Sonny Chiba: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Sonny Chiba en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
239
œuvres recensées
212 films · 27 séries
- Première année recensée
- 1959
- Dernière année recensée
- 2021
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1960, les studios Tōei recrutent Sadao Maeda après un concours de nouveaux talents. Il prend le nom de Shin'ichi Chiba, puis celui de Sonny Chiba, et commence par les séries télévisées JNR Inspector 36, Kurayami Go-dan et Key Hunter.
Des arts martiaux au premier écran
Né le 23 janvier 1939 à Fukuoka, dans la préfecture de Fukuoka, au Japon, Sonny Chiba s’initie très tôt à plusieurs disciplines martiales. Il étudie le shōrinji kenpō, le kendo, le judo et le ninjutsu, puis surtout le karaté auprès de Masutatsu Ōyama.
Le passage chez Tōei lui ouvre la télévision, où Key Hunter compte 250 épisodes. Cette série lui vaut son surnom de « Sonny » et le met en relation avec Yōko Nogiwa, avant son accès au cinéma.
Kinji Fukasaku lui confie ses premiers grands rôles en 1961 dans le diptyque « Le Type au drôle de chapeau » et « Le Type au drôle de chapeau : Le Bras de vingt millions de yens ». Chiba y passe du statut de débutant à celui d’interprète identifié par les cinéastes de genre.
Kinji Fukasaku et les années de formation
En 1962, « Gang contre G-Men » lui donne un rôle nommé, Osamu Kaji. La même logique se poursuit dans les productions du milieu des années 1960, avec « Duel en plein jour - Le Kamikaze », « Robots 2000, odyssée sous-marine » et « Ōgon Bat ».
Le travail avec Fukasaku se prolonge sur plusieurs titres, dont « Le Policier vagabond : La Tragédie de la vallée rouge », « Le Policier vagabond : Le vent franchit le cap » et « Le Type au drôle de chapeau : Le Bras de vingt millions de yens ». Il apparaît aussi dans « Kamikaze X-27 » et « Yakuza deka: Marifana mitsubai soshiki ».
En 1969, « Nihon ansatsu hiroku » l’installe dans un cinéma plus nerveux. L’année suivante, « Kamikaze X-27 » prolonge cette présence dans des récits de criminels, d’enquêteurs et de chocs frontaux.
Le tournant des années 1970
En 1973, « Combat sans code d'honneur 2 : Qui sera le boss à Hiroshima ? » place Chiba dans une série déjà installée. Il y interprète Katsutoshi Otomo, au sein d’un univers de guerre de clans et de violence codifiée.
L’année 1974 marque un changement net avec The Street Fighter. Sonny Chiba y crée Surugi, tueur à gages et homme de main, au centre d’un film dont la brutalité provoque un classement X aux États-Unis avant une sortie expurgée avec un classement R.
Dans la foulée, « Autant en emporte mon nunchaku », The Street Fighter's Last Revenge et « La Karatigresse aux mains d’acier » prolongent cette veine. Le nom de Chiba circule alors au-delà du Japon, porté par des films d’action où les coups de poing et les armes blanches tiennent le cadre.
En 1975, Killer Train - Höllenfahrt ins Jenseits lui confie le rôle d’Aoki. Trois ans plus tard, « Les Évadés de l'espace » le montre en Prince Hans, tandis que « Les Guerriers de l'Apocalypse » lui donne un officier de l’armée japonaise projeté dans une faille temporelle.
Hattori Hanzo et le retour des années 2000
En 1980, Kage no Gundan lui donne le rôle de Hattori Hanzō. Deux ans plus tard, X-Or, le shérif de l’espace l’emploie comme Space Sheriff Voicer, dans une trajectoire qui alterne séries et productions de genre.
La décennie suivante le retrouve dans The Storm Riders en 1998, où il joue Lord Conqueror. En 2003, « Batalla Real Requiem » le distribue en Makio Mimura, puis « Kill Bill : Volume 1 » le replace au centre d’un hommage de Quentin Tarantino.
Chiba y reprend Hattori Hanzo, le forgeron d’Okinawa qui fabrique le katana de la Mariée. « Kill Bill : Volume 2 » prolonge ce rôle en 2004, avec en plus une fonction de chorégraphe des combats, tandis que Velocidade Furiosa - Ligação Tóquio lui donne Uncle Kamata en 2006.
En 2011, « Kill Bill : The Whole Bloody Affair » réunit encore Hattori Hanzo à l’écran. Cette reprise tardive fixe son image dans un pan du cinéma mondial qui l’avait longtemps tenu à distance avant de le convoquer à nouveau.
Un nom qui traverse les genres
Sonny Chiba meurt le 19 août 2021, à 82 ans. Le décès clôt une présence étendue sur plus d’un demi-siècle, dans des films d’action, des récits de yakuza, de science-fiction et des séries télévisées.
Son nom de naissance apparaît aussi sous la forme Sadao Maeda, tandis que l’état civil et la presse internationale retiennent Shin'ichi Chiba puis Sonny Chiba. Cette multiplicité de noms accompagne une filmographie où les rôles s’attachent à des figures d’autorité, de violence ou de menace.
Le cinéma de Chiba s’ordonne autour de quelques gestes précis : un art martial mis au premier plan, des personnages de chef, de tueur, de forgeron ou d’officier, des films de série B qui rencontrent soudain un nouvel écho. Quentin Tarantino en fait l’un des visages de « Kill Bill », mais ce rapprochement ne tombe pas du ciel : il prolonge des décennies de présence dans des récits où le corps, l’arme et la vitesse décident de tout.
Films et séries avec Sonny Chiba
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