Richard Dreyfuss: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Richard Dreyfuss en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
157
œuvres recensées
121 films · 36 séries
- Première année recensée
- 1964
- Dernière année recensée
- 2025
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1975, Les Dents de la mer place Richard Dreyfuss au centre d’un film qui change l’été américain. Il y joue le biologiste Matt Hooper, face au requin de Steven Spielberg. Deux ans plus tard, Rencontres du troisième type lui offre Roy Neary, réparateur de lignes fasciné par une apparition venue du ciel.
Richard Dreyfuss, de Brooklyn à Hollywood
Richard Stephen Dreyfuss naît le 29 octobre 1947 à Brooklyn, à New York. Il grandit d’abord dans l’est de la ville, puis sa famille s’installe à Los Angeles quand il a 9 ans. C’est là qu’il se tourne vers le métier de comédien.
Il commence à travailler dès les années 1960. La télévision lui ouvre ses premières portes avec Ben Casey en 1961, puis That Girl, Brigade criminelle, The Mod Squad, Room 222 et Judd for the Defence. Le cinéma arrive presque en parallèle, avec La Vallée des poupées en 1967, puis Le Lauréat la même année et The Young Runaways en 1968.
En 1969, Hello Down There lui confie Harold Webster. Le début des années 1970 le voit dans Dillinger de John Milius et American Graffiti de George Lucas, où il joue Curt Henderson. Ce film de 1973 lui donne une visibilité plus large, dans un groupe de jeunes interprètes qui circulent entre les voitures, la musique et la fin d’une époque.
Les années Spielberg
Les Dents de la mer, sorti en 1975, l’installe dans le rôle de Matt Hooper. Steven Spielberg lui confie un scientifique face à une menace marine qui bouleverse la vie d’une petite ville de l’État de New York. Le film rencontre un écho immense et transforme Dreyfuss en visage central du cinéma américain des années 1970.
En 1977, il retrouve Spielberg pour Rencontres du troisième type. Roy Neary, qu’il interprète, n’est pas un héros d’action classique mais un homme saisi par une expérience qu’il ne sait pas nommer. Le film le met face à François Truffaut, et cette rencontre avec le cinéaste français donne au projet une tension particulière, entre science-fiction populaire et curiosité presque métaphysique.
L’année suivante, Adieu, je reste lui vaut l’Oscar du meilleur acteur, le Golden Globe du meilleur acteur dans un film musical ou une comédie et le British Academy Film Award du meilleur acteur. Il y joue Elliot Garfield pour Herbert Ross. À 30 ans, il obtient une reconnaissance rarissime pour un acteur dont l’image était déjà liée aux films de Spielberg.
En 1989, les deux hommes se retrouvent pour Always. Dreyfuss y joue un pompier aérien mort dans un accident d’avion, dont la présence se prolonge au-delà de la mort. Audrey Hepburn figure au générique de ce film où Spielberg lui offre un troisième rendez-vous, plus mélancolique que les précédents.
L’Oscar et les retours des années 1980
Après l’Oscar de 1978, sa présence au cinéma se fait plus irrégulière. La fiche biographique évoque une période assombrie par une dépendance à la cocaïne, puis un retour après un traitement. Cette séquence ouvre sur une série de films qui replacent Dreyfuss dans les salles au milieu des années 1980.
En 1986, il apparaît dans Le Clochard de Beverly Hills, Stand by Me et Deux Dollars sur un tocard. Stand by Me, adaptation d’un roman de Stephen King, le montre dans un ensemble où la mémoire, l’amitié et l’enfance occupent le premier plan. Deux Dollars sur un tocard s’inscrit dans la même période de relance, après les années les plus visibles de sa première carrière.
En 1978 déjà, The Big Fix lui avait confié Moses Wine. Puis viennent Othello en 1979, où il joue Iago, Le Concours en 1980 et C'est ma vie, après tout ! en 1981. La décennie suivante le voit encore dans Copain, copine en 1984, au milieu d’un ensemble de productions qui ne suivent pas un seul axe, mais dessinent une présence constante dans le cinéma américain de cette période.
Théâtre, télévision et années 2000
Dans les années 1990, Professeur Holland lui apporte en 1995 une nouvelle nomination aux Oscars et un Golden Globe. Il reçoit aussi une étoile sur le Hollywood Walk of Fame cette même année. Le film de Stephen Herek le remet au premier plan d’une période où il partage son temps entre plusieurs registres de jeu et plusieurs formats.
Au cours des années 2000, il apparaît dans des pièces de théâtre et des longs-métrages comme Poseidon et W. : L'Improbable Président. La télévision reste présente dans sa filmographie avec Weeds en 2005, où il interprète Warren Schiff. Il revient aussi vers l’animation avec Bubulle Guppies en 2011, dans le rôle du capitaine Acrab.
En 1995, il participe à un concert au Vatican pour la commémoration de la Shoah, en présence du pape Jean-Paul II et d’Elio Toaff. Sur cette même période, il continue d’apparaître dans des œuvres variées, sans se laisser enfermer dans un seul type de production. En 2019, Polar le voit dans le rôle de Porter, preuve d’une activité qui se prolonge bien au-delà des titres les plus connus.
Récompenses et reconnaissance
Son palmarès réunit l’Oscar du meilleur acteur, le Golden Globe du meilleur acteur dans un film musical ou une comédie, le British Academy Film Award du meilleur acteur et un David di Donatello du meilleur acteur étranger. Le Golden Globe et l’Oscar récompensent Adieu, je reste, tandis que la BAFTA s’inscrit dans le prolongement de cette même récompense internationale.
En 1995, la nomination aux Oscars pour Professeur Holland prolonge cette reconnaissance. À cela s’ajoute une étoile au Hollywood Walk of Fame, marque publique d’une présence déjà inscrite dans l’histoire du cinéma américain. La période qui s’ouvre alors montre un acteur dont les apparitions se dispersent, mais dont les rôles restent identifiables par leur place dans des films très différents.
- 1978 : Oscar du meilleur acteur pour Adieu, je reste
- 1978 : Golden Globe du meilleur acteur dans un film musical ou une comédie pour Adieu, je reste
- 1979 : British Academy Film Award du meilleur acteur pour Adieu, je reste
- 1995 : nomination aux Oscars pour Professeur Holland
- 1995 : étoile sur le Hollywood Walk of Fame
- David di Donatello du meilleur acteur étranger
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