Alexander Golitzen: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Alexander Golitzen en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
277
œuvres recensées
275 films · 2 séries
- Première année recensée
- 1935
- Dernière année recensée
- 1976
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1935, Alexander Golitzen apparaît au générique de « L'Appel de la forêt », signé William A. Wellman. Le nom du décorateur, né à Moscou en 1908, se fixe alors dans le cinéma américain, après des études menées aux États-Unis. Sa carrière s’étend sur près de quarante ans, avec plus de 300 films et plusieurs passages à la télévision.
Moscou, Seattle, Hollywood
Né le 28 février 1908 à Moscou, Alexander Golitzen vient d’une famille rattachée à la maison Galitzine. Après la révolution russe, sa famille se fixe à Seattle, dans l’État de Washington, où il étudie à l’Université de Washington. Il prend la nationalité américaine en 1936.
Le changement de pays précède son entrée dans les studios. Dès 1935, il travaille comme directeur artistique au cinéma, puis collabore avec Metro-Goldwyn-Mayer, Twentieth Century Fox et, à partir de 1942, Universal Pictures. Ces maisons de production donnent à son travail une visibilité durable, dans des genres très différents.
Ses crédits s’étendent vite au-delà de la seule production courante. En 1939, il signe « Divorcé malgré lui » de Tay Garnett, puis « Correspondant 17 » d’Alfred Hitchcock en 1940. La même période le voit sur « Illusions perdues » d’Ernst Lubitsch, « Les Mille et Une Nuits » de John Rawlins et « Le Fantôme de l'Opéra » d’Arthur Lubin.
Les années Universal
À partir de 1942, Universal Pictures devient son terrain de travail principal. Il y signe « Le Signe du cobra » de Robert Siodmak, « La Passion du Docteur Holmes » de George Waggner et, en 1945, « La Rue rouge » de Fritz Lang. L’ensemble dessine une présence continue dans des productions de studio où la direction artistique compte autant que la mise en scène.
En 1943, il reçoit l’Oscar de la meilleure direction artistique en couleur pour « Le Fantôme de l'Opéra ». Deux ans plus tard, il est producteur associé sur « Les Amours de Salomé » de Charles Lamont, puis sur « Le Passage du canyon » de Jacques Tourneur en 1946. L’année suivante, il retourne à la direction artistique avec « Une vie perdue » et « Moments perdus ».
Les années 1948 et 1949 prolongent ce mouvement avec « Lettre d'une inconnue » de Max Ophüls, « Le Sang de la terre » de George Marshall, « Bagdad » de Charles Lamont et « Une femme joue son bonheur » de Michael Gordon. Golitzen passe d’un cinéaste à l’autre sans quitter le registre du studio, avec une fidélité de méthode qui s’observe dans la régularité des commandes.
La décennie suivante confirme ce rythme. Il participe à « Chasse aux espions » de George Sherman, « La Femme sans loi » de Louis King, « Les Pirates de Macao » d’Edward Ludwig et « Duel sans merci » de Don Siegel. En 1952, « Le Trésor de la vallée perdue » de Ted Tetzlaff prolonge cette série de westerns et de films d’action.
Douglas Sirk, Anthony Mann, Don Siegel
Au début des années 1950, Alexander Golitzen travaille plusieurs fois avec Douglas Sirk. Il signe « La Séductrice aux cheveux rouges » et « Désir de femme » en 1953, puis « Le Nettoyeur » de George Marshall et « Romance inachevée » d’Anthony Mann en 1954. La présence de ces réalisateurs installe son nom dans des productions où la décoration structure l’espace plus qu’elle ne l’orne.
En 1955, il participe à « Tarantula! », puis revient en 1958 avec « La soif du Mal » d’Orson Welles. L’année suivante, il travaille sur « La Quatrième Dimension » et « Rawhide » pour la télévision. Ces deux titres marquent son passage au petit écran, sans interrompre son activité au cinéma.
Les années 1960 font apparaître quelques-uns de ses travaux les plus connus. En 1960, il assure la production design de « Spartacus » de Stanley Kubrick. Deux ans plus tard, il signe la direction artistique de « Du silence et des ombres » de Robert Mulligan et de « Les Nerfs à vif » de J. Lee Thompson. En 1968, « Un Shérif à New York » prolonge cette présence dans le cinéma américain de studio, avant « Airport » en 1970, « Quand siffle la dernière balle » en 1971 et « Joe Kidd » en 1972.
Les Oscars et la dernière période
Les récompenses accompagnent cette activité sans la résumer. Alexander Golitzen obtient trois Oscars de la meilleure direction artistique: en 1943 pour « Le Fantôme de l'Opéra », en 1961 pour « Spartacus » et en 1963 pour « Du silence et des ombres ». Il reçoit aussi onze autres nominations, ce qui le place parmi les artisans les plus décorés de sa génération dans son métier.
En 1966, il intervient comme directeur artistique de la 38e cérémonie des Oscars. Le geste dit assez son statut au sein de l’industrie: il n’apparaît pas seulement dans des films de studio, il participe aussi aux grands rendez-vous qui structurent l’imaginaire hollywoodien de l’époque.
Son dernier film est « Tremblement de terre » en 1974. Après cette date, il se retire du cinéma. Il meurt à San Diego le 26 juillet 2005, à 97 ans. L’Art Directors Guild l’intègre à son Hall of Fame en 2010, cinq ans après sa disparition.
Filmographie sélective
La liste qui suit retient quelques titres repères parmi les œuvres associées à Alexander Golitzen.
- 1935: « L'Appel de la forêt » de William A. Wellman
- 1940: « Correspondant 17 » d’Alfred Hitchcock
- 1943: « Le Fantôme de l'Opéra » d’Arthur Lubin
- 1953: « Désir de femme » de Douglas Sirk
- 1955: « Tarantula! »
- 1958: « La soif du Mal » d’Orson Welles
- 1960: « Spartacus » de Stanley Kubrick
- 1962: « Du silence et des ombres » de Robert Mulligan
- 1962: « Les Nerfs à vif » de J. Lee Thompson
- 1970: « Airport »
- 1972: « Joe Kidd »
- 1974: « Tremblement de terre »
Palmarès
- Oscars 1943: meilleure direction artistique couleur pour « Le Fantôme de l'Opéra »
- Oscars 1961: meilleure direction artistique pour « Spartacus »
- Oscars 1963: meilleure direction artistique noir et blanc pour « Du silence et des ombres »
- 11 nominations supplémentaires aux Oscars
- Art Directors Guild Hall of Fame: intronisation en 2010
Filmographie de Alexander Golitzen
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Filmographie détaillée
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