Richard Schickel: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Richard Schickel en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
53
œuvres recensées
50 films · 3 séries
- Première année recensée
- 1969
- Dernière année recensée
- 2015
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1960, Richard Schickel publie « The World of Carnegie Hall », premier volume cité dans son travail d’auteur autour du cinéma et des arts américains. Né le 10 février 1933 à Milwaukee, il écrit alors sur le spectacle, les stars et les images qui fabriquent la mémoire hollywoodienne. Sa mort survient le 18 février 2017 à Los Angeles, à l’âge de 84 ans.
Richard Schickel et la critique de cinéma américaine
Richard Schickel travaille comme critique cinématographique pour Time. Il écrit aussi pour Life et le Los Angeles Times. Ces collaborations placent très tôt son nom dans le champ du journalisme culturel américain, avec un intérêt net pour Hollywood, ses mythologies et ses industries.
Ses livres suivent cette ligne. « The Stars » paraît en 1962, puis « Movies: The History of an Art and an Institution » en 1964. L’ouvrage est traduit en français sous le titre « Derrière l'écran, histoire du cinéma » en 1966 chez Seghers. Schickel publie ensuite « The World of Goya, 1746–1828 » en 1968, puis « The Disney Version: The Life, Times, Art and Commerce of Walt Disney » la même année.
Le livre « Second Sight: Notes on Some Movies 1965–1970 » paraît en 1972. Suivent « His Picture in the Papers: A Speculation on Celebrity in America Based on the Life of Douglas Fairbanks, Sr. » en 1974 et « Harold Lloyd: The Shape of Laughter » la même année. Schickel s’éloigne alors du simple commentaire de films pour suivre une idée précise du cinéma américain, construite autour des stars, des légendes et de la circulation des images publiques.
Des livres sur les stars et les mythes hollywoodiens
En 1976, il signe « Douglas Fairbanks: The First Celebrity ». Le titre dit l’axe choisi: la célébrité comme objet d’étude. Trois ans plus tard, « Another I, Another You: A Novel » paraît en 1978, avant « Singled Out: A Civilized Guide to Sex and Sensibility for the Suddenly Single Man—or Woman » en 1981. Cette diversité de formes n’interrompt pas son goût pour les figures publiques et les rôles sociaux imposés par l’époque.
La décennie suivante le voit revenir à des portraits plus directement liés au cinéma. « Cary Grant: A Celebration » paraît en 1983, puis « D. W. Griffith: An American Life » en 1984. Ce dernier reçoit le British Film Institute Book Prize en 1985. Schickel publie encore « Intimate Strangers: The Culture of Celebrity » en 1985, ouvrage repris plus tard sous le titre « Common Fame: The Culture of Celebrity ».
Il consacre ensuite des livres à James Cagney en 1986, à Gary Cooper la même année, puis à Marlon Brando avec « Brando: A Life in Our Times » en 1991. « Double Indemnity (BFI Film Classics) » paraît en 1992. En 1996, il publie « Clint Eastwood: A Biography », traduite en français par Georges Goldfayn et Doug Headline. « Hollywood at Home: A Family Album 1950–1965 » suit en 1998, puis « Matinee Idylls: Reflections on the Movies » en 1999.
Le passage au documentaire
Richard Schickel réalise plusieurs films documentaires. En 1981, il signe « James Cagney: That Yankee Doodle Dandy » pour la télévision. En 1995, « Elia Kazan: A Director's Journey » marque une nouvelle étape de ce travail. Le film prolonge son intérêt pour les cinéastes et les personnalités qui ont façonné Hollywood.
En 2001, il réalise « Stanley Kubrick: A Life in Pictures ». Le film s’inscrit dans une série de portraits consacrés aux grands noms du cinéma. « Woody Allen: A Life in Film » paraît en 2002, puis « Charlie: The Life and Art of Charles Chaplin » en 2003. Schickel publie la même année « Good Morning, Mr Zip Zip Zip: Movies, Memory and World War II », un livre où le cinéma rejoint la mémoire historique.
En 2005, il écrit « Elia Kazan: A Biography ». L’année suivante, il publie « Bogie: A Celebration of the Life and Films of Humphrey Bogart » et assure l’édition de « The Essential Chaplin: Perspectives on the Life and Art of the Great Comedian ». Il signe encore « Eastwood Directs: The Untold Story » en 2013. Cette activité documentaire prolonge un même geste critique, sans quitter les personnalités qui organisent son regard sur le cinéma américain.
Voix, archives et apparitions à l’écran
Richard Schickel apparaît aussi comme voix et comme présence à l’écran. En 2000, il est crédité dans « Backstory » comme Self - film critic. En 2006, il prête sa voix à « Demande à la poussière » dans le rôle de H. L. Mencken. Il figure encore dans « Mystery Street: Murder at Harvard » et « Illegal: Marked for Life » en 2007.
En 2007, il participe aussi à « Fog City Mavericks ». Puis « Woody Allen - A Documentary » paraît en 2011. Plus tard, « BRATS » en 2024 utilise des images d’archives de Richard Schickel, crédité comme Self (archive footage). Ces présences dispersées dessinent un second versant de sa relation au cinéma, plus direct, lié aux formes documentaires et aux archives.
Schickel reçoit la Bourse Guggenheim. Son nom complet est Richard Warren Schickel. L’ensemble de son travail reste attaché à l’examen d’Hollywood, des vedettes et des récits qui transforment les acteurs en objets de mémoire collective.
Films et séries réalisés par Richard Schickel
Découvrez ses principales réalisations au cinéma et à la télévision.
Galerie photos de Richard Schickel
1 photo affichée.
Filmographie détaillée
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Personnalités en relation
Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.

























































