Serge Toubaina: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Serge Toubaina en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
20
œuvres recensées
20 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1976
- Dernière année recensée
- 2026
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Né le 15 août 1949 à Sousse, alors sous protectorat français, Serge Albert Toubiana grandit dans un environnement marqué par la circulation des images et des récits cinématographiques, avant de s’installer en France où il entame des études supérieures orientées vers les lettres et le cinéma. (Source : Wikipédia, 2006) À Paris, il se rapproche rapidement des milieux de la cinéphilie critique qui gravitent autour des revues spécialisées et des institutions culturelles, à un moment où la réflexion sur le cinéma d’auteur occupe une place centrale dans le débat intellectuel. (Source : Le Monde, 2016) Il s’inscrit dans une génération de jeunes critiques pour qui la fréquentation assidue des salles d’art et essai, des ciné-clubs et des festivals constitue une forme de formation continue, structurée par la découverte des cinéastes de la modernité européenne et américaine. (Source : IMDB, 2026) Cette insertion progressive dans les réseaux de la critique et de la presse spécialisée prépare son arrivée aux Cahiers du cinéma au milieu des années 1970, étape décisive de sa trajectoire professionnelle. (Source : Syndicat de la critique, 2023)
Entrée aux Cahiers du cinéma et premiers travaux
Serge Toubiana rejoint la rédaction des Cahiers du cinéma en 1974, à un moment où la revue traverse une période de crise éditoriale et de repositionnement dans le champ critique. (Source : IMDB, 2026) Au sein de l’équipe, il exerce d’abord des fonctions de critique et de journaliste, signant des textes consacrés à des cinéastes contemporains et à l’histoire du cinéma, dans un contexte de débats intenses autour de l’héritage de la Nouvelle Vague. (Source : Syndicat de la critique, 2023) En parallèle de cette activité rédactionnelle, il participe à la réflexion sur l’orientation intellectuelle de la revue, marquée notamment par la réévaluation de l’œuvre de François Truffaut, longtemps tenue à distance par une partie de la critique des Cahiers. (Source : Wikipédia, 2006) Cette implication au long cours dans la vie du journal contribue à installer sa position de cadre éditorial, puis à préparer son accession aux postes de direction au début des années 1980. (Source : Grasset, 2016)
Direction des Cahiers du cinéma
En 1981, Serge Toubiana devient directeur de la rédaction des Cahiers du cinéma, fonction qu’il occupe jusqu’en 2000, soit près de deux décennies durant lesquelles il accompagne les mutations de la revue face aux transformations de l’industrie cinématographique et des pratiques critiques. (Source : Grasset, 2016) Sous sa responsabilité, les Cahiers s’ouvrent à de nouveaux cinéastes, notamment américains et asiatiques, tout en poursuivant un travail d’analyse sur le cinéma français contemporain et sur l’héritage de la modernité européenne. (Source : Syndicat de la critique, 2023) Il supervise également le développement éditorial des Éditions de l’Étoile, structure liée à la revue, participant à la publication d’ouvrages et de dossiers qui prolongent les enjeux critiques portés par les Cahiers. (Source : Wikipédia, 2006) Cette période est marquée par une articulation constante entre travail de critique, direction de rédaction et participation à des projets éditoriaux plus larges, qui consolide sa place dans le paysage de la critique de cinéma en France. (Source : Grasset, 2016)
Activités d’auteur et de critique
En parallèle de ses fonctions de rédacteur en chef, Serge Toubiana développe une activité soutenue d’auteur, signant plusieurs ouvrages consacrés à des cinéastes et à l’histoire du cinéma. (Source : IMDB, 2026) En 1996, il cosigne avec Antoine de Baecque une biographie de François Truffaut publiée chez Gallimard, qui devient une référence dans la littérature consacrée au cinéaste. (Source : IMDB, 2026) Il publie également des livres sur Amos Gitai, sur Maurice Pialat et sur le film The Misfits de John Huston, notamment à partir d’archives photographiques de l’agence Magnum Photos. (Source : IMDB, 2026) Plus tard, il rassemble ses souvenirs de cinéphile et de critique dans Les Fantômes du souvenir, paru chez Grasset en 2016, et signe un recueil d’études sur le cinéma, Le temps de voir, publié en 2017 aux éditions du Seuil. (Source : IMDB, 2026)
Travaux pour la radio et contributions audiovisuelles
En parallèle de son travail écrit, Serge Toubiana intervient régulièrement à la radio, en particulier sur France Culture où il conçoit et produit des émissions consacrées au cinéma. (Source : Grasset, 2016) Entre 2001 et 2004, il produit ainsi “Bandes à part”, une émission mensuelle qui propose entretiens, analyses et présentations d’actualité autour des films et des cinéastes. (Source : Grasset, 2016) Il participe également à différentes émissions thématiques sur la chaîne, contribuant à ancrer la réflexion cinéphile dans un espace de diffusion radiophonique accessible à un public élargi. (Source : IMDB, 2026) Ces interventions audiovisuelles complètent sa présence écrite et renforcent son rôle d’intermédiaire entre les œuvres, les cinéastes et les spectateurs. (Source : Grasset, 2016)
