David Shire: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de David Shire en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
131
œuvres recensées
123 films · 8 séries
- Première année recensée
- 1966
- Dernière année recensée
- 2021
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1974, Francis Ford Coppola choisit David Shire pour composer la musique de Conversation secrète. Le film arrive après plusieurs travaux pour la télévision et le cinéma, puis place son nom au cœur de quelques partitions américaines très suivies dans les années 1970 et 1980.
Buffalo, Yale, puis la musique d’écran
David Shire naît le 3 juillet 1937 à Buffalo, dans l’État de New York. Sa formation passe par l’université Yale, donnée qui situe d’emblée un musicien passé par un cadre académique exigeant avant de travailler pour l’écran.
Le nom de David Lee Shire apparaît ensuite dans des travaux télévisuels de 1966 et 1971, avec CBS Playhouse puis plusieurs productions comme Harpy, Marriage: Year One ou See the Man Run. Ces titres montrent une présence dans des formats variés, sans quitter le terrain du compositeur. Sur cette période, il signe aussi pour le cinéma Le Dernier Train pour Frisco, Summertree, Vas-y, fonce et Skin Game en 1971.
Les années suivantes l’installent sur des films très différents. To Find a Man en 1972, puis Brève rencontre à Paris, Duel dans la poussière et Steelyard Blues en 1973, préparent une série de partitions plus connues au milieu de la décennie. À cette époque, le compositeur travaille déjà dans des registres de cinéma narratif très divers, du drame à la comédie, sans quitter la musique originale.
Les années 1970, du polar au film de studio
Conversation secrète et Les Pirates du métro, tous deux en 1974, donnent à David Shire une place visible dans le cinéma américain de l’époque. Le premier porte la signature de Francis Ford Coppola, le second celle de Joseph Sargent. Deux films policiers, deux manières de tendre la ville et les corps, deux occasions pour une écriture musicale qui doit tenir la durée et soutenir l’action.
L’année 1975 l’occupe encore avec La Bonne Fortune, Adieu ma jolie et L’Odyssée du Hindenburg. Le compositeur se retrouve alors chez Mike Nichols, Dick Richards et Robert Wise, ce qui le fait passer d’un univers à l’autre sans s’enfermer dans une même famille de films. Dans la foulée, Les Hommes du président en 1976 l’associe à Alan J. Pakula, puis Le Bus en folie, Deux Farfelus à New York et La Fièvre du samedi soir l’installent dans une année particulièrement dense.
Le cas de La Fièvre du samedi soir retient l’attention pour une autre raison: David Shire y signe la musique originale et des chansons. Le film de John Badham, sorti en 1977, associe son nom à une bande-son devenue immédiatement identifiable. Deux ans plus tard, Norma Rae et Fast Break prolongent cette présence dans le cinéma américain de la fin des années 1970, puis The Promise et Old Boyfriends gardent la même ligne en 1979.
Télévision, reprises et formats longs
Les travaux télévisuels reviennent dans les années 1980 avec Darkroom en 1981, puis Only When I Laugh et Paternity la même année. David Shire ne quitte donc pas les formats longs et les productions destinées au foyer, tout en gardant des attaches nettes avec le cinéma.
En 1983, Le Retour de Max Dugan s’ajoute à cette liste, puis Oh, God! You Devil! et 2010: L’Année du premier contact arrivent en 1984. Le second, réalisé par Peter Hyams, s’inscrit dans une science-fiction de studio où la musique prend une place essentielle dans la construction du récit. L’année suivante, Oz, un monde extraordinaire conduit le compositeur vers Walter Murch.
La seconde moitié de la décennie garde le même rythme. Short Circuit en 1986, puis Goodnight Mother, Backfire et Vice Versa en 1987 et 1988, prolongent une activité où se croisent comédie, drame et science-fiction. Incidents de parcours en 1988, puis I Know My First Name Is Steven en 1989, referment cette séquence avec des titres qui reviennent régulièrement dans la filmographie du compositeur.
Récompenses et retours tardifs
David Shire reçoit l’Oscar de la meilleure chanson originale pour It Goes Like It Goes en 1980. La distinction concerne une chanson liée à son travail de compositeur et situe son nom dans le champ des chansons de film, pas seulement dans celui de la partition instrumentale.
Une autre mention de récompense figure en 1982 avec le Golden Raspberry Award for Worst Original Song pour Baby Talk. Le contraste entre les deux distinctions donne une idée des écarts de réception qui peuvent accompagner un compositeur de musique d’écran, surtout lorsqu’il traverse plusieurs genres et plusieurs types de commandes.
Après ces années, la filmographie continue avec Bed & Breakfast en 1992, The Journey Inside en 1994, One Night Stand en 1995 puis Ash Wednesday en 2002. The Tollbooth suit en 2004, Zodiac en 2007, Présumé coupable en 2009, Quitters et Walk On By en 2015, The American Side en 2016 et Love After Love en 2017. La continuité de ces titres, du polar au drame indépendant, montre une présence régulière dans le cinéma américain sur plus de 4 décennies.
Filmographie sélective
- 1966: CBS Playhouse — musique originale
- 1974: Conversation secrète — musique originale
- 1974: Les Pirates du métro — musique originale
- 1976: Les Hommes du président — musique originale
- 1977: La Fièvre du samedi soir — musique originale, chansons
- 1984: 2010: L’Année du premier contact — musique originale
- 1985: Oz, un monde extraordinaire — musique originale
- 1986: Short Circuit — musique originale
- 1989: I Know My First Name Is Steven — musique originale
- 2007: Zodiac — musique originale
Palmarès
- 1980: Oscar de la meilleure chanson originale pour It Goes Like It Goes
- 1982: Golden Raspberry Award for Worst Original Song pour Baby Talk
Filmographie de David Shire
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