Peter Bogdanovich: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Peter Bogdanovich en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
114
œuvres recensées
100 films · 14 séries
- Première année recensée
- 1966
- Dernière année recensée
- 2022
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1968, La Cible impose Peter Bogdanovich à la mise en scène après un passage par la critique. L’année précédente, il a travaillé sur Les Anges sauvages de Roger Corman comme scénariste non crédité, puis il réalise un documentaire consacré à Howard Hawks avant de passer au long métrage. Il naît le 30 juillet 1939 à Kingston, dans l’État de New York, et meurt le 6 janvier 2022 à Los Angeles.
Des salles de cours à Roger Corman
À 15 ans, Peter Bogdanovich suit une session d’été de l’Académie américaine d’art dramatique à Traverse City, dans le Michigan. Jusqu’à ses 18 ans, il étudie ensuite auprès de Stella Adler. En 1959, il monte Le Grand Couteau de Clifford Odets. Cette même année, il a déjà choisi la scène plutôt qu’une formation théorique prolongée, avec un goût prononcé pour les figures de théâtre et les récits de dialogue.
Il commence comme critique pour Film Culture et Esquire. Roger Corman l’engage ensuite sur Les Anges sauvages en 1966. Bogdanovich s’y contente d’un travail de scénario sans crédit, mais cette entrée par la périphérie du métier lui ouvre l’accès aux tournages. À partir de là, sa place se construit moins dans les cabinets de rédaction que sur les plateaux, où il observe de près des façons de diriger, d’écrire et de faire tenir un film.
Le choc La Dernière Séance
La Dernière Séance, en 1971, donne à Bogdanovich une visibilité immédiate. Le film lui vaut une nomination aux Oscars pour la mise en scène et une autre pour le scénario adapté. Situé dans une petite ville du Texas, le récit fait aussi apparaître Jeff Bridges et Cybill Shepherd. La même année, il signe Réalisé par John Ford, un documentaire qui s’inscrit dans sa manière d’alterner entre fiction et mémoire du cinéma américain.
En 1972, On s’fait la valise, docteur? lui offre un terrain de comédie porté par Barbra Streisand et Ryan O’Neal. L’année suivante, La Barbe à papa réunit Tatum O’Neal, qui reçoit l’Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle à 10 ans. Ces films placent Bogdanovich dans une zone où le burlesque, la nostalgie hollywoodienne et l’écriture de duo comptent davantage que l’esbroufe visuelle. Il s’appuie sur des acteurs dont il règle les déplacements avec précision, sans appuyer le trait.
Viennent ensuite Daisy Miller en 1974 et Enfin l’amour en 1975. Les deux projets déplacent le centre de gravité vers le mélodrame et la comédie musicale, avec un résultat moins net. Nickelodeon, en 1976, retrouve un décor de cinéma et de coulisses, avec Ryan O’Neal et Tatum O’Neal. Bogdanovich y filme une industrie qui se regarde elle-même, à distance du présent.
De Jack le Magnifique à Mask
Jack le Magnifique, en 1979, met Ben Gazzara au centre du récit. Galaxina suit en 1980, puis Et tout le monde riait en 1981, avec Audrey Hepburn. Ces films prolongent sa fréquentation des comédies et des récits de personnages, avec des distributions qui déplacent sans cesse son travail vers l’interprétation et le rythme de scène.
Mask, en 1985, lui rend une part d’attention publique. Cher y reçoit un prix d’interprétation à Cannes. Bogdanovich y travaille de nouveau avec une économie de moyens qui repose sur des visages nettement dessinés et des rapports familiaux. Illégalement vôtre, en 1988, puis Texasville en 1990, prolongent cette période. Texasville reprend le monde de La Dernière Séance dix-neuf ans plus tard.
Dans la décennie suivante, il passe aussi par la télévision. À partir de 1995, il dirige des téléfilms, dont des biographies de Natalie Wood et de Pete Rose, puis trois épisodes de séries, parmi lesquels Les Soprano. Entre 2000 et 2007, il y tient un personnage récurrent. Il apparaît aussi dans un épisode de How I Met Your Mother en 2010, puis dans The Good Wife en 2014. Cette activité télévisuelle ne remplace pas le cinéma, mais elle prolonge une présence régulière à l’écran, comme acteur et comme réalisateur.
Documentaires, rôles d’acteur, écrits
Bogdanovich ne se limite pas à la fiction. Réalisé par John Ford date de 1971. Runnin’ Down a Dream, en 2007, lui vaut le Grammy Award du meilleur film musical. The Great Buster: A Celebration, en 2018, prolonge cet intérêt pour les grandes figures du cinéma muet et du cinéma américain. Son activité de documentariste s’inscrit dans la même logique que ses entretiens publiés avec Howard Hawks, Alfred Hitchcock et Orson Welles.
Comme acteur, il apparaît dans Les Soprano, Studio 54 en 1998, Fallen Angels en 1993, E! True Hollywood Story en 1996, La Dernière Séance dans un rôle vocal non crédité, Opening Night en 1977 et Bienvenue en Alaska en 1990. Il contribue aussi à Kill Bill: Volume 1 en 2003 au générique de remerciements, puis apparaît dans Ça: Chapitre 2 en 2019 sous le nom de Peter. Ses passages devant la caméra s’ajoutent à un ensemble où écriture, réalisation et présence d’acteur restent constamment liés.
Il publie plusieurs livres et mène de longs entretiens avec des cinéastes qu’il admire. Le texte Wikipédia le rattache au Nouvel Hollywood et mentionne des distinctions dont un BAFTA, un Grammy Award et deux nominations aux Oscars, auxquelles s’ajoutent deux nominations aux Golden Globes. Peter Bogdanovich meurt le 6 janvier 2022, à 82 ans.
Films et séries réalisés par Peter Bogdanovich
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Galerie photos de Peter Bogdanovich
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Filmographie détaillée
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Personnalités en relation
Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.






































































