Burgess Meredith: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Burgess Meredith en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
187
œuvres recensées
146 films · 41 séries
- Première année recensée
- 1935
- Dernière année recensée
- 1995
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1967, Burgess Meredith apparaît dans « Batman » de Leslie H. Martinson avec le rôle du Pingouin. Le public français le retient longtemps pour Mickey Goldmill, l’entraîneur de Rocky Balboa dans « Rocky », puis dans « Rocky II: La Revanche » et « Rocky III: L'Œil du tigre ».
Des planches de Cleveland aux premiers rôles
Oliver Burgess Meredith naît le 16 novembre 1907 à Cleveland, dans l’Ohio, et meurt le 9 septembre 1997. Il commence au théâtre en 1926, puis poursuit cette activité jusqu’en 1931. En 1933, il devient membre à part entière d’une compagnie, ce qui fixe une première assise à sa vie d’interprète.
Le cinéma l’accueille dès 1935 avec « Le Goujat » de Ben Hecht. L’année suivante, il joue dans « Sous les ponts de New York » d’Alfred Santell, où il tient le rôle de Mio Romagna. Suivent « There Goes the Groom » en 1937, « Cinq Jeunes Filles endiablées » en 1938, puis « La Ronde des pantins » et « Des souris et des hommes » en 1939.
Dans les années 1940, il passe par « Castle on the Hudson », « Swing Romance », « Illusions perdues » d’Ernst Lubitsch et « Le Journal d'une femme de chambre » de Jean Renoir. Il prête aussi sa voix à « Le Commando de la mort » en 1945, puis apparaît dans « L'Impératrice magnifique » et « Mon propre bourreau » en 1946 et 1947.
L’ombre du maccarthysme et les années de télévision
Dans les années 1950, Burgess Meredith fait partie des victimes du maccarthysme et figure sur la liste noire du cinéma. Il travaille pourtant sans interruption apparente à l’écran, avec « Joe Butterfly » en 1957 puis « Man on the Run » en 1958. La décennie suivante le ramène vers des rôles nombreux, souvent dans des productions où il impose une présence immédiatement reconnaissable.
Il joue Herbert Gelman dans « Tempête à Washington » en 1962, le révérend Ned Halley dans « Le Cardinal » en 1963, puis le commandant Egan Powell dans « Première victoire » en 1965. En 1966, il apparaît dans « Madame X », « Gros coup à Dodge City » et surtout « Batman », où il interprète le Pingouin. Le même personnage revient dans la série télévisée « Batman » de 1966 à 1968, aux côtés d’Adam West et Burt Ward.
La télévision lui offre d’autres passages réguliers. Il participe à quatre épisodes de « La Quatrième Dimension », avec des rôles différents d’un épisode à l’autre. Plus tard, il reprend le rôle du narrateur dans « La Quatrième Dimension, le film » en 1983, en remplacement de Rod Serling. Sur cette période, il tient aussi des rôles dans « Sam Benedict » en 1962, « The Loner » en 1965, « Room 222 » en 1969 et « Suspicion » en 1957, où il joue Ramskill.
Mickey Goldmill et la série Rocky
En 1976, « Rocky » place Burgess Meredith dans la peau de Mickey Goldmill, l’entraîneur de Rocky Balboa. Cette interprétation lui vaut une nomination à l’Oscar du meilleur second rôle masculin. Il retrouve le personnage dans « Rocky II: La Revanche » en 1979, puis dans « Rocky III: L'Œil du tigre » en 1982.
La saga le rappelle encore en 1990 avec « Rocky V », où Mickey Goldmill apparaît par flashback. En 2006, « Rocky Balboa » utilise aussi des images d’archives, créditées dans les informations de distribution sous le nom de Micky Goldmill. Dans cette série, le rôle devient le point d’ancrage le plus durable de sa présence au cinéma.
Avant et après ce cycle, il continue de circuler dans des films très divers. On le voit dans « Le Jardin des tortures » et « Que vienne la nuit » en 1967, dans « Micmac au Montana » et « Skidoo » en 1968, puis dans « L'Or de MacKenna », « Hard Contract » et « Reivers » en 1969.
Voix, réalisations et fin de carrière
Burgess Meredith ne se limite pas à l’interprétation. Le texte biographique le dit réalisateur, scénariste, technicien du son et producteur. Il passe aussi par le doublage et le commentaire, comme le montrent ses participations à « Works of Calder » en 1950 et à « The Reivers » en 1969, où il assure la narration.
Il réalise « L'Homme de la tour Eiffel » en 1949, où il joue aussi Joseph Heurtin. L’année 1970 le retrouve dans « Le Troisième Œil » et « Le Reptile », puis 1971 dans « Pigeon d'argile » et « Des amis comme les miens ». En 1970, il apparaît encore dans « Le Troisième Œil » sous le nom du Dauphin, et dans « Le Reptile » de Joseph L. Mankiewicz.
Ses dernières années d’écran gardent le même mélange de cinéma et de télévision. Il figure dans « Dans la chaleur de la nuit » en 1988 dans le rôle du juge Cully, puis dans « Rocky V » en 1990. Burgess Meredith meurt le 9 septembre 1997 à Malibu, en Californie.
Filmographie sélective
- « Le Goujat » de Ben Hecht, 1935
- « Sous les ponts de New York » d’Alfred Santell, 1936
- « Des souris et des hommes » de Lewis Milestone, 1939
- « Le Journal d'une femme de chambre » de Jean Renoir, 1946
- « L'Homme de la tour Eiffel », 1949
- « Batman » de Leslie H. Martinson, 1966
- « Room 222 », 1969
- « Rocky », 1976
- « Rocky II: La Revanche », 1979
- « Rocky III: L'Œil du tigre », 1982
- « Dans la chaleur de la nuit », 1988
- « Rocky V », 1990
- « Rocky Balboa », 2006
Films et séries avec Burgess Meredith
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