Quentin Tarantino: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Quentin Tarantino en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
123
œuvres recensées
112 films · 11 séries
- Première année recensée
- 1985
- Dernière année recensée
- 2026
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En mille neuf cent quatre-vingt-douze, « Reservoir Dogs » apparaît au festival de Sundance après un tournage mené en août mil neuf cent quatre-vingt-onze. Le nom de Quentin Tarantino circule alors dans les circuits indépendants, porté par un huis clos de gangsters où la parole, les ruptures de ton et la violence structurent déjà son cinéma.
Quentin Tarantino, de Knoxville à « Reservoir Dogs »
Quentin Jerome Tarantino naît le vingt-sept mars mille neuf cent soixante-trois à Knoxville, dans le Tennessee. Le dossier biographique le dit réalisateur, producteur, scénariste, acteur et écrivain américain. En mille neuf cent soixante-cinq, sa mère s’installe à Torrance, dans la banlieue sud de Los Angeles, et le remariage avec Curtis Zastoupil ouvre au jeune garçon un accès décisif au cinéma.
Très tôt, il voit des films à volonté et se fixe sur « Délivrance » puis « La Horde Sauvage ». Les années suivantes, il se nourrit surtout de blaxploitation et de kung-fu. Il abandonne l’école vers seize ans, enchaîne des petits boulots, passe par le Pussycat, cinéma pornographique, puis par Video Archives à Hermosa Beach, où il travaille plus de cinq ans. Le lieu devient sa cinémathèque vivante, avec Jean-Pierre Melville, Jean-Luc Godard, Éric Rohmer, John Woo et Shōhei Imamura parmi ses repères.
En mille neuf cent quatre-vingt-un, il rejoint la James Best Theatre Company de Toluca Lake avant de suivre des cours d’art dramatique avec Allen Garfield. Cette formation joue un rôle concret dans son rapport aux scènes et aux répliques. Il réécrit les dialogues avec d’autres acteurs, s’aperçoit qu’il tient là un terrain d’écriture, puis commence à forger une méthode où le jeu, la mémoire des films et la variation des scènes comptent autant que la mise en scène.
Scénarios, détours et percée au début des années quatre-vingt-dix
En mille neuf cent quatre-vingt-quatre, Craig Hamann rédige un premier script de « My Best Friend's Birthday ». Tarantino le retravaille, porte le film à quatre-vingts pages, trouve cinq mille dollars, tourne en seize millimètres avec une caméra louée à Los Angeles et laisse le projet inachevé après un incendie. L’expérience lui paraît décevante sur le moment, mais formatrice.
Par ailleurs, il écrit ou réécrit plusieurs scénarios qui circulent avant ses propres films. Roger Avary lui propose « The Open Road », devenu l’ossature de « True Romance ». Il travaille aussi sur « Tueurs nés », vendu aux producteurs Jane Hamsher et Don Murphy avant d’être réalisé en mille neuf cent quatre-vingt-quatorze par Oliver Stone, version que Tarantino désavoue. « True Romance » sort en mille neuf cent quatre-vingt-treize sous la direction de Tony Scott, tandis que le texte conserve une part très personnelle, liée à ses goûts et à son passé.
En octobre mille neuf cent quatre-vingt-dix, il écrit « Reservoir Dogs » en trois semaines et demie. Harvey Keitel accepte d’y jouer et d’en être coproducteur après l’intermédiaire de Lawrence Bender. Une répétition avec Steve Buscemi est tournée au Sundance Institute en juin mille neuf cent quatre-vingt-onze, puis le film est tourné en août. Présenté à Sundance en janvier mille neuf cent quatre-vingt-douze, il frappe par son huis clos, sa brutalité et son montage des voix, puis circule à Cannes et dans plusieurs festivals où il reçoit divers prix.
Le succès de « Reservoir Dogs » ouvre la voie à « Pulp Fiction », repris d’un ancien projet avec Roger Avary. Tarantino termine le scénario en janvier mille neuf cent quatre-vingt-treize et fonde, avec Lawrence Bender, A Band Apart, en s’appuyant sur l’argent versé par Jersey Films. Miramax finance l’essentiel du tournage, mené de septembre à novembre mille neuf cent quatre-vingt-treize.
« Pulp Fiction », Cannes et l’installation d’un cinéaste
« Pulp Fiction » sort en mille neuf cent quatre-vingt-quatorze et remporte la Palme d’or à Cannes. La remise du prix provoque des sifflets, auxquels Tarantino répond par un doigt d’honneur. Le film réunit John Travolta, Samuel L. Jackson, Bruce Willis et Uma Thurman, et obtient sept nominations aux Oscars mille neuf cent quatre-vingt-quinze.
