Eric Bogosian: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Eric Bogosian en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
76
œuvres recensées
53 films · 23 séries
- Première année recensée
- 1980
- Dernière année recensée
- 2026
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Eric Bogosian se forme dans un premier temps à l’Université de Chicago, puis poursuit son cursus à Oberlin College, d’où il sort diplômé en 1976 avant de s’installer à New York pour entamer une carrière artistique professionnelle (Source : IMDb, 2026). Dès son arrivée, il est engagé par l’espace pluridisciplinaire The Kitchen comme assistant et y met en place une série de danse contemporaine, programmant notamment de nombreux chorégraphes de la scène new-yorkaise émergente (Source : IMDb, 2026 ; Wikipedia, 2003). Au sein de cette institution, il développe une connaissance pratique de la production scénique et se familiarise avec les circuits off-off-Broadway encore très actifs à la fin des années 1970 (Source : IMDb, 2026). Parallèlement, il commence à écrire et à jouer ses propres textes, s’inscrivant dans le courant des formes solos et d’un théâtre de performance ancré dans la vie urbaine (Source : Artspeak FIU, s.d.). Entre 1976 et 1982, il écrit, met en scène et/ou interprète plus de seize productions off-off-Broadway, posant les bases d’un travail qui continuera de se développer sur plusieurs décennies (Source : IMDb, 2026).
Les solos off-Broadway et la reconnaissance critique
Entre 1980 et 2000, Eric Bogosian s’impose comme l’un des monologuistes majeurs de la scène new-yorkaise grâce à une série de solos présentés off-Broadway, qui lui valent trois Obie Awards et un Drama Desk Award (Source : Artspeak FIU, s.d. ; Wikipedia, 2003). Ses deux premiers solos, Men Inside et funHouse, sont créés au New York Shakespeare Festival, inscrivant son travail dans un environnement institutionnel attentif aux formes contemporaines (Source : Artspeak FIU, s.d. ; Wikipedia, 2003). Son troisième solo, Drinking in America (1986), est produit à l’American Place Theater et reçoit un Obie Award pour l’écriture ainsi que le Drama Desk Award pour la performance solo (Source : YouTube – New York State Writers Institute, 2016 ; Wikipedia, 2003). Il enchaîne ensuite avec Sex, Drugs, Rock & Roll (1988), distingué par une citation spéciale des Obie Awards, puis avec Pounding Nails in the Floor with My Forehead (1994), également récompensé par un Obie Award (Source : YouTube – New York State Writers Institute, 2016; Artspeak FIU, s.d.). En 2000, Wake Up and Smell the Coffee, toujours dans le registre du solo, prolonge ce cycle de pièces portées par un seul interprète, toutes produites commercialement off-Broadway par le producteur Frederick Zollo (Source : Artspeak FIU, s.d. ; Wikipedia, 2003).
Dramaturgie : pièces, adaptations et collaborations scéniques
Au-delà des solos, Eric Bogosian est l’auteur de plusieurs pièces qui s’inscrivent dans le répertoire du théâtre américain contemporain, à commencer par Talk Radio, créée en 1987 et finaliste du prix Pulitzer de la dramaturgie (Source : Wikipedia, 2003 ; Tribute.ca, 2016). La pièce, qui met en scène un animateur de radio confronté à ses auditeurs et à ses propres contradictions, est montée en 1994 sur la scène de Lincoln Center dans une adaptation cinématographique, puis connaît une reprise à Broadway en 2007 dans une mise en scène de Robert Falls, avec Liev Schreiber dans le rôle principal (Source : Wikipedia, 2003). Bogosian signe également subUrbia, créée en 1994 et mise en scène par Robert Falls à Lincoln Center Theater, qui s’intéresse à un groupe de jeunes adultes dans une banlieue américaine (Source : Wikipedia, 2003 ; Playbill, s.d.). Parmi ses autres textes figurent Griller, créé au Goodman Theatre, Humpty Dumpty au McCarter Theatre, Red Angel au Williamstown Theatre Festival et 1+1 pour New York Stage and Film (Source : Wikipedia, 2003; Playbill, s.d.). En tant qu’interprète, il joue également dans des pièces d’autres auteurs, notamment The Last Days of Judas Iscariot de Stephen Adly Guirgis, mise en scène par Philip Seymour Hoffman pour LAByrinth Theater Company, et Time Stands Still de Donald Margulies, dirigée par Daniel Sullivan pour Manhattan Theatre Club puis à Broadway (Source : Wikipedia, 2003; YouTube – TCG “I Am Theatre”, 2011).
