Art Evans: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Art Evans en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
95
œuvres recensées
69 films · 26 séries
- Première année recensée
- 1972
- Dernière année recensée
- 2022
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1965, Art Evans apparaît à Broadway dans « Le Coin des Amen », de James Baldwin, aux côtés de Juanita Moore et Frank Silvera. L’année suivante, ce premier passage sur scène ouvre un itinéraire qui passe par l’Off-Broadway en 1971 avec « Pinkville », de George Tabori, puis par le cinéma en 1974 avec « Claudine », de John Berry, dans un petit rôle non crédité. Né le 27 mars 1942 à Berkeley, en Californie, Arthur James Evans meurt le 21 décembre 2024 à Los Angeles.
Du théâtre de Baldwin aux premiers écrans
Le nom d’Art Evans circule d’abord sur une affiche de Broadway. En 1965, il joue David dans « Le Coin des Amen », adaptation de James Baldwin mise en scène par Frank Silvera. Le casting le place auprès de Juanita Moore et Frank Silvera, dans une production qui le fait passer d’un plateau théâtral à un premier espace de visibilité publique.
Quelques années plus tard, il revient au théâtre avec « Pinkville » de George Tabori, présenté Off-Broadway en 1971. Le rôle de « Suck Ass » marque une nouvelle étape de travail scénique avant l’arrivée au cinéma. Cette entrée tardive sur le grand écran, en 1974, se fait dans « Claudine » de John Berry, où il tient un petit rôle non crédité, celui du jeune frère.
Ce premier geste au cinéma ne prend pas la forme d’un coup d’éclat. Il inscrit plutôt Evans dans une circulation régulière entre théâtre, téléfilms et productions américaines, avec des apparitions fréquentes dès la deuxième moitié des années 1970.
Les années 1970, l’installation
En 1976, Art Evans tient le rôle de Blind Lemon Jefferson dans « Leadbelly » de Gordon Parks. Le film l’inscrit dans une distribution où Roger E. Mosley joue le rôle-titre. La même période le voit apparaître dans « Touche pas à mon gazon » de Ted Kotcheff en 1977, puis dans « Ne tirez pas sur le dentiste » d’Arthur Hiller en 1979 et « Tendre Combat » d’Howard Zieff, sorti la même année.
La télévision prend vite le relais. En 1976, il joue Russ Singer dans un épisode de « Sergent Anderson », puis Dolan dans « MASH » en 1979. Ces apparitions dessinent une présence constante dans des séries déjà installées, sans limiter Evans à un seul type de personnage.
La décennie se ferme sur des rôles brefs, parfois non crédités, mais nombreux. Ils vont de « Meurtres en direct » de Richard Brooks à « Class Reunion » de Michael Miller, deux films sortis en 1982, et préparent la séquence la plus fournie de sa filmographie cinématographique.
1982-1992, rôles récurrents et films très visibles
En 1983, Art Evans apparaît dans « Christine » de John Carpenter, comme l’homme tué par la voiture au début du film dans l’usine. L’année suivante, il tient le soldat Wilkie dans « A Soldier's Story » de Norman Jewison, puis le détective Lennox dans « Vampire, vous avez dit vampire ? » de Tom Holland en 1985. Cette période le conduit vers des films signés par des cinéastes identifiables, où ses rôles s’installent dans la mémoire des génériques autant que dans l’économie des scènes.
En 1985 encore, il joue Jimmy dans « Série noire pour une nuit blanche » de John Landis. L’année 1986 le voit dans « Y a-t-il quelqu'un pour tuer ma femme ? » de Jerry Zucker, Jim Abrahams et David Zucker, puis dans « Native Son » de Jerrold Freedman, où il interprète Doc. Deux ans plus tard, il apparaît dans « White of the Eye » de Donald Cammell, en détective Charles Mendoza, puis dans « School Daze » de Spike Lee en 1988, dans le rôle de Cedar Cloud.
Le début des années 1990 lui offre des rôles plus nettement identifiés. Dans « Deux Flics à Downtown » de Richard Benjamin, sorti en 1990, il joue Henry Coleman. La même année, il incarne Leslie Barnes dans « 58 Minutes pour vivre » de Renny Harlin. En 1992, il retrouve un registre plus léger avec « Les Pilleurs » de Walter Hill, où il joue Bradlee.
Télévision, séries longues et retours réguliers
La télévision occupe une place continue dans la carrière d’Art Evans entre 1976 et 2014. Il y passe par « Capitaine Furillo », où il apparaît dans trois épisodes entre 1981 et 1984, avec notamment le rôle de Floyd Joyner dans « Vidéo poker », réalisé par Corey Allen. Il figure aussi dans « L'Homme qui tombe à pic » en 1983, puis dans « Docteur Doogie » en 1990, où il joue Jimmy dans « Doogie Sings the Blues ».
En 1986, il rejoint « Comment se débarrasser de son patron », série adaptée de « 9 to 5 », pour 12 épisodes dans le rôle de Morgan. Cette présence étirée lui donne un espace plus long que les passages en épisode unique, tout en restant dans des formats de fiction très codés. Il passe encore par « Jack Killian, l'homme au micro » en 1991, où il incarne Garland Atkins dans « Un cri dans la nuit ».
En 1992, il revient dans « Dingue de toi » pour deux épisodes, en Ike. Plus tard, il apparaît dans « La Vie de famille » en 1994, dans « X-Files: Aux frontières du réel » en 2000, puis dans « Retour à Lincoln Heights » en 2007. Une voix vient encore s’ajouter à cet ensemble en 2022 avec « Cool Attitude : Encore plus cool », où il double Charlie.
Des rôles de genre à la fin de la filmographie
La suite des années 1990 maintient Art Evans dans des productions de genre et des seconds rôles remarqués. Il joue le lieutenant Sam Baffett dans « Le Flic de San Francisco » de Thomas Carter en 1997, puis George dans « Une vie à deux » de Rob Reiner en 1999. Ces apparitions prolongent une présence qui s’étend sans rupture nette sur plus de trois décennies de cinéma américain.
Les années 2000 et 2010 gardent cette continuité. En 2007, « Retour à Lincoln Heights » le ramène à la télévision, puis « C’est moi le chef ! » en 2011 lui donne le rôle de Mort. Le dernier crédit connu, « Cool Attitude : Encore plus cool » en 2022, prolonge cette activité jusqu’à une période très récente.
Le 21 décembre 2024, Art Evans meurt à Los Angeles à l’âge de 82 ans. Sa filmographie garde la trace d’un acteur passé par Broadway, l’Off-Broadway, les séries des années 1980 et les films de studio, avec des rôles qui vont du jeune frère non crédité au lieutenant, du détective au père de fiction, sans jamais quitter durablement le terrain des emplois secondaires solides.
Films et séries avec Art Evans
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