Le trophée du meilleur scénario original lui revient avec Roger Avary. Le film devient vite un objet culte et marque une rupture dans la circulation du cinéma indépendant américain. Tarantino produit « Killing Zoe » de Roger Avary la même année, joue dans « Desperado » de Robert Rodriguez, puis réalise en mille neuf cent quatre-vingt-quinze un épisode d’« Urgences » et un segment de « Groom Service », film à sketch reçu froidement.
En mille neuf cent quatre-vingt-seize, il écrit « Une nuit en enfer » pour Robert Rodriguez et y tient un rôle aux côtés de George Clooney. « Jackie Brown » arrive en mille neuf cent quatre-vingt-dix-sept, hommage aux films de blaxploitation adapté de « Punch créole » d’Elmore Leonard. Pam Grier, Samuel L. Jackson, Bridget Fonda et Robert De Niro composent la distribution, tandis que le film obtient un succès plus discret que ses deux précédents longs métrages.
Après « Jackie Brown », il se tient à l’écart pendant plus de six années. Il dit avoir ressenti le besoin de sortir de la célébrité et de vivre « la vraie vie ». Durant cette période, il produit quelques films, dont deux suites à « Une nuit en enfer », et développe l’idée d’un film de guerre qui deviendra « Inglourious Basterds ».
« Kill Bill », « Inglourious Basterds » et les westerns de la décennie suivante
En deux mille, il retrouve Uma Thurman autour de « Kill Bill », projet de vengeance nourri par le western spaghetti, le kung-fu et le chanbara. Le scénario l’occupe presque toute l’année, le tournage est repoussé par la grossesse de l’actrice, puis le film sort en deux volumes, en deux mille trois et deux mille quatre. Les deux volets rencontrent un accueil commercial et critique favorable.
En deux mille quatre, il préside le jury du Festival de Cannes. L’année suivante, il réalise une scène de « Sin City » contre un cachet symbolique d’un dollar, puis signe le double épisode final de la cinquième saison des « Experts », dont il imagine l’histoire. L’épisode rassemble plus de trente millions de téléspectateurs.
En deux mille sept, « Grindhouse » le réunit à Robert Rodriguez autour d’un hommage aux films d’exploitation des années soixante-dix. Tarantino y réalise « Boulevard de la mort », présenté en compétition à Cannes. Le projet fonctionne mal au box-office, mais le film reçoit des critiques plutôt favorables. En deux mille huit, il donne une leçon de cinéma à Cannes et annonce « Inglourious Basterds », situé pendant la Seconde Guerre mondiale.
Le tournage se déroule en Allemagne puis en France, et le film passe en compétition à Cannes en deux mille neuf. Brad Pitt, Mélanie Laurent, Diane Kruger et Christoph Waltz y figurent. Le long métrage devient l’un de ses plus forts succès internationaux, reçoit huit nominations aux Oscars deux mille dix et vaut à Christoph Waltz le prix d’interprétation masculine à Cannes, le Golden Globe puis l’Oscar du second rôle. En deux mille dix, Tarantino préside la Mostra de Venise et son jury couronne « Somewhere » de Sofia Coppola.
En deux mille onze, il annonce « Django Unchained », western situé dans le sud des États-Unis à l’époque de l’esclavage. Jamie Foxx tient le premier rôle, Leonardo DiCaprio incarne l’antagoniste, Christoph Waltz et Samuel L. Jackson reviennent, et Franco Nero apparaît dans un petit rôle. Sorti en deux mille douze puis deux mille treize selon les pays, le film lui vaut l’Oscar du meilleur scénario original et un deuxième trophée dans cette catégorie, partagé avec des récompenses similaires aux BAFTA et aux Golden Globes.
Un dernier western annoncé, puis l’écriture en solo
En janvier deux mille treize, il dit vouloir travailler avec Lady Gaga. En novembre, il annonce un nouveau western, « Les Huit Salopards », dont le titre fait écho à « Les Sept Mercenaires ». Le scénario fuit en janvier deux mille quatorze, provoquant son retrait temporaire du projet et une action en justice contre Gawker Media, finalement rejetée en avril.
Une lecture publique du scénario est organisée à Los Angeles le dix-neuf avril deux mille quatorze, avec les acteurs annoncés et Harvey Weinstein. Tarantino dit ensuite avoir réécrit le script en plusieurs versions. Le film sort fin deux mille quinze, après cette séquence de tensions et de réécritures. Au même moment, sa pratique déborde du cinéma vers le livre.
En deux mille vingt et un, il publie « Il était une fois à Hollywood », adaptation de son propre film, puis « Cinéma spéculations » en deux mille vingt-deux, essai consacré surtout au cinéma des années soixante-dix. Il annonce aussi vouloir prendre sa retraite après son dixième film. Son œuvre demeure traversée par les dialogues, la circulation des genres et le goût des récits déviés, du polar au western, du film de guerre au récit de vengeance.
Films et séries réalisés par Quentin Tarantino
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Récompenses et Nominations
Personnalités en relation
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