John Saxon: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de John Saxon en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
199
œuvres recensées
132 films · 67 séries
- Première année recensée
- 1954
- Dernière année recensée
- 2015
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1953, John Saxon apparaît au générique de «Une femme qui s'affiche», de George Cukor, sous le nom de Carmine Orrico. Le jeune acteur, né à Brooklyn le 5 août 1935, passe ensuite par plusieurs rôles d’adolescent avant d’entrer durablement dans des productions américaines de studio.
Brooklyn, Stella Adler et le baptême de Saxon
Carmine Orrico grandit dans une famille d’origine italienne et parle anglais et italien. Il étudie la comédie avec Stella Adler, puis gagne Hollywood à 16 ans quand l’agent Henry Willson le repère et lui donne le nom de «Saxon».
Les débuts passent par deux films de George Cukor où il n’est pas crédité. Il travaille ensuite avec Vincente Minnelli, Blake Edwards, John Huston, Frank Borzage et Otto Preminger. L’image qui s’installe alors est celle d’un jeune premier aux traits sombres, vite orienté vers les films policiers et d’action.
En 1955, il tient Vince Pomeroy dans «Le Gang des jeunes», d’Abner Biberman. Puis viennent «L'Enquête de l'inspecteur Graham» de Harry Keller en 1956, «Le Démon de midi» de Blake Edwards en 1958 et «Qu'est-ce que maman comprend à l'amour?» de Vincente Minnelli la même année. La fin des années 1950 le voit passer de «Simon le pêcheur» de Frank Borzage à «Le Vent de la plaine» de John Huston, puis à «Meurtre sans faire-part» de Michael Gordon en 1960.
Les années italiennes et le virage policier
En 1962, John Saxon joue Renzo dans «Agostino» de Mauro Bolognini, puis le docteur Marcello Bassi dans «La Fille qui en savait trop» de Mario Bava l’année suivante. Cette capacité à travailler en italien lui ouvre plusieurs films tournés en Europe, surtout dans le western et le polar.
Il apparaît alors dans «L'Homme de la Sierra» de Sidney J. Furie en 1966, puis dans «Une poignée de plombs» de Don Siegel et Robert Totten en 1969. La même période le mène à «Joe Kidd» de John Sturges en 1972, où il joue Luis Chama. Le visage s’accorde aux récits de frontière, aux intrigues sèches, aux personnages pris dans des rapports de force sans détour.
L’étape suivante arrive avec «Opération Dragon» de Robert Clouse en 1973. Il y interprète Rooper et obtient une nomination aux Golden Globes dans la catégorie du meilleur acteur dans un second rôle. Plusieurs années plus tard, ce titre reste celui qui lui revient le plus souvent dans les conversations publiques, alors même que sa filmographie s’étend sur près de 200 films.
L’horreur comme point d’ancrage
En 1974, John Saxon joue le lieutenant Kenneth Fuller dans «Black Christmas» de Bob Clark. Le film lui offre un terrain différent, plus nerveux, qui le rapproche d’un autre pan de sa filmographie.
Viennent ensuite «Ténèbres» de Dario Argento en 1982, puis «Les Griffes de la nuit» de Wes Craven en 1984, où il interprète le lieutenant Donald Thompson. Les années 1990 le ramènent vers cet imaginaire avec «Freddy sort de la nuit» en 1994, où son propre nom figure aux côtés de celui du personnage. En 2005, il tient Jeb «Pa» Jameson dans «Les maîtres de l’horreur».
Cette présence régulière dans le cinéma d’épouvante ne tient pas à une simple parenthèse. Elle s’accorde avec une silhouette déjà installée dans les récits de tension, depuis les polars des années 1960 jusqu’aux franchises des décennies suivantes. La continuité se lit aussi dans «Une nuit en enfer» de 1996, où il joue l’agent du FBI Stanley Chase.
Télévision, séries et retours récurrents
À la télévision, John Saxon tient un des rôles vedettes de «The Bold Ones: The New Doctors» de 1969 à 1972. La série lui donne une visibilité durable dans un format au long cours, au moment où il partage déjà son temps avec le cinéma.
En 1975, il joue le major Frederick Sloan dans quelques épisodes de «L'Homme qui valait trois milliards», rôle repris dans «Super Jaimie». En 1978, il apparaît dans «L'Île fantastique» sous les traits de Roger Sullivan. Plus tard, il tient un rôle régulier dans «Dynastie», où il figure parmi les amants d’Alexis, puis dans «Falcon Crest», où il est le gendre de Jane Wyman.
Lui revient aussi un ensemble de séries et téléfilms qui consolident sa présence à l’écran sans rompre le fil de ses choix de cinéma. «The Name of the Game» en 1968 le montre en Peter Max, «The Bold Ones: The New Doctors» lui donne une assise plus nette, et «Finder of Lost Loves» en 1984 l’installe en Zach Donahue.
Un visage de second plan, jusqu’au bout
John Saxon travaille avec Marlon Brando, Burt Lancaster, Richard Widmark, Tippi Hedren, Clint Eastwood et Eddie Murphy dans «Le Flic de Beverly Hills 3». Il est aussi dirigé par David Cronenberg, Monte Hellman, Mario Bava, Sydney Pollack et Richard Brooks. Dans son cas, la présence compte souvent autant que l’importance du rôle.
Il tourne encore «Le Voyage Extraordinaire» en 1977, «Animal Instincts» en 1992, puis «Opération Vol» en 1968, où il joue Dead Man. Cette dispersion apparente dit surtout une fidélité aux genres populaires, du western spaghetti au policier, de l’horreur aux séries télévisées.
L’acteur meurt le 25 juillet 2020 à Murfreesboro, dans le Tennessee, des suites d’une pneumonie, peu avant son 84e anniversaire. Il laisse derrière lui une présence étendue sur six décennies et un nom qui reste attaché à «Opération Dragon» autant qu’aux films de genre où il a occupé l’espace avec constance.
Films et séries avec John Saxon
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