Carrière au cinéma : rôles marquants et adaptations
Au cinéma, Eric Bogosian se fait d’abord remarquer avec l’adaptation de sa pièce Talk Radio, réalisée par Oliver Stone en 1988, pour laquelle il signe le scénario et interprète le rôle principal, performance récompensée par l’Ours d’argent au Festival de Berlin (Source : Wikipedia, 2003; Tribute.ca, 2016). Il multiplie ensuite les seconds rôles dans des productions américaines variées, notamment dans Under Siege 2: Dark Territory (1995), Deconstructing Harry de Woody Allen (1997) ou encore A Bright Shining Lie (1998) (Source : IMDb, 2024; AllMovie, s.d.). On le retrouve au début des années 2000 dans Wonderland (2003), où il incarne le personnage d’Eddie Nash, ainsi que dans Charlie’s Angels: Full Throttle (2003), King of the Corner (2004), Blade: Trinity (2004) ou le film Ararat d’Atom Egoyan (2002) (Source : Fandango, 2025; AllMovie, s.d.). Il poursuit cette présence régulière dans des œuvres de cinéma indépendant et de studio, en prêtant par exemple ses traits à Harold Ross dans Rebel in the Rye (2017) et à Arno dans Uncut Gems (2019), thriller réalisé par les frères Safdie (Source : Fandango, 2025; IMDb, 2024). Plus récemment, il apparaît dans le film Reptile (2023), confirmant une carrière au long cours marquée par des rôles de soutien souvent associés à des univers sombres ou tendus (Source : Fandango, 2025).
Travaux pour la télévision
Eric Bogosian développe parallèlement une activité soutenue à la télévision, où il alterne créations et rôles d’interprète. Au milieu des années 1990, il co-crée avec Steven Spielberg la série policière High Incident pour la chaîne ABC, sur laquelle il officie également comme producteur exécutif (Source : Wikipedia, 2003). Il apparaît dans plusieurs téléfilms et séries, notamment The Caine Mutiny Court-Martial, où il interprète l’avocat Barney Greenwald, ou encore Last Flight Out, dont il tient un des rôles principaux (Source : Wikipedia, 2003; AllMovie, s.d.). Il fait des apparitions dans des séries comme Law & Order, The Larry Sanders Show, Witch Hunt et plus tard dans Scrubs, où il campera un médecin dans l’épisode « His Story » (Source : Wikipedia, 2003). Entre 2006 et 2010, il incarne le capitaine Danny Ross dans la série Law & Order: Criminal Intent, figurant dans 61 épisodes et consolidant ainsi sa visibilité auprès d’un large public (Source : Wikipedia, 2003). Il poursuit cette trajectoire télévisuelle avec des participations à Love Monkey, The Good Wife et Elementary, où il interprète des personnages récurrents ou invités selon les formats (Source : Wikipedia, 2003).