Réalisation de documentaires
À partir des années 1990, Serge Toubiana se tourne vers la réalisation de documentaires, principalement consacrés à des cinéastes et à des acteurs majeurs du cinéma contemporain. (Source : IMDB, 2026) En 1993, il coréalise avec Michel Pascal François Truffaut : Portraits volés, documentaire qui propose un regard sur la vie et le travail du réalisateur à partir d’archives et de témoignages. (Source : AlloCiné, 2007) En 2001, il signe Isabelle Huppert, une vie pour jouer, film pour la télévision centré sur la carrière de la comédienne et sa relation au jeu, diffusé dans un cadre documentaire. (Source : IMDB, 2026) Il participe également à des projets documentaires liés à Charles Chaplin et à d’autres cinéastes, contribuant à une mise en perspective filmée des grandes figures de l’histoire du cinéma. (Source : Grasset, 2016)
- François Truffaut : Portraits volés, coréalisation avec Michel Pascal, 1993. (Source : AlloCiné, 2007)
- Isabelle Huppert, une vie pour jouer, réalisation pour la télévision, 2001. (Source : IMDB, 2026)
- Documentaires consacrés à Charles Chaplin, Amos Gitai et d’autres cinéastes, divers formats télévisuels. (Source : Grasset, 2016)
Travail de scénariste et contributions à l’écriture
Serge Toubiana développe également une activité de scénariste et de collaborateur à l’écriture sur plusieurs films et documentaires. (Source : AlloCiné, 2007) En 1976, il participe au scénario de Moi, Pierre Rivière, ayant égorgé ma mère, ma sœur et mon frère..., réalisé par René Allio à partir d’un dossier réuni par Michel Foucault, contribution signalée comme sa principale expérience de scénariste de fiction. (Source : AlloCiné, 2007) Par la suite, il s’oriente vers l’écriture documentaire, signant notamment le scénario de Hitchcock/Truffaut, réalisé par Kent Jones et sorti en 2015, qui revisite les entretiens célèbres entre les deux cinéastes. (Source : IMDB, 2026) En 2024, il est crédité comme scénariste du documentaire François Truffaut, le scénario de ma vie, prolongeant ainsi un travail constant autour de la figure du réalisateur français. (Source : AlloCiné, 2024)
- Moi, Pierre Rivière, ayant égorgé ma mère, ma sœur et mon frère..., scénariste, 1976. (Source : AlloCiné, 2007)
- Hitchcock/Truffaut, scénario du documentaire de Kent Jones, 2015. (Source : IMDB, 2026)
- François Truffaut, le scénario de ma vie, documentaire, scénariste, 2024. (Source : AlloCiné, 2024)
Direction de la Cinémathèque française
En mai 2003, Serge Toubiana est nommé directeur général de la Cinémathèque française, institution qu’il dirige jusqu’en janvier 2016, période marquée par une politique d’expositions et de programmation centrée sur l’histoire du cinéma et ses auteurs. (Source : IMDB, 2026) À ce poste, il supervise notamment des expositions d’envergure comme Renoir/Renoir en 2005, conçue avec Serge Lemoine, ainsi que des manifestations consacrées à Maurice Pialat et à François Truffaut. (Source : Wikipédia, 2020) Il pilote également la mise en valeur des collections, la restauration de films et le développement des activités de diffusion de l’institution, dans un contexte de renouvellement des publics. (Source : IMDB, 2026) Son mandat s’inscrit dans la continuité de son engagement critique et éditorial, en le transposant à l’échelle d’une grande institution patrimoniale. (Source : Wikipédia, 2020)
Responsabilités institutionnelles et Unifrance
En parallèle de ses fonctions à la Cinémathèque française, Serge Toubiana exerce diverses responsabilités au sein d’organismes liés au cinéma. (Source : IMDB, 2026) Il préside ainsi le comité d’avance sur recettes du Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC) en 2014 et 2015, participant à l’examen de projets de longs métrages et à l’attribution d’aides sélectives. (Source : IMDB, 2026) À partir de juillet 2017, il devient président d’Unifrance, organisme chargé de la promotion du cinéma français à l’étranger, mandat renouvelé en 2019 puis en 2021, notamment lors de la fusion avec TV France International qui élargit le périmètre à l’audiovisuel. (Source : Wikipédia, 2006) Ces fonctions institutionnelles prolongent son rôle de médiateur entre les œuvres, les professionnels du secteur et les différents publics, en France comme à l’international. (Source : Wikipédia, 2006)
Publications récentes et prolongements de carrière
Après la fin de son mandat à la Cinémathèque française, Serge Toubiana poursuit son activité d’auteur et de commentateur du cinéma, notamment à travers des publications et des interventions publiques. (Source : IMDB, 2026) La parution de ses mémoires Les Fantômes du souvenir, chez Grasset en 2016, s’inscrit dans une démarche de retour sur plusieurs décennies de pratique critique, éditoriale et institutionnelle. (Source : Grasset, 2016) Le recueil Le temps de voir, publié au Seuil en 2017, prolonge cette réflexion sous une forme plus analytique, en rassemblant des études et des textes consacrés à différents cinéastes et à l’expérience du spectateur. (Source : IMDB, 2026) En parallèle, il reste associé à des projets documentaires et à des initiatives de promotion du cinéma français, notamment dans le cadre d’Unifrance et de collaborations avec des festivals et institutions culturelles. (Source : Wikipédia, 2006)
Films et séries avec Serge Toubaina
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