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Lou Castel - Photo
Connu pour
Distribution
Sexe
Homme
Crédits connus
126
Né
28/05/1943
Age de Lou Castel : 83 ans
Lieu de naissance
Bogotá, Colombia

Lou Castel: biographie, films et séries, crédits

Repères de carrière

La carrière de Lou Castel en bref*

D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.

118

œuvres recensées

116 films · 2 séries

Première année recensée
1963
Dernière année recensée
2026

Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.

Biographie

En 1963, Luchino Visconti confie à Lou Castel un rôle d’invité dans « Le Guépard ». L’acteur, né le 28 mai 1943 à Bogotá, figure alors dans un cinéma italien où il va vite circuler entre films politiques, westerns et productions françaises.

Lou Castel, de Visconti à Bellocchio

Lou Castel arrive au cinéma italien par la porte de Luchino Visconti, puis Marco Bellocchio l’impose avec « Les Poings dans les poches » en 1965, où il joue Alessandro. Ce film fixe très tôt un emploi de jeune homme inquiet, que le réalisateur de « Au nom du père » retrouve encore en 1972 avec Salvatore.

Dans « Francesco d'Assisi », en 1966, Liliana Cavani lui confie le rôle de Francesco. La même période le voit passer par « El Chuncho » de Damiano Damiani, « Tue et fais ta prière » de Carlo Lizzani et « Merci ma tante » de Salvatore Samperi, trois titres qui l’installent dans un espace italien où les genres se frottent sans cesse à la politique et au trouble moral.

En 1968, il joue Cesare Borgia dans « Lucrèce, fille des Borgia », puis Alvise dans « Merci ma tante ». Le choix des rôles ne relève jamais d’une même ligne sage; il accepte des personnages d’autorité, de menace ou de fracture, avant de revenir chez Bellocchio dans « Au nom du père ».

Années 1970, les figures de l’ombre

Les années 1970 l’installent dans des rôles traversés par la violence politique. En 1970, il est Ray / Todd dans « Matalo! » de Cesare Canevari, puis Ernesto dans « Tu peux ou tu peux pas? » de Pasquale Festa Campanile. Peu après, Rainer Werner Fassbinder lui donne Jeff, le régisseur, dans « Prenez garde à la sainte putain ».

Wim Wenders lui confie ensuite le révérend Dimmesdale dans « La Lettre écarlate » en 1973, après l’expulsion d’Italie évoquée dans sa biographie, quand l’acteur se retrouve à Stockholm. Cette parenthèse ne l’écarte pas longtemps des tournages européens, où il reprend place dans « Le Pont de Cassandra » en 1976 avec le rôle de Swedish Terrorist.

La décennie le voit encore chez Mario Monicelli avec « Caro Michele », chez Wim Wenders dans « L'Ami américain », puis dans « Oceano » en 1989, où il joue Don Julian. Ces films dessinent une présence mobile, utilisée par des cinéastes très différents sans qu’il se laisse réduire à une école ou à un seul pays.

Le versant français dans les années 1990

Après des séjours en Jamaïque et à New York, Lou Castel s’installe en France dans les années 1990. Il s’oriente alors vers le cinéma d’auteur français, avec Philippe Garrel dans « La Naissance de l'amour », où il donne la réplique à Jean-Pierre Léaud, puis dans « Clément » d’Emmanuelle Bercot en 2001, sous les traits de François.

Olivier Assayas le dirige dans « Irma Vep » en 1996, où il joue José Mirano. Dans « Trois vies et une seule mort », la même année, il est Bum #1, puis il apparaît dans « L'Année de Plomb » en 1991 comme Round Faced Man, avant de revenir chez Assayas ou chez d’autres cinéastes français qui connaissent ce visage déjà chargé d’histoires.

Bertrand Bonello le fait entrer dans « Tiresia », Siegfried le dirige dans « Louise (take 2) », et Joseph Morder l’emploie dans « El cantor » avec Luis Rego. Cette suite de collaborations montre une circulation constante vers des films de mise en scène très diverse, sans que le nom de l’acteur quitte le territoire français qu’il a rejoint au début de la décennie.

Des figures troubles jusqu’aux années 2010

En 2005, Lou Castel interprète Jean-Jacques Rousseau dans « Étoile violette ». Le film l’éloigne des mafias politiques, des pasteurs ou des terroristes qu’il avait souvent incarnés, sans rompre avec ce goût des rôles chargés de tension historique ou intellectuelle.

En 2013, il joue le Baron de Lasson dans « La Religieuse ». Le rôle s’inscrit dans une continuité européenne très nette, du cinéma italien de ses années 1960 aux productions françaises des décennies suivantes, avec la même faculté à passer d’un cinéaste à l’autre sans effet de signature appuyée.

L’ensemble forme une présence étalée sur plusieurs pays et plusieurs cinémas, de Luchino Visconti à Olivier Assayas, de Marco Bellocchio à Bertrand Bonello. Lou Castel reste lié à des films où les personnages dérangent, résistent ou se dérobent, et c’est dans cet espace que se lit sa filmographie.

Films et séries avec Lou Castel

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Galerie photos de Lou Castel

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Filmographie détaillée

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Mr. Pirotte
2026
Marx peut attendre (2021) - Affiche
Alessandro / Giovanni / Pippo (images d’archives) (non crédité)
2021
Guarda in alto (2018) - Affiche
2018
I Feel Good (2018) - Affiche
Grégory (le costaud)
2018
Die Geschlechtskriegerinnen (2015) - Affiche
2015
Terra (2015) - Affiche
Inconnu
2015
Gare du Nord (2013) - Affiche
Ali, tramp
2013
Clair-obscur (2013) - Affiche
2013

director

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