Écriture, essais et romans
En parallèle de sa carrière d’acteur et de dramaturge, Eric Bogosian mène un travail d’écriture romanesque et essayistique publié par de grandes maisons d’édition américaines. Il est l’auteur de trois romans parus chez Simon & Schuster : Mall, Wasted Beauty et Perforated Heart, qui s’inscrivent dans un univers souvent urbain et abordent des thématiques liées aux milieux sociaux contrastés, à la culture de masse ou aux dérives individuelles (Source : Artspeak FIU, s.d.; YouTube – New York State Writers Institute, 2016). En 2015, il publie chez Little, Brown l’ouvrage historique Operation Nemesis: The Secret Plot that Avenged the Armenian Genocide, consacré à l’opération clandestine menée par des militants arméniens au début du XXe siècle (Source : Wikipedia, 2003; Artspeak FIU, s.d.). Le livre est réédité en format poche en 2017, prolongeant sa diffusion auprès d’un public élargi intéressé par l’histoire politique et les questions de justice post-génocidaire (Source : Artspeak FIU, s.d.). L’ensemble de son œuvre dramatique est par ailleurs disponible chez l’éditeur Theater Communications Group, ce qui assure une circulation continue de ses textes dans les milieux théâtraux et universitaires (Source : Artspeak FIU, s.d.). Cette activité éditoriale s’ajoute à des interventions régulières dans des institutions de type festivals littéraires ou centres d’écriture, où il revient sur son parcours et sa pratique d’auteur (Source : YouTube – New York State Writers Institute, 2016).
Engagements dans la danse et projets culturels
Au-delà du théâtre et du cinéma, Eric Bogosian occupe une place singulière dans le champ de la danse contemporaine et de la programmation culturelle. À The Kitchen, il fonde une série dédiée à la danse, programmant les premières apparitions new-yorkaises de Bill T. Jones et Arnie Zane, Karole Armitage ou encore Molissa Fenley, contribuant ainsi à la visibilité de chorégraphes qui marqueront durablement la scène américaine (Source : Wikipedia, 2003). Ce travail de programmateur l’amène à soutenir des formes expérimentales et à articuler théâtre, performance et mouvement, dans un contexte où les frontières disciplinaires sont particulièrement perméables (Source : Wikipedia, 2003; IMDb, 2026). En 2006, il intervient comme producteur sur le documentaire du New York City Ballet Bringing Back Balanchine, consacré au patrimoine chorégraphique de George Balanchine et à sa transmission au sein de la compagnie (Source : Wikipedia, 2003). Cette implication dans des projets liés à la danse et aux institutions culturelles souligne une activité plus large de soutien aux arts du spectacle, qui se décline autant dans la création que dans la médiation (Source : Wikipedia, 2003). Elle s’inscrit dans une trajectoire où Bogosian apparaît autant comme interprète et auteur que comme acteur des politiques artistiques et des dynamiques de programmation (Source : Wikipedia, 2003).
Récompenses et distinctions professionnelles
Sur le plan des distinctions, Eric Bogosian reçoit à plusieurs reprises des récompenses qui jalonnent son parcours de dramaturge et d’interprète. Ses solos off-Broadway lui valent trois Obie Awards et un Drama Desk Award pour performance solo, notamment pour Drinking in America et Pounding Nails in the Floor with My Forehead (Source : Artspeak FIU, s.d.; YouTube – New York State Writers Institute, 2016). En 1989, il obtient l’Ours d’argent au Festival de Berlin pour son travail sur l’adaptation cinématographique de Talk Radio, qu’il coécrit et interprète sous la direction d’Oliver Stone (Source : Wikipedia, 2003; Tribute.ca, 2016). Sa pièce Talk Radio est par ailleurs finaliste du prix Pulitzer de la dramaturgie, ce qui l’inscrit dans un paysage où quelques auteurs contemporains voient leur travail reconnu au plus haut niveau institutionnel (Source : Wikipedia, 2003; YouTube – TCG “I Am Theatre”, 2011). En 2004, il est lauréat d’une bourse Guggenheim, venue s’ajouter à deux bourses reçues du National Endowment for the Arts, confirmant un soutien critique et institutionnel à la poursuite de son travail d’écriture (Source : Wikipedia, 2003; Tribute.ca, 2016). Ces distinctions, issues à la fois du champ théâtral, des festivals de cinéma et des organismes de financement de la création, témoignent de la diversité de ses engagements dans les arts du spectacle (Source : Wikipedia, 2003).
Films et séries avec Eric Bogosian
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Rôles de Eric Bogosian
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Galerie photos de Eric Bogosian
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Récompenses et Nominations
Personnalités en relation
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