Carmen Maura: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Carmen Maura en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
145
œuvres recensées
130 films · 15 séries
- Première année recensée
- 1969
- Dernière année recensée
- 2026
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 2006, « Volver » remet Carmen Maura au centre d’un film de Pedro Almodóvar après près de 20 ans de séparation. Le prix d’interprétation féminine obtenu au Festival de Cannes cette année-là prolonge une reconnaissance déjà solide, construite entre l’Espagne et plusieurs cinémas européens.
Madrid, Paris, puis le plateau
Carmen García Maura naît à Madrid le 15 septembre 1945. Elle étudie la philosophie et la littérature à l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris, un passage qui la place très tôt dans un environnement francophone. Avant le cinéma, elle commence comme chanteuse de cabaret, puis apparaît en 1970 dans « El hombre oculto ».
L’année 1977 marque un jalon plus net avec « Tigres de papel » de Fernando Colomo, où elle obtient un rôle important. Le film l’inscrit dans un espace de comédie urbaine où son nom revient bientôt auprès de plusieurs cinéastes espagnols. Cette même période la voit travailler avec Pilar Miró, Carlos Saura, Fernando Trueba ou José Luis Borau, sans se laisser enfermer dans une seule famille de films.
Les années Almodóvar
En 1980, « Pepi, Luci, Bom et autres filles du quartier » ouvre une série de collaborations avec Pedro Almodóvar. Maura y interprète Pepi, puis revient chez le cinéaste dans « Dans les ténèbres » en 1983, « Qu'est-ce que j'ai fait pour mériter ça? » en 1984, « Matador » en 1986, « La Loi du désir » en 1987 et « Femmes au bord de la crise de nerfs » en 1988.
Ces films lui valent une place constante dans l’histoire du cinéma d’Almodóvar, sans réduire son travail à une seule composition. Dans « La Loi du désir », elle est Tina Quintero, puis Pepa Marcos dans « Femmes au bord de la crise de nerfs ». Le rôle lui apporte un Goya et le tout premier Prix du cinéma européen de la meilleure actrice. Dès lors, son nom circule largement hors d’Espagne, porté par des films repris et commentés dans plusieurs pays.
Après cette série, elle retrouve encore Almodóvar en 2006 avec « Volver ». Le film réunit cinq actrices autour d’un même prix d’interprétation féminine à Cannes. Cette rencontre tardive avec le cinéaste n’a rien d’un simple rappel d’anciens succès; elle prolonge une alliance ancienne sur un autre tempo, avec un personnage nommé Irene.
Le visage français
En 1995, « Le bonheur est dans le pré » de Étienne Chatiliez la place dans une production française populaire, avec un rôle de Maria. Elle retrouve ensuite le cinéma français dans « Les Femmes du 6e étage » de Philippe Le Guay en 2011, où elle incarne Concepcion.
Ce second film lui vaut le César de la meilleure actrice dans un second rôle. La distinction s’ajoute aux prix déjà reçus en Espagne et en Europe, sans modifier la ligne d’ensemble de sa présence à l’écran: des films français, des coproductions et des réalisateurs qui écrivent pour elle des femmes d’âge mûr, placées au centre d’une situation sociale ou domestique. En parallèle, elle joue aussi pour Alejandro Agresti dans « Valentín », pour Amos Gitaï dans « Free Zone » et pour Francis Ford Coppola dans « Tetro ».
Prix et scènes
Le palmarès de Carmen Maura comprend trois Goya de la meilleure actrice principale, un résultat qu’aucune autre actrice du cinéma espagnol n’a dépassé. Le premier accompagne « Femmes au bord de la crise de nerfs », le deuxième « ¡Ay, Carmela! » de Carlos Saura en 1990, le troisième « Mes chers voisins » d’Álex de la Iglesia en 2001. Elle reçoit aussi un Félix du premier rôle pour « ¡Ay, Carmela! ».
Le lien avec Álex de la Iglesia ne s’arrête pas là. Le cinéaste la fait revenir dans « 800 balles » et « Les Sorcières de Zugarramurdi ». Sur scène, elle joue « Cirque à deux » de Barry Creyton, mis en scène par Jean-Michel Ribes, au Théâtre du Palais-Royal en 1994. Plus tard, elle apparaît dans « L'Hirondelle » de Guillem Clua, mise en scène par Anne Bouvier, d’abord en tournée puis au théâtre Tête d’Or et au théâtre Hébertot en 2022.
Présence continue
En 2008, « Garden of Eden » la conduit chez John Irvin, puis « L'aigle rouge » lui donne le rôle d’Olivia, duquesa de Fournier en 2009. Elle apparaît aussi dans « Paulette » en 2012 et, plus récemment, dans « La Terre des femmes » en 2024, où elle joue Julia. Deux titres annoncés pour 2025 prolongent cette présence: « Rue Málaga » et « Vieja loca ».
En 2023, elle figure au générique de « 100% únicos ». Sa filmographie laisse apparaître des retours réguliers vers des cinéastes précis, des incursions françaises, des passages par des cinémas nationaux différents. Le Prix national de Cinématographie du ministère espagnol de la Culture s’ajoute à cet ensemble de distinctions. Carmen Maura reste ainsi liée à des films où la comédie, le désordre intime et la confrontation sociale se croisent sans cesse.
Films et séries avec Carmen Maura
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