James Benning: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de James Benning en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
103
œuvres recensées
103 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1971
- Dernière année recensée
- 2026
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1971, James Benning signe son premier film après des études et un enseignement des mathématiques. Né le 28 décembre 1942 à Milwaukee, dans le Wisconsin, il construit ensuite une œuvre de cinéaste indépendant proche des avant-gardes et du film structurel, avec une circulation régulière entre la réalisation, l’image et le son.
Des mathématiques au cinéma indépendant
James Benning étudie puis enseigne les mathématiques avant de passer à la réalisation. Ce déplacement vers le cinéma intervient en 1971, date de son premier film, et fixe d’emblée une manière de travailler où la durée, la composition et l’organisation du cadre comptent autant que le sujet. Son nom reste attaché à une pratique indépendante, liée au New Narrative Movement et aux avant-gardes américaines.
Il travaille aussi comme professeur d’université, à Northwestern University et au California Institute of the Arts. Cette activité d’enseignement accompagne une carrière qui ne se limite pas à la seule mise en scène. Il signe des films, mais aussi des images, du son, des montages et de la production, dans une circulation de fonctions qui épouse son intérêt pour les formes et les dispositifs.
La bourse Guggenheim obtenue en 1986 marque une reconnaissance institutionnelle précise. Elle intervient après une première série de films des années 1970 et 1980, parmi lesquels « 11 x 14 » en 1977, « One Way Boogie Woogie » la même année, « Four Oil Wells » en 1978, « Oklahoma » en 1979 et « Double Yodel » en 1980.
Les années 1980 et 1990, entre prise de vue et mise en scène
Au cours des années 1980, Benning continue de déplacer ses rôles au sein même des films. Il apparaît comme directeur de la photographie sur « O Panama » en 1985, puis revient à la réalisation avec « Last Dance » en 1981, « Him and Me » en 1982 et « American Dreams: Lost and Found » en 1984. La décennie le voit aussi signer « Landscape Suicide » en 1987 et « Used Innocence » en 1989, où son nom figure au générique comme voix.
Les années 1990 prolongent cette activité avec « North on Evers » en 1992, « Deseret » en 1995, « Four Corners » en 1998 et « Utopia » la même année. En 1999, il réalise « El Valley Centro » et participe à « The Deep End » dans le rôle de John #2. Sa présence à l’image reste ponctuelle, mais elle accompagne une pratique de cinéaste qui ne se laisse pas enfermer dans une seule fonction.
La série de titres du tournant des années 2000 montre un travail fondé sur des blocs géographiques, des paysages et des constructions très réglées. « Los » arrive en 2001, « Sogobi » en 2002, puis « 13 Lakes » et « Ten Skies » en 2004. Benning revient aussi à « One Way Boogie Woogie/27 Years Later » en 2005, repris à partir de son film de 1977.
Paysages, durées, structures
« Casting a Glance » et « RR », tous deux en 2007, poursuivent cette logique d’observation. « Ruhr » suit en 2009, puis viennent « Faces 1973 », « Pig Iron » et « Two Cabins » en 2010. L’ensemble dessine une attention soutenue aux lieux, aux matières et aux cadres de perception, sans se réduire à un seul thème.
L’année 2011 concentre plusieurs titres de formats et de statuts différents: « After Warhol », « Small Roads », « Twenty Cigarettes » et « The Great Gatsby in Five Minutes », où il joue Owl Eyes. « Easy Rider », « Nightfall » et « One Way Boogie Woogie 2012 » arrivent en 2012, tandis que « Stemple Pass » lui donne le rôle de Ted Kaczynski dans la voix. En 2013, il réalise « Coming to Terms », où il figure comme The Father, puis « Bnsf ».
La suite garde cette même logique de précision formelle. « Natural History » paraît en 2014, « Fall Equinox » en 2016, année où il signe aussi « Measuring Change ». « L. Cohen » date de 2018, avant « daylight » en 2019 et « PLACE » en 2020. En 2021, il réalise « From Bakersfield to Mojave », titre qui prolonge son intérêt pour les espaces américains.
Présence en France et circulation dans le cinéma expérimental
Une rétrospective lui est consacrée en octobre 2009 au Festival d’automne à Paris. Le filmographie présentée alors, puis la reprise de son travail au Cinéma du Réel en 2024, montrent une réception française longtemps restée discrète, malgré l’ampleur de son activité. Benning appartient à une génération dont les films circulent volontiers dans les festivals, les cinémathèques et les lieux voués aux formes non standard.
Sa présence comme interprète demeure limitée mais régulière dans quelques titres, du personnage de Leatherman dans « She Dies Tomorrow » en 2020 à d’autres apparitions déjà citées. Il s’agit moins d’un détour que d’une extension de son geste de cinéaste, où la voix, le corps et le cadre peuvent passer d’une fonction à l’autre selon les projets.
Le nom de Benning est associé à une pratique qui fait dialoguer réalisation, prise de vue, son et enseignement. Ses alias en caractères coréens, 제임스 베닝 et 제임스 배닝, témoignent d’une circulation de son travail au-delà du seul espace anglophone. La suite de ses films, de « 11 x 14 » à « PLACE », dessine un ensemble cohérent par ses procédures plus que par ses genres.
Films et séries réalisés par James Benning
Découvrez ses principales réalisations au cinéma et à la télévision.
Galerie photos de James Benning
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Filmographie détaillée
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Personnalités en relation
Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.





















































