôle crédité est celui de Joseph P. Kennedy dans le téléfilm « The Rat Pack » réalisé par Rob Cohen et diffusé en 1998, ce qui prolonge sa présence à l’écran jusqu’à la fin du XXe siècle (Source : Alt Film Guide, 2025).
Parcours théâtral international
Si le cinéma et la télévision occupent une part importante de sa carrière, Dan O’Herlihy maintient une activité régulière sur les scènes théâtrales en Europe comme en Amérique du Nord (Source : American Repertory Theater, s.d.). Après ses années au Gate et à l’Abbey Theatres, il rejoint le Mercury Theatre d’Orson Welles, où il travaille sur « Macbeth » avant de suivre le metteur en scène vers des projets cinématographiques et scéniques aux États-Unis (Source : Fandango, 2025). Il joue notamment dans une production de « Measure for Measure » dirigée par John Houseman à Los Angeles, montrant sa capacité à aborder différentes pièces du répertoire shakespearien en anglais contemporain (Source : American Repertory Theater, s.d.). Il interprète également « King Lear » au Houston Shakespeare Festival, confirmant son inscription dans les grandes tragédies de Shakespeare sur la scène américaine (Source : American Repertory Theater, s.d.). Parmi ses autres engagements marquants figure la pièce « Mass Appeal » au Drury Lane Theatre, où il poursuit un travail de théâtre contemporain en parallèle de ses activités audiovisuelles, constituant ainsi un parcours scénique étendu sur plusieurs décennies (Source : American Repertory Theater, s.d.).
Récompenses, nominations et reconnaissance professionnelle
Dan O’Herlihy accède à une reconnaissance institutionnelle majeure lorsqu’il est nommé à l’Oscar du meilleur acteur pour son interprétation de Robinson Crusoe dans « Adventures of Robinson Crusoe », lors de la cérémonie honorant les productions de 1954, l’annonce des nominations ayant été faite en février 1955 (Source : Alt Film Guide, 2025). Cette nomination, dans une catégorie où figurent notamment Humphrey Bogart, Marlon Brando, Bing Crosby et James Mason, le place aux côtés de figures centrales du cinéma de studio américain, malgré le caractère plus modeste et partiellement étranger de la production de Luis Buñuel (Source : Alt Film Guide, 2025). Il reçoit par ailleurs un Bronze Wrangler remis par les Western Heritage Awards en 1961 pour une participation à la série « Rawhide », distinction liée à la représentation du genre western à la télévision (Source : IMDb – Awards, s.d.). Sa carrière est régulièrement mentionnée dans les rétrospectives consacrées aux acteurs de caractère irlandais ayant trouvé une place durable à Hollywood, que ce soit dans des encyclopédies du cinéma ou dans les bases de données spécialisées (Source : Turner Classic Movies, 2005). De cette manière, sa filmographie, sa nomination aux Oscars et ses prix sectoriels contribuent à installer son nom dans l’histoire du cinéma anglo-saxon des années 1940 aux années 1990 (Source : Alt Film Guide, 2025).
Fin de carrière et dernières apparitions
Dans les années 1980 et 1990, Dan O’Herlihy poursuit une activité régulière en alternant cinéma grand public, productions télévisées et projets de prestige, tout en demeurant identifié comme un acteur de composition au service de récits variés (Source : Turner Classic Movies, 2005). Après « The Last Starfighter » (1984), « RoboCop » (1987) et « The Dead » de John Huston (1987), où il tient le rôle de Mr. Kerrigan, il apparaît encore dans « RoboCop 2 » (1990) puis dans plusieurs téléfilms et séries (Source : Fandango, 2024). Son interprétation de Joseph P. Kennedy dans « The Rat Pack » (1998) marque la conclusion d’un parcours filmé entamé plus d’un demi-siècle plus tôt avec « Odd Man Out » (Source : Alt Film Guide, 2025). Au total, il compte plus de quarante longs métrages et de nombreux rôles à la télévision, ce qui illustre la continuité de son activité professionnelle sur près de cinquante ans (Source : Alt Film Guide, 2025). Il meurt en février 2005 à l’âge de 85 ans, après une carrière qui l’a vu passer du théâtre irlandais aux plateaux de Hollywood et aux studios de télévision américains, tout en conservant le profil d’un acteur de caractère associé à des rôles marquants dans plusieurs genres cinématographiques (Source : Alt Film Guide, 2025).
Films et séries avec Dan O'Herlihy
Découvrez ses rôles les plus populaires au cinéma et à la télévision.
Rôles de Dan O'Herlihy
Accédez aux fiches des personnages associés à ses œuvres les plus consultées.
Galerie photos de Dan O'Herlihy
2 photos affichées.
Filmographie détaillée
Ouvrez une catégorie pour consulter les films, séries, rôles et épisodes crédités. Les listes longues se chargent progressivement.
Personnalités en relation
Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.




























