George Marshall: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de George Marshall en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
140
œuvres recensées
131 films · 9 séries
- Première année recensée
- 1916
- Dernière année recensée
- 1974
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1916, George Marshall dirige « The Girl and the Game », alors que le cinéma américain cherche encore ses formes les plus souples. Né à Chicago le 28 décembre 1891, il signe sous le nom de George E. Marshall et traverse plusieurs décennies de production sans quitter la réalisation. Son nom revient ensuite sur des titres de 1947, 1955, 1962, 1964, 1965, 1966, 1968, 1970 et 1972, à la télévision comme au cinéma.
Les années muettes et l’apprentissage du rythme
Dès les années 1910, George Marshall travaille sur des films courts et des comédies burlesques. « She Was Something Else Again », « A Little Hero », « Bill Biffin’s Baby » et « The Girl and the Game » jalonnent 1916, une année où il signe plusieurs œuvres. Cette cadence se prolonge avec « British Bullets », « The War Waif », « A Wise Waiter » et « The Fable of Elvira and Farina », avant « The Ten Best Dressed Women in the World » et « Mr. Flip ».
Il circule alors dans des formats variés, du gag bref au récit d’aventures. « The Common Cause », « Dinty » et « The Danger Girl » montrent cette diversité de fabrication en 1918, puis « The Rage of Paris », « The Greatest Thing in Life » et « The Witness for the Defense » le suivent en 1919. Arizona, sorti en 1918, marque la même période de manière plus visible dans une production plus longue, tandis que « A Desert Wooing » et « The Home Towners » prolongent l’activité de 1919.
Au début des années 1920, il passe par « Sure Fire », « Soul of Youth » et « The Round-Up » en 1920, puis « The Night Horsemen », « Pink Gods » et « The Gunfighter » en 1921. « The Extra Girl », « The Silent Partners » et « Rustlin’ Up Romance » apparaissent en 1921 et 1922, avant « Mile-a-Minute Kendall » et « The Lost Letter » au milieu de la décennie. La série de titres, souvent d’un format ramassé, impose un métier qui repose sur la tenue du tempo et la netteté des situations.
Des westerns aux comédies de studio
Dans les années 1930, George Marshall signe « The Painted Desert », « The Arizona Kid », « High Gear » et « The Dude Wrangler ». Il passe ensuite à « The Arizona Terror », « Galloping Thru », « The Last Round-Up » et « The Texas Tornado », avant « The Big Fight » et « Wagon Wheels ». Cette suite l’installe dans un espace où le western et la comédie restent étroitement mêlés.
« Belle of the Nineties », « If I Had a Million » et « Hips, Hips, Hooray! » ouvrent un autre pan de sa filmographie, plus proche de la comédie musicale et du film à sketches. « Hook, Line and Sinker », « Love Thy Neighbor » et « The Road to Ruin » poursuivent ce mouvement, puis « County Fair » et « The Unknown Guest » en 1934. Il réalise aussi « The Girl Friend », « A Man’s Game », « Born to Be Bad », « Women Are Trouble » et « Under the Pampas Moon » dans les années qui suivent.
En 1937 et 1938, il tourne « This Is My Affair », « Pygmalion », « Kentucky Moonshine » et « The Old Barn Dance ». « The Chaser », « Viva Cisco Kid » et « A Cup of Coffee, a Sandwich and You » prolongent cette présence régulière au sein des productions de studio. « The Return of the Cisco Kid » et « The Arizona Terror » fixent encore sa place dans un cinéma de genre très codé, où la mécanique du récit compte autant que l’effet de scène.
La période 1947 et l’après-guerre
En 1947, George Marshall figure au générique de « Variety Girl » et réalise « The Perils of Pauline ». La même année, il signe aussi « Variety Girl » dans les crédits associés à son nom, puis poursuit avec « The Fabulous Dorseys », « The Girl from Jones Beach » et « A Southern Yankee ». Ces titres installent une production tournée vers le divertissement de studio, avec une attention constante portée à la circulation des personnages et aux ressorts comiques.
« Duchess of Idaho », sorti en 1950, puis « The Flying Missile » et « Desperate Search » en 1952, prolongent cette ligne. Il réalise ensuite « Road to Bali » en 1952, puis « The War of the Worlds » et « The Girl Rush » en 1953. La décennie avance avec « Texas Carnival », « Houdini » et « Louisiana Hayride » en 1954, puis « Why Do Fools Fall in Love » et « The Opposite Sex » en 1956.
Les années 1950 l’amènent aussi vers la télévision avec « Screen Director’s Playhouse » en 1955, où il signe un épisode et une histoire. Ce passage s’inscrit dans une activité déjà bien installée, sans rompre avec le cinéma. « The Pajama Game », « The Sheepman », « The Mating Game » et « The Rookie » témoignent de cette continuité au tournant des années 1950 et 1960.
Les grandes productions des années 1960
En 1962, George Marshall dirige « La Conquête de l’Ouest », vaste production qui occupe une place nette dans sa filmographie. Le film est suivi de « Papa’s Delicate Condition » en 1963, puis de « Le retour de Jack Valentine » et « Daniel Boone » en 1964. L’année suivante, il réalise « The Wackiest Ship in the Army », avant « Tarzan » en 1966.
« Here’s Lucy », en 1968, le ramène de nouveau à la télévision, puis « Oscar & Félix » en 1970 et « Hec Ramsey » en 1972 prolongent cette présence. Ces œuvres tardives montrent une activité qui traverse les formats, du long métrage au feuilleton télévisé, sans abandonner les cadres du récit de genre. La variété des titres ne tient pas à une dispersion, mais à une installation durable dans les usages industriels de l’époque.
George Marshall meurt le 17 février 1975. Entre 1916 et 1972, il aura signé des films muets, des comédies, des westerns, des productions musicales et plusieurs fictions télévisées. La liste de ses titres dessine un artisan du plateau plus qu’un auteur de manifeste, avec une constance qui passe par la répétition des formats et la fidélité aux studios.
- The Girl and the Game (1916) — réalisation
- Arizona (1918) — réalisation
- The Round-Up (1920) — réalisation
- The Girl from Jones Beach (1949) — réalisation
- The Perils of Pauline (1947) — réalisation
- Road to Bali (1952) — réalisation
- The War of the Worlds (1953) — réalisation
- Screen Director’s Playhouse (1955) — réalisation, histoire
- La Conquête de l’Ouest (1962) — réalisation
- The Wackiest Ship in the Army (1965) — réalisation
- Daniel Boone (1964) — réalisation
- Here’s Lucy (1968) — réalisation
- Oscar & Félix (1970) — réalisation
- Hec Ramsey (1972) — réalisation
Films et séries réalisés par George Marshall
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Galerie photos de George Marshall
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Filmographie détaillée
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Personnalités en relation
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